Archives du mot-clef sécurité informatique

Comment j’ai récupéré tous les mots de passe d’un autre avec Google Chrome

Avant tout, ce n’était pas volontaire.
  1. Se connec­ter à la machine d’une personne
  2. Sans créer une nou­vel uti­li­sa­teur, deman­der à syn­chro­ni­ser Chrome sur cette machine avec mon compte à moi.
  3. Attendre un peu, puis cou­per la synchronisation.
Et voilà. Sans le vou­loir, j’ai récu­péré tous les mots de passe de la per­sonne (puisqu’elle les avait enre­gis­tré. Grâce à l’autocomplétion, je n’ai même pas à faire quoi que ce soit. Je me connectes direc­te­ment sur son compte Free. Je ne blâme pas Google. Accès phy­sique, ses­sion ouverte, mono-session. Mais c’est mal­heu­reu­se­ment un cas très cou­rant et je ne vois guère que de la bio­mé­trie trans­pa­rente pour évi­ter ça.  

Bloquer des ports sur la Freebox

[Un uti­li­sa­teur cherche à blo­quer les ports sur la Free­box v4]

Pas pos­sible avec la Free­box. Mettre un rou­teur ou une machine pour faire le rou­tage est une des seules solu­tions que je voies.

L’avantage, si le sujet est polé­mique, est que avec un bon rou­teur, tu peux, plu­tôt que ver­rouiller, mettre en place une QoS.

[Free­box] blo­quer cer­tains ports

J’ai enfin com­pris pour­quoi à ma for­ma­tion, des gens par­laient de mettre un rou­teur der­rière une Free­box (après avoir activé le mode bridge). Il m’aura fallu quatre mois.

(le mode bridge sera dis­po­nible pour la v6, contrai­re­ment aux craintes antérieures)

Empêcher la lecture d’un répertoire avec .htaccess

Il y a peu, latapie.name (naked domain) était lis­table, avec notam­ment l’accès direct aux logs. Merci à Tho­mas pour me l’avoir signalé ! Très facile à régler avec une ligne dans le .hta­cess à la racine :
[[code]]czoyMDpcIk9wdGlvbnMgQWxsIC1JbmRleGVzXCI7e1smKiZdfQ==[[/code]]
(source : http://www.htaccessredirect.net/)

Analogie parlante sur la stéganographie

Si la cryp­to­gra­phie est l’art du secret, la sté­ga­no­gra­phie est l’art de la dis­si­mu­la­tion : l’objet de la sté­ga­no­gra­phie n’est pas de rendre un mes­sage inin­tel­li­gible à autre que qui de droit mais de le faire pas­ser inaperçu. Si on uti­lise le coffre-fort pour sym­bo­li­ser la cryp­to­gra­phie, la sté­ga­no­gra­phie revient à enter­rer son argent dans son jar­din. Bien sûr, l’un n’empêche pas l’autre, on peut enter­rer son coffre dans son jardin.

J’aime beau­coup l’analogie. Merci Aoi­neko ! 23 août 2002, en plus — une des pre­mières contributions

Deux préceptes de sécurité informatique

Ini­tia­le­ment publié le 08 mars 2007

Toute tech­nique fonc­tion­nant côté client ne péna­lise que les uti­li­sa­teurs honnêtes.


Un sys­tème d’authentification peut se ran­ger dans l’une de ces trois catégories :

  • Ce que je suis ;
  • Ce que je sais ;
  • Ce que je possède.

Une bonne sécu­rité néces­site au moins deux de ces trois valeurs, car cha­cune est vulnérable :

  • Je ne peux chan­ger ce que je suis ;
  • On peut apprendre ce que je sais ;
  • On peut me voler ce que j’ai.

Une fois que ce que l’on est est décou­vert, on est coincé, car on ne peut le chan­ger. Vu ainsi, la bio­mé­trie, ce n’est pas super. D’autant plus que c’est très facile de récu­pé­rer des infor­ma­tions bio­mé­triques (regar­dez n’importe quel poli­cier des années 50 où l’espion invite sa vic­time à prendre un verre et récu­père ensuite ses empreintes). Gart­ner semble d’accord.

Un mot de passe, ça se découvre. Il y a des tas de manière, du bon sens (1234, regarder sous le clavier, le nom du chien ou du fils) à la force brute en pas­sant par l’ingénierie sociale (baratiner la personne pour obtenir un mot de passe).

Enfin, ce que l’on pos­sède peut se voler. Pour citer, en clin d’œil, Lao Tseu : Qui accu­mule les richesses a beau­coup à perdre.


Ces deux pré­ceptes sont des fon­da­men­taux, mais même parmi les pro­fes­sion­nels de la sécu­rité, ce n’est que rare­ment à l’esprit. Pour­tant, comme tout fon­da­men­taux, ce sont les pièces les plus impor­tantes, car elles servent de grille de lec­ture.

Ceci est d’ailleurs vrai pour tous les domaines de la connais­sance : ce ne sont pas les connais­sances hyper-spécialisées qui importent le plus, mais au contraire les plus fon­da­men­tales. Une connais­sance fon­da­men­tale vous per­met d’aborder 60 % des pro­blèmes, alors qu’une spé­cia­li­sée ne fonc­tionne que pour 5 % des problèmes.

Évi­dem­ment, je ne suis pas objec­tif, je suis un généraliste :-)

Ajouts par les lecteurs :

  • Cela dit, le maillon faible d’un sys­tème de sécu­rité infor­ma­tique est l’humain.
  • L’ingé­nie­rie sociale est bien plus dan­ge­reuse que les trous de sécurité.

Notez qu’il s’agit de deux manières de dire la même chose.

Virtualisation matérielle : virus de processeur

Après :

  1. les virus de BIOS et
  2. les virus de MBR, voici
  3. les virus de processeur

En effet, l’avènement de la vir­tua­li­sa­tion hard­ware (IVT/Vanderpool et AMD-V/Pacifica) per­met­tra à des virus de s’installer dans le pro­ces­seur (ou dans une mémoire annexe, je ne sais pas trop).

Les solu­tions entiè­re­ment logi­cielles comme Vir­tual PC ou VMWare n’ont bien sûr pas ce pro­blème (bien qu’il soit bien sûr pos­sible à un virus Win­dows d’endommager votre Linux encap­sulé dans Win­dows). L’idée est que la nui­sance peut des­cendre, pas mon­ter. Le pro­blème, c’est que le pro­ces­seurs, c’est tout en haut…

+--------------------+  +--------------------+ |                    |  |      Virus         | |                    |  | +---------------+  | |       Lin          |  | |     Lin       |  | |       Mac          |  | |     Mac       |  | |       Win          |  | |     Win       |  | |                    |  | +---------------+  | +--------------------+  +--------------------+   sans virt. hard.        avec virt. hard.

Ce que je ne sais pas, c’est s’il est pos­sible à un virus de s’installer sur une machine déjà en pro­duc­tion. Même dans ce der­nier cas, un virus pourra s’activer au redé­mar­rage de la machine.

C’est très dif­fi­cile a détec­ter (il faut exa­mi­ner les temps de réponse) et aucun sys­tème d’exploitation (pas même OpenBSD ou EROS) n’est à l’abri. Désor­mais, et pour faire pro­vo­ca­teur, Win­dows peut ins­tal­ler un virus sur votre Linux.

La bonne nou­velle, c’est que l’on réussi à se déba­ras­ser des deux pre­mières caté­go­ries (je ne sais pas com­ment) ; on peut espé­rer qu’il en ira de même avec la troisième.

Source : la gee­kette rési­dente de ce car­net, Laura Dove (ingé­nieur sécurité)

Docu­men­ta­tion :

La bombe ou la grippe ?

Ini­tia­le­ment publié le 31 jan­vier 2006 à 03:16:02

On va peut-être m’accuser de faire dans le catas­tro­phisme, mais…

Sel­den a étu­dié la ques­tion de savoir si des ter­ro­ristes pou­vaient déve­lop­per une bombe nucléaire, et sa réponse fut posi­tive. […] Au départ ils n’auraient pas besoin de connaître quoi que ce soit sur les armes nucléaires, Sel­den et Dob­son l’avaient prouvé. Il y a suf­fi­sam­ment d’informations sur Inter­net pour pla­cer les ter­ro­ristes sur orbite, après quoi ils devront tout de même faire leurs propres cal­culs de conception.

[…]

Le phy­si­cien Ted Tay­lor, qui clame depuis des décen­nies que la construc­tion d’une bombe à fis­sion est quasi un tra­vail de garage, a dit en 1987 que même un équi­pe­ment de potier est utile. Vous pou­vez fabri­quer du C4 admi­ra­ble­ment bien sur un tour de potier. Dans quelle mesure est-ce facile pour un groupe ter­ro­riste de fabri­quer une bombe ? Très facile, à sou­li­gner deux fois. Très facile… répond Taylor.

[…]

Dans son auto­bio­gra­phie, le prix Nobel Luis Alva­rez a écrit : […] même un lycéen peut faire une bombe.

[…]

Jay Davis […], durant l’ère Clin­ton, essaya sans suc­cès de convaincre les labo­ra­toires d’armes de lan­cer une nou­velle ver­sion de l’expérience Énième Pays, cette fois en posant la ques­tion de savoir si un groupe ter­ro­riste pou­vait construire la bombe. Bob Sel­den pense savoir pour­quoi per­sonne ne fut inté­ressé : lui et Dave Dob­son avaient déjà répondu à la ques­tion voici qua­rante ans.

Ça fait peur ? Atten­dez, ce n’est pas tout.

Il est en effet plus facile de créer et de pro­duire [un virus de grippe espa­gnole] à par­tir des infor­ma­tions publiées [sur un site Inter­net] qu’il ne le serait de créer et de pro­duire une bombe ato­mique à par­tir d’un mode d’emploi détaillé (qui n’est pas accessible).

Pire encore, un tel virus pour­rait tuer beau­coup, beau­coup plus de per­sonnes qu’une bombe ato­mique. Explo­sant dans une ville cette der­nière, pour­rait tuer jusqu’à un mil­lion de per­sonnes alors que le virus ferait des dizaines, voire des cen­taines de mil­lions de victimes.

La bombe est facile à créer. La grippe espa­gnole, encore plus.

Que faire ? Prô­ner la sécu­rité par la connais­sance : pro­pa­ger l’information pour que l’on puisse plus faci­le­ment se pré­mu­nir d’une éven­tuel­le­ment pan­dé­mie. On voit ce que l’absence de com­mu­ni­ca­tion donne lors des catas­trophes natu­relles. Il n’y a pas de rai­son que ce soit mieux pour les catas­trophes artificielles.

Inter­ne­tActu étend un peu plus le débat. On entre fina­le­ment dans un ques­tion­ne­ment que je qua­li­fie­rais de phi­lo­so­phique (mais nul­le­ment dés­in­carné !) sur la ques­tion de l’accès à la connais­sance et des impli­ca­tions de la chose. Jusqu’où aller ? Aucune réponse n’est don­née, mais, sans user de for­mule rhé­to­rique, l’avenir (proche) nous le dira.

Sla­sh­dot a un article simi­laire : Advances in Bio-weaponry. En gros, n’importe qui (eve­ryone and his dog comme dit un com­men­ta­teur) peut se créer une telle arme, il suf­fit de maté­riel de niveau lycée… (les com­men­taires signalent cepen­dant à quel point il est dif­fi­cile de pro­pa­ger la chose)

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Si tu ne sais pas, demande. Mais si tu sais, partage.

Prospective du courrier électronique

  1. Bou­clier : il semble assez réa­liste qu’à moyen terme, tous les e-mails non signés seront sys­té­ma­ti­que­ment refu­sés (Trans­hu­man Space en parle, mais je n’arrive pas à retrou­ver la source). La rai­son : la masse crois­sante de spam, qui risque de faire s’effondrer Inter­net.
  2. Lance : les spam­meurs ne s’arrêteront pas à cela et se met­tront à signer leur mes­sages — signa­tures bidons, bien sûr.
  3. Bou­clier : les mails devront alors êtres cer­ti­fiés par une auto­rité — Veri­sign, Thawte et sûre­ment d’autres qui les dépasseront.
  4. Lance : les spam­meurs trou­ve­ront des auto­ri­tés de cer­ti­fi­ca­tions très peu scru­pu­leuses, dans des pays où la loi est très élastique.
  5. Bou­clier : il sera néces­saire de s’assurer de la qua­lité de l’autorité de cer­ti­fi­ca­tion. Pour cela, se met­tront en place des labels, grou­pe­ments, pro­ces­sus… de dimen­sion libre/peu commercial/idéologique mais aussi moins bien armé (peut-être avec un poids gou­ver­ne­men­tal – reconnu d’utilité publique – pour leur per­mettre de mener leur mis­sion à bien).
  6. Lance : round suivant ?

Voilà com­ment on empile les assiettes, sans vrai­ment avoir le choix. Tout ça parce que des petits cons égoïstes sont prêts à emmer­der les autres pour se faire du fric. Ça n’a rien de nou­veau : dans les manifs, on les appelle des cas­seurs, dans les par­tis poli­tiques, des poli­ti­ciens véreux, en reli­gion des sectes… Inter­net est bien une inven­tion humaine.

Ils en parlent mais ne me le disent pas, les petits cachottiers :

Windows Update avec Firefox ou Opera

Ini­tia­le­ment publié le 19 mai 2006 à 11:57:08

Met­tons que :

  • vous ne vou­lez pas uti­li­ser Inter­net Explo­rer mais ne vou­lez pas pour autant quit­ter Win­dows ; or, il vous faut bien le mettre à jour de temps en temps, ce qui impose de pas­ser par Win­dows Update, qui n’est dis­po­nible que par Inter­net Explorer…
  • vous êtes un admi­nis­tra­teur sys­tème, vous vou­lez réduire au maxi­mum les pro­blèmes de sécu­rité avec Win­dows. Là encore, vous vou­lez évi­ter de lan­cer Inter­net Explorer.

Bonne nou­velle (même si pas récente) : vous pou­vez uti­li­ser Win­dows Update avec Fire­fox ou Opera. Ça s’appelle Win­di­zUp­date (page Wiki­pé­dia).

Il pro­clame même être meilleur que l’autre site Web. Étant sous Mac, je ne peux véri­fier. Dites-moi ce que ça donne.

Ça ne marche pas pour le fran­çais (et sûre­ment pas pour tous les postes non anglais).

MS et les trous de sécurité

Ini­tia­le­ment publié le 04 mars 2004 à 184:35:15 Impor­tant : ce texte est une paro­die et par là même est fic­tif. Cepen­dant, toute res­sem­blance avec des per­sonnes ou des évé­ne­ments ayant réel­le­ment eu lieu serait tout sauf for­tuite ;-) Lire la suite