Archives du mot-clé slimware

Sur les applications dévoreuses de mémoire

L’emphase est mienne.

Mettre les applications au régime

Une idée fausse et qui a beaucoup de succès après des programmeurs est qu’utiliser beaucoup de mémoire est une bonne chose : sur le matériel actuel, il est souvent bien plus rapide de recalculer les valeurs que de référencer la mémoire pour obtenir la valeur correspondante. Une requête de cache qui échoue peut coûter des milliers de cycles et des centaines de fois la consommation électrique d’une instruction qui résoud dans le cache de premier niveau. Faire petit, c’est presque toujours faire plus rapide (et moins gourmand). De la même manière, il peut être bien plus rapide de redessiner une zone de l’écran que de copier une image depuis la RAM vers le tampon écran. Bien des présomptions de programmeurs sont aujourd’hui complètement incorrectes et nos devons nous rééduquer.

[…]

Une grande part du travail consiste à faire prendre conscience aux gens que nous avons été très peu professionnels dans notre utilisation de la mémoire ; il y a pourtant souvent des manières simples de faire que les choses utilisent moins de mémoire (et conséquemment s’exécutent plus vite en utilisent moins de puissance). Parfois, il s’agit d’un médiocre usage de la mémoire, et parfois ce sont des bogues qui font que ça fuit de la mémoire de partout. […]

N’étant vraiment pas sûr de la qualité de ma traduction, je préfère vous livrer également le texte original :

Application slimming: There seems to be a common fallacy among programmers that using memory is good: on current hardware it is often much faster to recompute values than to have to reference memory to get a precomputed value. A full cache miss can be hundreds of cycles, and hundreds of times the power consumption of an instruction that hits in the first level cache. Making things smaller almost always makes them faster (and lower power). Similarly, it can be much faster to redraw an area of the screen than to copy a saved image from RAM to a screen buffer. Many programmer’s presumptions are now completely incorrect and we need to reeducate ourselves.

[…]

A large part of this task is raising people’s consciousness that we’ve become very sloppy on memory usage, and often there is low hanging fruit making things use less memory (and execute faster and use less power as a result). Sometimes it is poor design of memory usage, and sometimes it is out and out bugs leaking memory. On our class of a system, leaks are of really serious concern: we don’t want to be paging to our limited size flash.

Voir aussi Un espoir pour le slimware ? dans L’ordi à 100 $ arrive et il dépote !.

flattr this!

Un espoir pour le slimware ?

Une partie des informations de ce billet a été déportée d’un article sur la Children’s machine, L’ordi à 100 dollars arrive et il dépote !

L’analyse du MIT montre que sur un PC, deux tiers des applications servent à gérer le tiers d’applications utiles qui font la même chose de 10 façons différentes.

Eh oui… Notre serveur mail/Web/Apache et tout, c’est un 486…

Et voici que je tombe sur cet article sur 27 octobre 2006 qui reprend la même idée : Doing it for the kids, man: Children’s laptop inspires open source projects (trouvé sur Slashdot) et reprend un passage de la FAQ du site officiel :

Les portables d’aujourd’hui sont devenus obèses. Deux tiers de leurs logiciels servent à gérer le dernier tiers, qui fait plus ou moins la même chose de neuf manières différentes.

Le chef de projet, Christopher Blizzard signale : J’adore l’idée, nous allons faire un système d’exploitation de moins de 100 mégas. À plusieurs reprises apparait aussi le fait que ces questions auront un impact positif largement au-delà de la Children’s machine : seuls 10 % du code sont spécifiques ; le reste, c’est de la reprise et de l’amélioration. Le code de la Children’s machine améliorera (beaucoup) en retour Fedora.

Tout ceci me fait penser à une réflexion lue il y a peu sur Le Bistrot de Wikipédia : Décroissance soutenable et Wikipédia, où l’on propose d’amincir l’encyclopédie. Une décroissance ne me semble avoir de sens que dans le cadre d’une contrainte ; or ni la limitation de ressources ni la pollution ne sont des contraintes de Wikipédia (des considérations comme le coût électrique de la bande passante ne me semblent pas pertinentes). En revanche, et c’est une question proche, il est clairement nécessaire de rationaliser (un peu plus) Wikipédia : l’encyclopédie croule sous son propre poids, ses propres incohérences et contradictions internes

Finalement, ceci rejoint la vieille antienne de se contraindre pour se dépasser, que connaît tout artiste digne de ce nom. Qui a dit que l’informatique n’est pas un art ?


Voir aussi, L’informatique, le vaudou moderne.

flattr this!

L’ordi à 100 $ arrive, et il dépote !

Initialement publié le 19 novembre 2005 à 00:07:15

C’est Ludovic qui m’avait averti en premier, ça commence désormais à se savoir, le MIT a conçu un ordinateur à 100 $ à destination des pays en voie de développement pauvres (marre des euphémismes politiquement corrects). Il sera fabriqué par les gouvernements.

Peu de gens le savent, mais ce n’est pas le premier ordinateur à 100 $ ; cet honneur revient à la compagnie Solar PC : Un PC pour le tiers-monde.

C’est bien sûr une très bonne nouvelle, dans la droite ligne de mon billet Développer l’Afrique, pour notre bien (qui pourrait bien être le continent du ⅩⅩⅠⅠe siècle – avec un peu de chance, on sera encore là).

Voyez la liste des fonctionnalités…

Continue reading

flattr this!