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Cellules-souches, don à la science et éthique

Source : Faut-il autoriser les recherches sur les cellules-souches — l’embryon est un être humain, on peut donc l’utiliser dans la science

Affirmation de Martin France

  • soit l’embryon n’est pas considéré comme humain, alors la question éthique ne se pose pas.
  • soit l’embryon est considéré comme humain, alors, si il est mort, comme tout être humain, il peut “donner son corps à la science”

Réponse de Patrick Gaudray

Membre du comité consultatif national d’éthique.

On pourrait, en effet, rêver que cela soit aussi simple. Mais hélas…

  • Même si l’embryon n’était pas humain, il resterait des questions éthiques.
  • L’embryon humain est humain, au moins en devenir, mais il ne peut donner son avis, et il faut considérer qu’il “délègue” sa volonté à ses parents.

Dans le cas d’un fœtus, cela ne pose pas de problème. Dans le cas d’un embryon, il y a concomitance entre le recueil des cellules souches et la mort. La délicate question est de savoir si c’est le recueil des cellules qui tue l’embryon, certains disent même que c’est la recherche qui le tue, ou si, étant donné qu’il s’agit d’embryons dits surnuméraires dont la mort est décidée (c’est la loi qui le demande), on peut assimiler, comme vous le proposez, le prélèvement des cellules à un acte post-mortem.

La question est ouverte, au moins pour celles et ceux qui acceptent qu’elle le soit.

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Ce qu’il reste à découvrir : un ouvrage… à découvrir !

Treize ans ! Il m’aura fallu treize ans entre le moment où je me suis dis je dois lire ce livre et le moment où je l’aurais emprunté. Un “record” personnel.

Ce livre, c’est What Remains to Be Discovered: Mapping the Secrets of the Universe, the Origins of Life, and the Future of the Human Race (Ce qu’il reste à découvrir en français).

Je suis très loin de l’avoir terminé (j’ai commencé ce matin), mais je peux déjà vous le recommander doublement, voire triplement.
D’abord parce que le sujet, un synoptique et une prospective de la connaissance scientifique humaine, ne peut qu’interpeller tout bon zèbre.

Ensuite, parce qu’il a su m’expliquer en de simple mots (et juste en introduction !) des concepts que je ne comprenais qu’imparfaitement (par exemple, qu’à des vitesses proches de la lumière, une objet s’alourdit plus qu’il n’accélère, l’énergie cinétique se transformant en masse, et que c’est pour ça que la vitesse de la lumière dans le vide est infranchissable localement).

Enfin, et c’est ma plus grande surprise pour le moment, ce livre est un régal littéraire. L’auteur est un lettré et ça se voit. Ses phrases pétillent comme on les lit. Parfois, j’ai l’impression de lire plus pour les phrase que pour leur sens. Bien évidemment, un niveau correct en anglais est nécessaire pour l’apprécier, mais si vous l’avez, alors de grâce ! lisez-le en anglais.

Je ne suis pas assez avancé dans la lecture pour dire s’il accuse ses treize années. Pour le moment, la seule donnée incorrecte que j’ai vu est la faveur donnée au désormais défunt Big Crunch, chose qui était loin d’être tranchée en 1998.

Feu Sir John Royden Maddox s’est éteint en 2009. Mais dans son livre, son esprit (de zèbre, c’est clair à le lire) brille encore.

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Signature universelle de la vie

Christoph Adami, un chercheur en vie artificielle, a été approché par la NASA qui lui a demandé de trouver la signature fondamentale de la vie. Une recette que l’on trouverai dans toute forme de vie, même et surtout les plus improbables. Ce qui veut dire des choses aussi simples que des animaux mais aussi des polyextrémophiles comme Deinococcus radiodurans (qui donne du grain à moudre aux pro-nucléaires, soit dit en passant), des formes de vie en état de cryptobiose ou même de la vie non carbonée ou encore plus exotique… Et non seulement de la vie extraterrestre, mais aussi de la vie synthétique et même de la vie informatique !

Et voici la réponse du chercheur : ne pas chercher un élément, mais une répartition bien particulière d’éléments (acides aminés pour de la vie biologique, instructions pour de la vie informatique…).

Voici la vidéo (vous pouvez aussi l’avoir avec des sous-titres en français et même la télécharger) :

Et plus particulièrement, regardez les démonstrations pour :

Tout bonnement impressionnant !

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Recyclage des batteries : moins cher, c’est plus cher

Les batteries lithium-ion actuelles contiennent en général deux éléments rares et chers : du cobalt et ou du nickel. Le CEA a trouvé le moyen de remplacer ces métaux par des matériaux moins chers (phosphate de fer-litium et titanate de lithium), mais, paradoxalement, ce faible coût pourrait jouer contre eux ! En effet, l’Union européenne oblige au recyclage des batteries. Or, le modèle économique des entreprises de recyclage repose sur… la revente du cobalt et du nickel ! Le bonheur des un (acheteurs de batteries moins chères) fait alors le malheur des autres (recycleurs de batteries n’ayant plus rien à revendre). Et comme le coût de récupération est intégré dans le prix d’une batterie, si son recyclage devient plus cher, alors le prix de la batterie sera augmenté en conséquence, réduisant l’avantage de l’utilisation de produits moins chers.

Heureusement, le CEA, toujours lui, a déjà une autre idée dans son sac : changer le processus de recyclage pour générer d’autre matériaux réutilisables. Richard Laucournet du CEA parle d’économie circulaire.

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Tableau de Mendeleïev illustré

Tableau périodique des éléments, dit aussi “table de Mendeleïev” (savez-vous qu’il en a eu l’idée dans un rêve ?). Mais avec quelque chose en plus : en regard de chaque élément (ou presque) une illustration facile à comprendre de l’usage de l’élément. Très pédagogique !

Voir aussi, pour la pédagogie, la galaxie chimique, un arrangement en spirale du tableau (justifié par certaines propriétés), ainsi que d’autres formes encore, toutes intéressantes).

Par Michel Szlazak, illustrateur, pour Les Défis du CEA, revue interne du CEA. PDF d’origine.

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Hiérarchie de l’Univers

  1. (grandes murailles et hyperamas)
  2. Filaments
  3. Superamas de galaxies
  4. Amas de galaxies (100+ galaxies) et groupes de galaxies (100- galaxies)
  5. Galaxies
  6. Systèmes stellaires
  7. Étoiles

Notes :

  • Les grandes murailles (CfA2 et de Sloan) sont ce qui se fait de plus grand, mais ce ne sont pas des structures, car elles ne sont pas liées (par la gravitation). « Il se trouve » que c’est ainsi (ça ne me convainc pas, mais c’est l’explication officielle). De plus, l’agencement de la Grande Muraille (celle de 1989) est tel qu’elle est sujette à une illusion d’optique qui donne l’impression qu’elle est plus grande qu’en réalité (ceci étant dit, même en corrigeant l’illusion, la Grande Muraille reste incomparablement plus grande que le plus grand des superamas).
  • Le terme d’hyperamas (hypercluster en anglais) n’a pas d’existence officielle, mais je crois l’avoir vu conjecturé dans un texte d’Hubert Reeves, à propos de l’hyperamas Poissons-Baleine (classé comme superamas). J’avais un temps envisagé d’écrire des nouvelles mettant en jeu les Piscétiens, une méta-civilisation (ou quelque autre terme ronflant que je puisse trouver) extrêmement avancée (forcément) venant de cet hyperamas.
  • Les filaments sont la plus grande structure de l’univers. Le fait qu’ils donnent à l’Univers un aspect maillé en trois dimensions ne peut que laisser songeur…
  • La Galaxie est une galaxie. Le système solaire est un système stellaire. Le Soleil est un soleil, c’est-à-dire une étoile dans un système stellaire.

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