Terrorisme : ce que l’avenir nous réserve ?

Je pra­tique peu la réponse par blog inter­posé. Pas par démo­ti­va­tion, mais par manque d’écho. Alors, quand j’en ai un, je saute sur l’occasion.

Ali m’informe par rétro­lien d’un article (très inté­res­sant, cela va sans dire) sur la bana­li­sa­tion du ter­ro­risme. Ce rétro­lien est publié sur un billet qui est lui-même une réponse à un pré­cé­dent billet du même Ali (Ali et David, un vieux couple ? ). Voici donc la réponse (de David) à la réponse (d’Ali) à la réponse (de David) du billet d’Ali.

On parle donc de bana­li­sa­tion du ter­ro­risme. Pas de hausse du ter­ro­risme non ; mais d’indif­fé­rence crois­sante. Je lie ceci à mon (un de mes) sujet de pré­di­lec­tion, à savoir la cré­di­bi­li­sa­tion de la science-fiction et vous cite quelque pas­sage de l’un de mes jeux pré­fé­rés, Cybe­rAge (sur­tout pour son ency­clo­pé­die en fait – ça tombe bien, c’est celle-ci que je vais citer).

Bombe humaine
Style d’attaque ter­ro­riste mise en évi­dence lors de la grande vague d’hépatite B qui sub­mer­gea les îles Hawaii en 60/61 [NdMoi : le jeu se passe dans les années 2080]. On prouva qu’Agnès V. avait reçu un esto­mac modi­fié pour pro­duire des enzymes qui, conju­gués avec cer­taines sub­stances simples don­ne­raient nais­sance au virus de l’hépatite. Il ne res­tait plus à Agnès qu’à dépo­ser un peu de salive sur quelques cibles stra­té­giques pour que l’épidémie se déve­loppe. Qui soup­çon­ne­rait une simple tou­riste qui visite les îles ?
Ter­ro­risme
Depuis la dis­pa­ri­tion des guerres clas­siques à la fin du ⅩⅩe siècle, le ter­ro­risme subit une mon­tée en puis­sance incon­nue jusqu’alors dans l’histoire du monde. Pour la pre­mière fois depuis l’âge des cavernes, des hommes pou­vaient mena­cer la puis­sance d’un empire et gagner le com­bat, des mil­liers de David venaient à bout de Goliaths. Ce fut l’âge d’or du ter­ro­risme qui abou­tit à la vic­toire de la société du spec­tacle et des Tech­no­Blocs, lorsque les médias inter­na­tio­naux retrans­mirent les actions ter­ro­ristes comme un spec­tacle parmi d’autres. Les ter­ro­ristes per­dirent leur atout majeur, l’arme de l’image se retour­nant contre eux. On regar­dait leurs exploits comme des jeux du cirque, mais plus per­sonne ne s’imaginait pou­voir être un jour à la place des gla­dia­teurs. On entra alors dans l’âge de la folie, les actions des groupes clan­des­tins devinrent de plus en plus démentes, sans aucun rap­port avec les exi­gences et les pos­si­bi­li­tés des groupes tou­chés. Nous en sommes là. Des groupes ter­ro­ristes sans cibles pré­cises qui sèment leurs bombes au hasard pour la plus grande joie des pro­duc­teurs d’HoloTV.
GRA
Ce terme désigne une mise en scène des actions ter­ro­ristes, par­fois san­glantes, à mi-chemin entre le théâtre de rue et l’action directe. Le cas le plus typique a été l’attaque des super­mar­chés Hashi­bum par qua­rante Pères Noël armés jusqu’aux dents. L’action fit seize morts dans les rangs du per­son­nel de sécu­rité des grands maga­sins et vingt parmi les Pères Noël du GRA ; la foule pilla pour dix mil­lions de mar­chan­dises tan­dis que les Pères Noël main­te­naient à dis­tance la sécu­rité et les forces antiterroristes.

L’une des excel­lentes idées de cette ency­clo­pé­die fic­tive (que j’ai aussi en ver­sion papier) est de citer les sources. Dans ce cas :

  • L’Incal noir & L’Incal lumière, Alexan­dro Jodo­rowsky & Moe­bius, Huma­noïdes Associés.
  • Max Hea­droom

Com­bien d’années d’avance ?

Le Gun Rap Action n’existe pas encore. Pas encore.

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