Archives du mot-clé santé

Vaccin contre la grippe : pas que pour les vieux !

Il n'y pas d'âge pour se faire vacciner conte la grippe. Je suis (relativement) jeune mais, de constitution fragile, je la chope à chaque dois (sauf quand je suis en Slovénie). Du coup, afin de ne pas perdre trois jours de salaire (la Sécurité Sociale ne remboursant pas avant le quatrième jour ; on parle de trois jours de carence), il est plus pertinent pour moi de me faire vacciner. Et c'est quand même bien plus agréable que d'être cloué au lit !

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Le meilleur matelas

Il y a deux ans, j'avais écris un article sur comment bien dormir. Aujourd'hui, en faisant le ménage dans mes notes papiers, j'ai retrouvé un article signalant les matelas à ressorts biconiques (Capital avril 2008 sur les hôtels Campanile), censées être le top du matelas ; impossible de trouver de l'information non commerciale dessus, malheureusement. Cependant, mes recherches m'ont permis de trouver Memory Foam Mattress vs Traditional Spring Mattress lequel m'a appris deux choses :
  • les matelas à mémoire de forme sont mieux que les ressorts (même biconiquesÊf;?)Êf;;
  • un bon matelas doit avoir un "soulagement de pression" (pressure relieving) inférieur à 32 mmHg. Le plus bas qu'ils connaissent est à 12.43mmHg @ 200lbs. Je note qu'ils ne donnent pas une masse de référence dans la valeur plancher ; j'imagine qu'elle est là aussi de 200 lbs (environ 90 kg).

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Ralentir la chute des cheveux

Source : mon pharmacien.
  • s'y prendre le plus tôt possible
  • ne pas stresser
  • ne pas se laver la tête tous les jours (2-3 fois par semaine si on les cheveux gras, moins sinon). Quoique, selon le Dr Richard Aziza, spécialiste du cuir chevelu, contrairement aux idées reçues, se laver les cheveux souvent ne favorise pas la perte des cheveux.
  • ne pas porter les cheveux longs (surtout pour un homme)
  • laque pas trop fixantes
  • manger des légumes secs deux à trois fois par semaine (voir régime méditerranéen sur Wikipedia)
  • des compléments alimentaires par voie interne (ingestion) ou externe (application sur les cuir chevelu) ; comptez au moins 40 euros pour 3 mois, pensez au panier de soin de votre mutuelle (intégrez les économies du panier de soin dans le budget de votre mutuelle, si vous comptez en prendre une)
  • le Finastéride et le Minoxidil peuvent ralentir la chute (sont-ils inclus dans les compléments alimentaires ? Je n'en sais rien).
Ce billet a présenté le préventif. Pour le curatif, voir Traitement de la calvitie androgénétique chez l'homme sur Wikipédia.

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Choisir une complémentaire santé

Mise à jour avec des informations spontanément prodiguées par Bruno Vang de CCA Conseil. M. Vang (que je ne connais que depuis une journée) est un excellent courtier qui pense, comme moi, qu’avant de choisir une mutuelle, il faut comprendre comment ça marche. Et il a un très bon relationnel, qui change de tous les autres « courtiers-hotliners », qui n’avaient qu’un objectif, me refiler leur came.
  1. Introduction
  2. Terminologie
  3. Exemples
  4. Conseils pour choisir une complémentaire

Introduction

Ceci est le résultat de mes recherches sur cette chose étrange qu’est « la mutuelle », comme disent les docteurs. Je l’ai écrit dans une optique de débutant (ce que je suis) ; merci de corriger mes erreurs et imprécisions !

Terminologie

Complémentaire santé
Terme générique pour assurance santé et mutuelle santé. Elles peuvent prendre en charge le ticket modérateur et les dépassements d’honoraires, mais pas la participation forfaitaire (voir plus bas pour la définition de tous ces termes). Rien à voir avec les complémentaires retraite.
Assureur
Assurance, but lucratif
Assureur mutualiste
Mutuelle, but non lucratif
CMU (Couverture santé universelle)
« La Sécu », mais on pense souvent que c’est la CMUC.
CMUC (CMU complémentaire)
Complémentaire santé pour les plus pauvres
AME (Aide médicale de l’État)
Une autre complémentaire santé pour les personnes fragiles
Barème Sécurité sociale
Grille tarifaire de la Sécurité sociale, que les médecins sont libres de suivre (secteur 1, dit conventionné) ou non (secteur 2, dit libre ; on parle alors de dépassement d’honoraires)
Remboursement Sécurité sociale
70 % du barème Sécurité sociale (100 % dans le cas d’une ALD, uniquement pour les actes et médicaments s’y rapportant). Conséquence : les soins de ne sont pas gratuits en France, ils sont « juste » réduits de 70 % (exception faite de l’ALD, voir plus bas).
Ticket modérateur
Les 30 % restants. Conséquence no1 : les dépassements d’honoraires ne font pas partie du ticket modérateur. Conséquence no2 : il n’y a pas de ticket modérateur pour les ALD (voir plus bas).
Pourcentage de remboursement
Jusqu’à hauteur de combien de fois le barème de la Sécu (et à concurrence des frais réels) la complémentaire remboursera. Avec une couverture à 150 %, la complémentaire remboursera 1,5 fois le barème (donc, 33 € pour un acte établi à 22 € par la Sécurité sociale). Conséquence no1 : si l’on envisage de ne jamais aller voir des médecins pratiquant des dépassements d’honoraires, alors une couverture à 100 % suffit. Sauf que les spécialistes ne pratiquant pas de dépassements d’honoraires sont rares et surchargés et ne donnent pas forcément confiance. Conséquence no2 : il y a une plus grande différence entre 200 % et 300 % qu’entre 100 % et 200 %. Ça parait illogique, jusqu’à ce que l’on se souvienne que la CMU (la Sécu) rembourse déjà à 70 %… donc, ce 100 % est en fait un 30 % !
Frais réels
Le vrai prix de l’acte ou du médicament. Dans le secteur 1, les frais réels sont par définition égaux au barème Sécurité sociale. Choisir une mutuelle remboursant les frais réels n’a donc de sens que si l’on envisage de fréquemment faire appel à du secteur 2.
ALD (Affection longue durée)
Certaines maladies et assimilées, invalidantes pour plusieurs années voire à vie, sont couvertes à 100 % du barème de la Sécurité sociale. Conséquence : il est partiellement faux de dire que les ALD sont soignées gratuitement. Ce n’est vrai que si on passe intégralement par le secteur 1.
Tiers payant
Le patient n’a pas à avancer la somme (un tiers le fait pour lui).
Participation forfaitaire
Pour aider à réduire le déficit de la Sécu en décourageant les gens d’aller chez le docteur pour un oui pour un non, un montant entre 1 et 4 euros n’est pas remboursé, pas même par les complémentaires (sauf si ces dernières ne proposent pas des contrats dit « responsables », qui sont très avantageux fiscalement pour elles). Conséquence : les soins ne sont jamais gratuits, il reste une participation forfaitaire, même s’il y a quelques exceptions, comme les contrats d’assurance non responsables (rares) et les situations exceptionnelles (urgence médicales, grande précarité ?).
Sur-complémentaire
Complémentaire que prend un employé quand son emploi l’oblige à prendre une complémentaire mais que cette dernière ne correspond pas aux besoins de l’employé ; la sur-complémentaire, moins chère qu’une complémentaire normale, assure donc la différence de prestation.
Garantie viagère immédiate
L’entreprise ne pourra pas rompre le contrat sous prétexte que vous lui coûtez trop cher et la couverture commence dès signature du contrat.

Exemples

Un généraliste conventionné sans complémentaire ni tiers payant : visite à 22 €, le patient avance 22 € et se fait rembourser plus tard 14,4 € par la Sécurité sociale (70 % de 22 €, moins 1 euro de participation forfaitaire). Il en sera pour sa poche de 7,6 €. Ci-dessous sous forme de tableau, plus facile à appréhender quand ça devient complexe :
Secteur Complémentaire Tiers payant ALD Résultat
1 non non non 7,6 €, avancer 14,4 €
1 non oui non 7,6 €
1 non non oui 1 €, avancer 21 €
1 oui, responsable non non 1 €, avancer 21 €
1 oui, non responsable non non 0 €, avancer 22 €
1 oui, non responsable oui non 0 €
2 (35 €) oui (150 %), responsable oui non 3 €
Avant de commencer :
  1. Si votre emploi propose une mutuelle qui vous convient, arrêtez tout, pas la peine d’aller plus loin : vous ne trouverez pas mieux.
  2. Faites la liste des critères à comparer. C’est la phase la plus compliquée. Je vous conseille de vous documenter amplement sur Internet et, une fois prêt, de contacter un courtier en assurances, afin d’approfondir votre connaissances. Bien sûr, il essaiera de vous faire passer un contrat avec lui, c’est là que vous lui dites que vous allez réfléchir — et si vraiment il a été de bon conseil, pourquoi ne pas choisir un de ses contrats ? Il l’aura bien mérité !
  3. Créez un tableur (avec Google Docs) avec une colonne par critère et une ligne par complémentaire et contactez les complémentaires. C’est la phase la plus longue.
Voici une liste en vrac d’interrogations à se poser (avec les réponses de Bruno Vang) :
  • Si votre emploi propose une complémentaire obligatoire et qu’elle ne vous satisfait pas, envisagez une sur-complémentaire (voir terminologie). BV : CCA Conseil propose de telles sur-complémentaires
  • De même, si vous avez un statut particulier (RQTH) ou un faible niveau de ressources (RSA), certaines complémentaires vous sont toute indiquées (par exemple, Intégrance est spécialisée sur les personnes handicapées).
  • Préférez une mutuelle à une assurance : la première n’a pas un but lucratif. BV : Une mutuelle n’est pas systématiquement à but non lucratif mais régie par le code de la mutualité française. Une compagnie d’assurance est privée. Une complémentaire santé inscrite à la loi 1901 est à but non lucratif uniquement mais n’est pas forcément régie par le code de la mutualité française. DL  : Je me permets d’être en désaccord, car l’article L111-1 du code de la mutualité est clair, les mutuelles sont des personnes morales de droit privé à but non lucratif. Ensuite, il ne faut pas confondre but non lucratif et activité non lucrative (en tant que président d'association, j’ai l'expérience de la distinction). Ni complémentaire et mutuelle (voir terminologie, il me semble que complémentaire est un hyperonyme pour assurance et mutuelle).
  • L’assurance est-elle intéressante pour votre régime social ?
  • Évitez les compagnies avec questionnaire de santé. À moins que le tarif soit toujours intéressant une fois le questionnaire rempli… BV : Aujourd’hui la grande majorité des mutuelles santé n’ont plus de questionnaire médical.
  • Demander des simulations de cas les plus courants pour vous.
  • Prendre une garantie viagère immédiate (voir terminologie). S’assurer que le viagier n’est pas remis en cause par le changement de contrat (comme le passage en sur-complémentaire). BV : Aujourd’hui, la grande majorité des mutuelles santé sont viagères.
  • Explication des politiques de remboursement : Choisir une complémentaire santé, une mutuelle ou une assurance.
  • Comment ça se passe si on a un enfant, si on se met en couple… BV : Vous pouvez demander à faire rajouter un bénéficiaire sur le contrat à tout moment.
  • Noter que ALD est neutre pour les mutualistes : d’une part plus de maladies, d’autre part plus de remboursement de la Sécu. BV : Pas de questionnaire médical donc pas nécessaire de communiquer l’information à la mutuelle santé.
  • Examiner attentivement les garanties Optique-Dentaire-Hospitalisation. A elles seules elles justifient la souscription à une mutuelle santé (source).
  • Réduction si déjà d’autres contrats au même assureur/mutualiste ? Certains le pratiquent, mais pas forcément celle qui vous intéresse !
  • Soins non remboursés par la Sécurité sociale mais remboursés par la complémentaire.
  • Possibilité de renégocier le contrat en cas de mutuelle obligatoire lors d’un changement d’emploi (sur-complémentaire)
  • Tiers payant ? Uniquement pharmaceutique ? BV : Le service tiers payant n’est pas géré par les mutuelles santé en général. Il s’agit souvent de sociétés privées tel que Almerys, Sp Santé, Santé Pharmé, Actil. Le service s’étend sur plusieurs secteurs : pharmacie, biologie, radiologie, optique, dentaire, prise en charge hospitalière, soins externes…
  • Bilan familial :
    • combien de fois par an chez le généraliste. Tarifs conventionnés ou libres (combien) ? Anticiper les besoins à moyen-terme.
    • comment de fois par an chez un spécialiste ? Lesquels ? Tarifs conventionnés ou libres (combien) ? Anticiper les besoins à moyen-terme.
    • fréquence d’évolution du tarif (5 ans, 10 ans…) BV : Les mutuelles santé augmentent suivant un barème d’âge et résultat technique lié à la mutuelle santé et aussi suivant les changements de la CPAM (sécurité sociale).
    • soins dentaires ? Intégré dans ALD ? Anticiper les besoins à moyen-terme. BV : Les soins dentaires n’ont pas de dépassement d’honoraire sauf cas exceptionnel cité par la CPAM.
    • soins occulaires ? Intégré dans ALD ? Lentilles (souvent par remboursées) ? Anticiper les besoins à moyen-terme. BV : Les lunettes, lentilles sont très peu remboursés par la CPAM. Il faut se référer au forfait annuel de la mutuelle santé.
    • remboursement médecine douce ? BV : Varie selon le niveau de garantie choisie.
  • Hospitalisation :
    • Prise en charge des dépassements d’honoraires, durée de remboursement d’une hospitalisation, prise en charge d’une chambre particulière, prise en charge dans une clinique ? BV : Ces quatre caractéristiques varient selon le niveau de garantie choisie.
    • Prise en charge du forfait hospitalier ? BV : La plupart des mutuelles santé le remboursement intégralement mais parfois limité sur la durée.
Pour le moment, j’ai trouvé la Mutuelle Bleue à 16 € par mois (ticket modérateur, mais pas dépassement de forfait et je ne suis pas allé voir plus loin dans les détails).

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Le vin rouge clair comme de l’eau de roche

(source)
On l'a souvent dit, sans jamais réellement le prouver : la consommation – modérée ! – de vin rouge aurait quel­ques vertus pour la santé, en protégeant notamment le système cardio-vasculaire. Une équipe israélienne de l'Université hébraïque de Jérusalem, menée par Joseph Kanner, tient une nouvelle piste qui risque fort, elle aussi, de déplaire aux partisans de l'abstinence absolue : les polyphénols, une famille de plus de 500 molécules abondantes dans le vin rouge, éviteraient l'oxydation néfaste des graisses. A condition d'être consommés en même temps que les aliments gras, ces anti-oxydants empêcheraient la formation de radicaux libres, agressifs pour les cellules de l'organisme. Elles éviteraient que le cholestérol, apporté par une alimentation trop riche, ne s'accumule dans les vaisseaux, entraînant un risque accru de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral. Ces polyphénols sont présents initialement dans la peau et les pépins de raisin et sont libérés peu à peu lors de la macération dans l'alcool. Ce qui explique que l'on en retrouve très peu dans le vin blanc ou rosé, la technique de fabrication étant moins propice à leur extraction que celle du vin rouge. On en compte cependant en abondance dans le thé vert, le café, le chocolat noir ou les fruits rouges, que l'on peut donc tout aussi bien consommer avec une bonne côte de bœuf ! Certes, c'est sans doute moins savoureux, mais les effets sont les mêmes. En revanche, les polyphénols sont quasiment inexistants dans le jus de raisin et absents des autres alcools. Inutile de consommer du vin rouge en grande quantité : les effets néfastes de l'éthanol (molécule d'alcool) qu'il contient sont, eux, prouvés depuis longtemps ! Elena Sender

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Le lait de vache : dangereux ou pas ?

Le lait, dangereux ou pas ?

Je parle du lait de vache. J'ai entendu les deux sons de cloche.

Du côté de l'innofensif, voire du bénéfique :

Du côté des « anti », cet article (Le lait est-il dangereux ? me semble très bien rédigé. Notez cependant qu'il est écrit par une personne partiale (la majorité des « anti » ont écrit un livre). Mais aussi qu'il réfute ce que j'ai lu sur Doctissimo. Il signale notamment qu'il n'y a pas de cas d'ostéoporose avant la découverte du lait (ce qui ne veux pas dire que le lait est la source de l'ostéoporose, même si l'article le sous-entend par ailleurs en corrélant la consommation de laitages et les fractures du col du fémur). Il mentionne également l'importance du lobby laitier (importance réelle, mais qui ne doit pas faire oublier l'aspect conspirationniste dont je me méfie toujours). Enfin, notons qu'il s'appuit surtout sur des données états-uniennes et que la France est un pays avec une tradition laitières (notamment les fromages). Bref, le politique et le social viennent parasiter le débat (mais dans quel sens, je ne saurais trop dire.

Aucun de ces articles n'a valeur scientifique et donc tout doit être pris avec des pincettes.

Conclusion : j'ignore si le lait est dangereux, mais je vois que le débat fait rage. Ça demande d'appliquer le principe de précaution, non ?

En tout cas, je souffre de brûlures d'estomac depuis deux jours (l'impression de se faire manger l'estomac vivant, et cris toutes les cinq minutes) et après un bol de lait, le soulagement fut instantané (mais temporaire), alors qu'un litre de soupe de légumes ainsi qu'un repas complet auparavant n'ont rien changé).

Une dernière question : qui du lait de chèvre ou de brebis ?

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