Le Nouvel Observateur : Baudrillard decodes « The Matrix »

MAJ : en fait, je l’avais déjà publié.

Il y a des années, un anglo­phone avait désiré que je tra­duise un entre­tien de Jean Bau­drillard sur Matrix. Je m’étais exé­cuté et il en était extrê­me­ment content (pro­ba­ble­ment jusqu’à ce qu’il lise à quel point Bau­drillard tenait Matrix en piètre estime, mais passons).

Entre-temps, le site web Empy­ree (avant l’apparition du blog) a dis­paru (il est tou­jours dans un coin de mon ordi­na­teur et merci feu Google Desk­top pour m’avoir aidé à le retrou­ver — je ne sais pas com­ment je ferais quand je réins­tal­le­rais ma machine, vu que j’ai perdu l’installeur).

À la demande de… per­sonne (mais quand même pour répondre à Marc Plan­tu­reux), je vous pro­pose donc à nou­veau cette article (en ver­sion anglaise, la ver­sion fran­çaise appar­te­nant à Libé­ra­tion).

Cepen­dant, j’aurai bien aimé savoir ce que Bau­drillard pense de la fin du second volet, quand Neo neu­tra­lise les machines dans le monde dit réel… Appa­rem­ment, il ignore com­plè­te­ment cet aspect et c’est dommage.

Conti­nue rea­ding

Origine du verlan et du cockney

Le ver­lan se déve­loppe d’abord dans les quar­tiers popu­laires. Il a la même fonc­tion que le cock­ney anglais : enco­der la langue pour la rendre opaque aux autres groupes sociaux. Le cock­ney était le fait des ven­deurs des rues lon­do­niennes qui pou­vaient dis­cu­ter devant les poli­ciers sans que ceux-ci n’y pigent rien. Notre ver­lan, lui, est donc direc­te­ment rat­ta­ché à l’émergence des bandes de « caille­ras » pari­siennes, donc des ban­lieues parisiennes.

Ori­gines du verlan

Cellules-souches, don à la science et éthique

Source : Faut-il auto­ri­ser les recherches sur les cellules-souches — l’embryon est un être humain, on peut donc l’utiliser dans la science

Affir­ma­tion de Mar­tin France

  • soit l’embryon n’est pas consi­déré comme humain, alors la ques­tion éthique ne se pose pas.
  • soit l’embryon est consi­déré comme humain, alors, si il est mort, comme tout être humain, il peut « don­ner son corps à la science »

Réponse de Patrick Gaudray

Membre du comité consul­ta­tif natio­nal d’éthique.

On pour­rait, en effet, rêver que cela soit aussi simple. Mais hélas…

  • Même si l’embryon n’était pas humain, il res­te­rait des ques­tions éthiques.
  • L’embryon humain est humain, au moins en deve­nir, mais il ne peut don­ner son avis, et il faut consi­dé­rer qu’il « délègue » sa volonté à ses parents.

Dans le cas d’un fœtus, cela ne pose pas de pro­blème. Dans le cas d’un embryon, il y a conco­mi­tance entre le recueil des cel­lules souches et la mort. La déli­cate ques­tion est de savoir si c’est le recueil des cel­lules qui tue l’embryon, cer­tains disent même que c’est la recherche qui le tue, ou si, étant donné qu’il s’agit d’embryons dits sur­nu­mé­raires dont la mort est déci­dée (c’est la loi qui le demande), on peut assi­mi­ler, comme vous le pro­po­sez, le pré­lè­ve­ment des cel­lules à un acte post-mortem.

La ques­tion est ouverte, au moins pour celles et ceux qui acceptent qu’elle le soit.

Je présenterai le transhumanisme le 17 mars à l’ENS

C’est pour moi un très grand hon­neur d’effectuer une pré­sen­ta­tion du trans­hu­ma­nisme samedi 17 mars de 9h20 à 10h10 à l’ENS Paris, 45, rue d’Ulm, Amphi Rataud. Vu la confi­gu­ra­tion des lieux, soyez-là à 8h30 (la confé­rence com­mence à 9 heures et trou­ver l’amphi n’est pas évident). Prévenez-moi si vous venez !

9h20-10h10

« Qu’est-ce que le trans­hu­ma­nisme ? » par David LATAPIE

(infor­ma­ti­cien, membre du bureau de Technoprog!)

Une pre­mière par­tie retra­cera l’histoire du trans­hu­ma­nisme des ori­gines à nos jours, et décrira les pre­miers pen­seurs authen­ti­que­ment trans­hu­ma­nistes et l’éclosion d’une pen­sée struc­tu­rée dans les années 80–90, puis la popu­la­ri­sa­tion du concept.

Nous abor­de­rons ensuite les dif­fé­rents cou­rants qui tra­versent le trans­hu­ma­nisme et nous attar­de­rons sur les spé­ci­fi­ci­tés du trans­hu­ma­nisme d’Europe francophone.

Enfin, à titre d’exemple de la diver­sité ce mou­ve­ment de pen­sée, nous détaille­rons notre propre vision du trans­hu­ma­nisme. Pour ter­mi­ner, nous poin­te­rons quels sont les défis tech­niques, poli­tiques, logis­tiques, média­tiques ou autres à rele­ver pour mieux faire connaître le trans­hu­ma­nisme et indi­que­rons où ren­con­trer des transhumanistes.

Et pour ter­mi­ner, une page Face­book est disponible.

À samedi !

Peut-on évaluer un phénomène psy ?

Idée 1 : les troubles psy­cho­lo­giques, le mal de demain selon l’OMS. Selon Boris Cyrul­nik, on pour­rait atteindre 40 % de la popu­la­tion avec des troubles psy­cho­lo­giques (causes : soli­tude et stress)

Idée 2 : le livre « Sta­tis­tiques des désordres men­taux » va sor­tir en 2013 et sera révélateur

L’importance de déve­lop­per le C dans NBIC.

ixquick, startpage, Google, personnalisation, anonymat et SEO

Pour ceux qui veulent pro­té­ger leur vie pri­vée (per­son­nel­le­ment, je trouve qu’on en fait beau­coup trop là-dessus, mais bon…)

Il a reçu le pri­vacy seal de l’UE (pour ixquick au moins)

Pour aller plus loin

Si ceci vous importe, alors autant être cohé­rent jusqu’au bout : n’utilisez pas Chrome mais préférez-lui Chro­mium, voire Comodo Dra­gon (si vous êtes sous Win­dows). Et n’ouvre vos pages qu’en navi­ga­tion pri­vée (ctrl+maj+t).
Bon puis réseau TOR, accès depuis un hots­pot public loin de chez vous, et tout ce genre de chose, si vrai­ment vous vou­lez y aller à fond… N’oublions pas que la sécu­rité est un com­pro­mis entre la pro­tec­tion et la facilité.

Impor­tance pour du SEO

Il y a quand même un inté­rêt même pour moi à ce genre de moteur : avoir une infor­ma­tion neutre, non affec­tée par votre situa­tion géo­gra­phique, l’heure… Inté­res­sant quand on veut connaître la « vraie » posi­tion d’une page pour n’importe quel inter­naute. Car les recherches per­son­na­li­sées ont l’inconvénient de leur avan­tage : elle ne donne pas un résul­tat objec­tif. Et en SEO, c’est ce résul­tat objec­tif que l’on veut obte­nir.
Par exemple, si je lance une recherche Google sur mon nom, voici les résul­tats :

  1. david.latapie.name, mon blog
  2. blog.empyree.org/
  3. Google+
  4. Lin­ke­dIn
  5. (recom­man­da­tion sur mon article sur La sexua­lité au lit)
  6. Via­deo
  7. Ago­ra­Vox
  8. News­ring
  9. forum.transhumanistes.com/t638-david-latapie
  10. Un homo­nyme sur Copains d’avant

Sur start­page (Goggle sans personnalisation) :

  1. david.latapie.name, mon blog
  2. un article du blog sur les antidépresseurs
  3. blog.empyree.org/
  4. Via­deo
  5. (recom­man­da­tion sur mon article sur La sexua­lité au lit)
  6. Lin­ke­dIn
  7. forum.transhumanistes.com/t638-david-latapie
  8. News­ring
  9. Wikipédia:Administrateur/David Lata­pie
  10. Openweb.eu.org
Google+ n’apparaît pas sans la per­son­na­li­sa­tion, que ce soit sur start­page ou bien lors d’une recherche en mode privé  (ctrl+maj+t), ce qui cor­res­pond peu ou prou à ce qu’annonçait Google (que Google+ n’impacte pas les résul­tats de recherche). J’espère vous avoir convaincu du biais de recherche de la per­son­na­li­sa­tion, notam­ment pour le SEO.