L’Œuf du dragon : féérique

La ren­contre uto­pique avec des extra-terrestres qui vivent un mil­lion de fois plus vite que nous. Tout sim­ple­ment superbe.

Dès les pre­mières pages, je l’ai mis au même niveau que Flat­land (dont j’ai déjà parlé) ou Le Prin­temps d’Helliconia (fic­tion que je recom­mande à tout étudiant en géo-histoire de l’environnement, comme je le fus)

L’Œuf du dra­gon, Robert For­ward, 1984

Is Google building Forever Cars?

This is a depar­ture from the usual administration-related posts. But I wan­ted to write about an old fee­ling of mine (around 10 years old now).

In his major novel Ring around the Sun, Clif­ford D. Simak intro­duces Fore­ver Cars. Fore­ver Cars are higly advan­ced cars sold at a ridi­cu­lous price. They last very long, cost very few and plans are pos­sible for those who can’t pur­chase them. They are per­fect and cheap.

What’s the catch? Why would someone pro­duce a highly advan­ced piece of tech and give it for (almost) free?

Remind you of someone? Hint: it starts with a G. With two « o » just after.

In Ring Around the Sun, Fore­ver Cars are an example of « too good to be true » — their manufacturer’s hid­den agenda is to des­troy the world eco­nomy. Seve­ral years ago, I won­de­red the same about Google. How could they give all of this for free (even by inter­net stan­dards, they’re cheap)? Yeah, I know. Ads. Still…

And, from time to time, even now that I am a Google Apps sys­tem admi­nis­tra­tor, I still wonder.

Is Google buil­ding Fore­ver Cars?

Science-Fiction et Prospective

Je vous livre quelque chose que je cherche depuis long­temps, l’apologue pour la science-fiction et la pros­pec­tive par Gérard Klein (pré­face de Tous à Zan­zi­bar). Un régal.

La Science-Fiction et la Pros­pec­tive sont des demi-sœurs ayant pour père com­mun le désir d’appréhender l’avenir et pour mères deux cou­sines un peu éloi­gnées, l’Imagination et la Méthode. Curieu­se­ment, il y a tou­jours eu un peu de mésen­tente dans cette famille, à savoir que l’aînée, la Fic­tion, mani­fes­tait volon­tiers de la révé­rence pour sa cadette tan­dis que celle-ci, un rien par­ve­nue, s’affichant à la table des grands et s’efforçant de paraître bonne élève et sérieuse, affec­tait sou­vent d’ignorer cette parenté, ou, rame­née à elle, de la mépri­ser. Cer­tains pré­tendent que la Pros­pec­tive, jalouse de la séduc­tion de la mère de l’autre, allé­guait son peu de vertu et met­tait en avant la qua­lité de l’éducation que la Méthode lui avait, quant à elle, don­née. Peut-être les temps sont-ils venus d’une récon­ci­lia­tion per­met­tant aux deux sœurs d’occuper cha­cune la place qui lui revient et de se confor­ter mutuel­le­ment dans la pour­suite pas­sion­nante et fort néces­saire de cette chi­mère, la maî­trise du futur.

Le reste du texte est dis­po­nible sur quarante-deux.org. Je vous recom­mende la lec­ture du texte com­plet, au moins jusqu’à Elle repré­sente assez bien, sur le ver­sant de la pros­pec­tive, ce qu’avait entre­pris plus de vingt ans plus tôt, sur celui de la Science-Fiction, John Brun­ner dans une série de quatre romans dont le plus fameux est Tous à Zan­zi­bar : une des­crip­tion à la fois détaillée et glo­ba­li­sante du futur qui est notre des­ti­na­tion (après, il parle de John Brun­ner et de Tous à Zan­zi­bar, et c’est moins inté­res­sant, à mon sens, vu que ça traîte de l’ouvre elle-même).

Documentaires animaliers, dessins animés et provolution

Hier (29 novembre 2005 !), je regar­dais hier un des­sin animé pour enfants, Ame­ri­can Dra­gon. Un des seconds rôles est un chien par­lant, Fou Dog. Les ani­maux par­lants sont très popu­laires dans les fic­tions pour la jeu­nesse (et pas que les des­sins ani­més). Le rêve d’un com­pa­gnon ani­mal humanisé.

Aujourd’hui (30 novembre 2005 !), je regar­dais un docu­men­taire ani­ma­lier sur les renards ; ça m’a fait pen­ser qu’il n’y a guère plus d’une cin­quan­taine d’années que nous avons de tels docu­men­taires. Impor­tance crois­sante des ani­maux dans notre société.

Il y a peu, une société a pro­posé des chats géné­ti­que­ment modi­fiés pour ne pas induire d’allergie.

Tout ceci pour en venir à la réflexion sui­vante : que pensez-vous de la pro­ba­bi­lité de voir appa­raître sous peu (disons, une ving­taine d’années) des ani­maux fami­liers pro­vo­lués (uplif­ted) ?

Comme tou­jours, je vous conseille de jeter un œil à Trans­hu­man Space, un ouvrage de pros­pec­tive artis­tique (c’est-à-dire ne repo­sant pas sur une ana­lyse rigou­reuse et sta­tis­tique, mais plu­tôt sur des extra­po­la­tions et des intuitions).

Voir égale­ment De la pro­vo­lu­tion plus tôt que prévu ?

Quelques pages à propos de « Transhuman Space »

Ini­tia­le­ment publié le 03 novembre 2006 à 17:14

Trans­hu­man Space est pro­ba­ble­ment la meilleure ten­ta­tive que j’ai vu d’imaginer un monde plau­sible en 2100 — life-enhancement.com

Actua­li­tés

De fausses actua­li­tés qui peuvent ser­vir à meu­bler le quo­ti­dien comme à ser­vir d’ébauches. Plus aucune n’est mis à jour.

Ce que nous prédit la science-fiction

Ce texte est tirée du numéro spé­cial vingt-cinquième anni­ver­saire du doyen des maga­zines infor­ma­tique fran­çais, L’Ordinateur indi­vi­duel


Pas besoin de boule de cris­tal pour dévoi­ler l’avenir des tech­no­lo­gies : des auteurs de science-fiction l’ont déjà fait dans le passé, et cer­tains d’entre eux ont vu juste. Alors, quelles inven­tions majeures envisagent-ils pour les décen­nies à venir ?

Conti­nue rea­ding

Des machines vertigineuses

Je viens de décou­vrir les FPGA, un type de cir­cuit repro­gram­mable. Jusque-là, rien de faramineux.

Ce qui l’est, c’est les appli­ca­tions pré­sentes et futures (l’emphase est mienne) :

Le LSL de Lau­sanne […] construit par exemple la Bio­Watch, une hor­loge conçue à base de com­po­sants FPGA, qui est capable de se recon­fi­gu­rer d’elle-même en cas de défaillance de l’un ou l’autre de ses com­po­sants. En cas de défaillance grave, elle est même capable de se dupli­quer au sein d’autres com­po­sants afin de péren­ni­ser son fonctionnement.

Plus récem­ment, le LSL a conçu le Bio­Wall, un sys­tème qui pré­fi­gure aussi bien de nou­velles inter­faces tac­tiles, qu’un futur tableau noir ou que les tis­sus intel­li­gents de demain.

La Bio­watch pour­rait être inté­res­sante (bien qu’elle uti­lise des com­po­sants oné­reux) pour la Mil­le­nium Clock. Quant au reste… Des machines qui se réparent et se dupliquent… Qu’est-ce que la vie ?

Voir aussi une inté­res­sante propriété-des quasi-cristaux.

Star Wreck: In the Pirkinning

Hier, j’ai visionné Star Wreck: In the Pir­kin­ning, un pas­tiche paro­dique de Star Trek et de Baby­lon 5. Sor­tie en 2005, c’est un film de qua­lité quasi pro­fes­sion­nelle (le qua­li­fier de semi-professionnel serait presque une insulte) d’une durée de 103 minutes. Dis­tri­bué gra­tui­te­ment sous licence Crea­tive Com­mons, c’est le plus gros suc­cès du cinéma fin­nois depuis un demi-siècle (source : Wikipédia).

Conti­nue rea­ding

Science-fiction extrême

Qu’est-ce qu’une SF extrême ? Pour moi, c’est une his­toire dont l’élément fon­da­men­tal ne peux pas se rame­ner à la vie cou­rante. On pour­rait aussi dire méta-SF.

Dans les deux cas, l’important est que ce n’est pas un habillage tech­no­lo­gique de quelque chose d’existant (les fameux space wes­terns étant les plus connus mais non les seuls). Par exemple, une his­toire de récon­ci­lia­tion entre des extra-terrestres et des hommes n’est jamais qu’une resu­cée (peut-être d’excellente qua­lité) de tout ce que l’Histoire a connu.

Par consé­quent, une extreme sci-fi est très rare. Quelles pro­blé­ma­tiques ne sont pas abor­dées ailleurs ? Les seules que je vois sont liées aux dimen­sions : voyage dans le temps et décou­verte de nou­velles dimen­sions, à l’instar de Flatland/em>. Peut-être aussi la télé­por­ta­tion (qui n’est pas qu’une ques­tion de temps).

Voir aussi Défi­ni­tion de la science-fiction.