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Comment être heureux en amour
- Soyez jeune, moins « pollué » par la vie. Idéalement, la vingtaine : la personnalité est formée, mais la vie ne vous as pas encore trop atteint.
- Trouvez votre complémentaire. Pour ce faire, trouvez votre profil socionique puis trouvez quel est le profil avec qui vous êtes en relation de dualité. Le plus dur : savoir où rencontrer vos complémentaires.
- Il faut encore que vous vous trouviez attirants. Mais le fait d’être allé dans le milieu où se trouvent vos complémentaires augmente statistiquement les chances de rencontrer « le bon/la bonne ».
- Il faut avoir des goûts et des attentes en commun.
- Soyez vigilant. La nature nous joues un tour et nous aurons tendance à ne pas faire attention à notre complémentaire.
However, let’s not idealise these relations too much. Although theoretically relations of Duality are the best of the best, practically not everybody who is your Dual will make your dreams come true. The reason for this is that we are usually so twisted up during the course of our lives that our already formed and stable views and attitudes can affect our relationships quite heavily. In fact, younger people have more chance to succeed in the quest for their perfect partner than older people. But the chances are always there.
[…]
However, nature has played a little trick on us. It is difficult to notice your Dual partner among all the other types and even easier to pass them by. Usually during first contact extroverts think about their introvert Dual as ordinary and simple, therefore not deserving their personal attention. In return introverts consider their extrovert Dual to be too good for them and therefore unattainable. Both positions usually belong to people who had a lack of Duality interaction during childhood. The magnetic effect of Duality becomes obvious when partners do not see each other for a while. Only after being together for a fair amount of time do the partners start realising how much they need each other. Finally, these relations are most suitable for friendship, marriage and family life. To have a Dual partner is irreplaceable if you have to compete or survive in a socially dangerous environment.
— Relations of Duality between psychological (« personality ») types Les mariages d’amour favoriseraient-ils le développement du syndrome d’Asperger ?
Méditer pour apprendre à profiter du moment présent
Mails incessants, bruits dans les open space, portables, Internet… Comment réussir à se concentrer malgré la pollution attentionnelle ambiante ? Stéphane, dirigeant d’un cabinet de lobbying, lui, a suivi un stage de pleine conscience, il y a un an. Depuis, je médite vingt minutes chaque jour
, raconte-t-il. L’exercice l’apaise. Je suis plus attentif, moins dispersé. Si une pensée parasite arrive, je la laisse venir; puis s’en aller
, explique-t-il.
Roland Jouvent, psychiatre, n’est pas surpris de tels résultats : La thérapie de la pleine conscience s’appuie sur la philosophie prônée par les bouddhistes. C’est l’anti-double tâche. Par nature, les hommes sont soit dans l’anticipation, soit dans la remémoration. Un travers accentué par les nouvelles technologies. Une personne anticipant trop deviendra anxieuse ou au contraire dépressive
, analyse-t-il. D’où le bénéfice d’une technique apprenant à profiter du moment présent. La méditation, c’est scientifiquement prouvé, stabilise l’attention, augmente la capacité de concentration et l’habileté à passer d’une tâche à l’autre
, ajoute Christophe André, psychiatre, auteur de « Méditer jour après jour » (L’Iconoclaste). Et les personnes qui méditent ont plus de pensées positives. Signe de l’époque, les ouvrages de méditation s’arrachent : « Éloge de la faiblesse » d’Alexandre Jollien a 10 ans mais vient de paraître en poche (Marabout) et se vend par milliers, explique Laurence Deschamps, chef de produit littérature à la Fnac. Outre-Atlantique, le prospectiviste Alex Soojung-Kim Pang prône le contemplative computing (la contemplation informatique). Nous devons repenser notre relation compliquée aux nouvelles technologies pour ne plus les subir
, a-t-il martelé, devant un public réuni cet été à Marseille par la Fédération Internet nouvelle génération (Fing). Avez-vous remarqué que nous retenons notre respiration quand nous vérifions nos mails ?
, a-t-il interpellé. Ce réflexe inconscient est selon ce chercheur, une micro-alerte montrant une légère anxiété
. Y a-t-il des conseils à suivre au quotidien ? Transformez vos attentes en temps de repos : ne lisez pas, ne regardez pas votre portable. Tournez votre attention sur votre souffle, votre corps
, explique Christophe André, qui préconise de limiter les interruptions en regroupant coups de téléphone et lecture des e-mails. Enfin, créez-vous des espaces de pause intérieure. Toutes les heures, asseyez-vous, respirez deux minutes en commençant par une inspiration profonde, qui favorise le ralentissement
, conseille le psychiatre. Allez, vous êtes arrivé à la fin de l’article, fermez les yeux !
Laure Belot, Le Monde pour Direct Matin du 7 novembre 2011
Les nouvelles technologies troublent la concentration
David est acheteur, Claire avocate, Joseph économiste et Antony consultant Web. Ils ont en commun de bonnes études, un poste intéressant… Pourtant, tous quatre ressentent une drôle de sensation une fois au boulot : ils éprouvent de plus en plus de mal à se concentrer. Ils ont répondu à un appel à témoignages lancé sur Lemonde.fr mais désirent garder l’anonymat.
J’ai 4 000 e-mails dans ma boîte. Certaines personnes m’envoient alors qu’elles sont à 5 mètres. Je butine d’un sujet à l’autre et sous prétexte de partager un même espace, mes collègues m’interrompent sans cesse
, déplore David qui travaille dans l’automobile. Pour Claire, seule dans son bureau d’un cabinet juridique, la source du mal est ailleurs : Dès que mon ordinateur est en route, la moindre pensée parasite me fait aller sur Internet. Pourtant, je suis passionnée par mon travail
, dit-elle.
Joseph, lui aussi, dispose d’un bureau, dans une grande organisation internationale. Gestion d’équipe, suivi financier, recherche d’informations… On me demande d’être multitâche mais ma tête est en multizapping !
, reconnaît-il. Quant à Antony, plongé dans l’univers Internet, il reçoit des demandes tous azimuts sur Skype ou par e-mails, entrecoupées de multiples perturbations. Sympa cette vidéo, tiens, un changement de statut sur Facebook, vite, un e-mail client… J’ai du mal à me concentrer sur des tâches complexes
, avoue-t-il.
Combien sont-ils, ces salariés dont la pollution attentionnelle mange une partie de la journée ?
Difficile à dire, tant la dispersion au travail est un non-dit caché.
Personne n’en parle. Ce serait comme si quelqu’un disait qu’il glande au travail
, confie Claire, l’avocate.
Le « syndrome de déconcentration », mal du XXIe siècle ? La multiplication des chaînes télévisées a habitué notre cerveau au zapping. Depuis, notre environnement quotidien est en ébullition. Internet, e-mails, téléphones portables, smartphones, tablettes tactiles, sans compter les tweets, nous ont rendus peu à peu multitâches, surstimulés mais pas si fiers de l’être. Pour preuve, l’écho mondial de l’article de Nicholas Carr, Google rend-il stupide ?
, publié à l’été 2008. L’auteur y soutient que l’usage du Web limite la capacité de concentration. Son livre, The Shallows, vient d’être traduit en français (Internet rend-il bête ?, éd. Robert Laffont).
Une poignée de chiffres de l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse) campe le décor : près de six salariés sur dix consacrent deux heures par jour à gérer leurs boîtes mail ; près de sept sur dix disent vérifier leur messagerie toutes les heures mais le font toutes les cinq minutes ; sept managers sur dix déclarent souffrir de surcharge informationnelle. Ajoutons à cela que les open space sont désormais le quotidien de six sociétés sur dix. En conséquence, l’espace vital d’un salarié (7 mètres carrés) a été divisé par trois en dix ans !
Cette réalité intrusive n’est pourtant pas vécue par chacun de la même façon. Les plus de 30 ans ne sont pas nés une souris à la main et jonglent quotidiennement avec des outils numériques. Une gymnastique coûteuse en énergie, explique le psychiatre Roland Jouvent Les quadras, génération perdue ? Disons que les jeunes peuvent plus aisément switcher. Leur plasticité cérébrale leur permet de passer facilement d’un acte à un autre, en utilisant leurs cinq sens
, répond le scientifique. D’autres inégalités, plus intimes, entrent en ligne de compte. Dans une journée, les salariés ne peuvent travailler en continu. Difficile de s’autoriser des plages de vacance visibles. Aller sur Internet peut constituer une pause salutaire discrète
, explique la psychiatre Christine Foulon. Jusque-là, rien de problématique. Mais, à situation égale, certaines personnes plongent dans une addiction au zapping. La web-errance renvoie chacun à sa propre histoire
, explique le psychanalyste Michael Stora. Se concentrer revient à pouvoir être seul avec soi-même
, dit-il. Certaines personnes en sont moins capables que d’autres.
Le psychiatre Christophe André juge la situation préoccupante. Les périodes de calme, de lenteur et de continuité se fractionnent
, constate-t-il. Des travaux récents publiés dans l’hebdomadaire américain Science soulignent que les personnes dispersées se sentent moins heureuses. Pour cet observateur, nous commençons à peine à mesurer scientifiquement les effets négatifs de ces phénomènes sur la performance et le bien-être
.
Laure Belot, Le Mondepour Direct Matin du 7 novembre 2011
Je suis neuro-droitier
Petite précision : il semble que j’amalgame dans cet article neuro-droitier et zèbre/surdoué. Mais je n’ai toujours pas réussi à voir ce qui tient de l’un et ce qui tient de l’autre…
Vous êtes toujours à penser à quatre choses en même temps, vous sentez incompris, n’arrivez pas à exprimer clairement vos idées aux autres et à faire court, vous fonctionnez à la motivation, avez besoin de comprendre la grande image pour comprendre les enchaînements de détails, voire avez été en situation d’échec scolaire… Il y a des chances pour que vous soyiez neuro-droitier.
L’intelligence des animaux
Prenons l’exemple des castors. Ces rongeurs à moitié aquatiques se montrent à l’évidence programmés pour construire des digues compliquées. Ils savent le faire de façon innée. Portant, dans bien des situations, ces animaux très joueurs et très actifs n’agissent pas du tout comme des automates. Ils savent s’adapter aux situations inédites, inventer. Parfois, les digues s’écroulent alors ils les colmatent, les consolident avec ingéniosité. Quand le niveau de l’eau est trop haut, ils creusent des trous dans leur propre barrage pour éviter les iodations. Dégrader leur digue est pourtant contraire à leur comportement habituel. Ils trouvent des solutions faces à de nouveaux problèmes.
Les observant en biologiste, Derek Denton demande : les castors ne font-ils pas preuve d’intentions claires, de projets d’avenir élaborant des images mentales, disposant d’un modèle interne de leur environnement — autant de témoignages d’un esprit concepteur, d’une pensée ?
L’éthologue Donald Griffin le croit. Dans ces situations, explique-t-il, les castors font véritablement preuve d’un comportement versatile innovant.
Il donne d’autres exemples. Des castors se trouvent séparés des arbres qu’ils coupent d’habitude par une grille de fer. Alors ils entassent de la boue et des bâtons afin de faire un monticule, passer l’obstacle et récupérer le bois. D’autres castors construisent des remblais pour atteindre des morceaux de pain en haut d’un poteau de fer. Ou encore, ils bouchent des canalisations afin de faire monter l’eau dans leurs bassins. Toutes ces activités, affirme Gruffin, témoignent d’un premier niveau d’intentionnalité, d’une élaboration de projets collectifs, d’un apprentissage par essais et erreur — d’un « esprit » actif. Certaines semblent aussi connaitre, face à des situations nouvelles, des insights : des compréhensions soudaines.
[…]
[Benrd Heinrich, The Mind of the Raven, 1994 :] les corbeaux savent mentir. Par exemple, un corbeau ramasse un biscuit, s’isole et le cache en le recouvrant d’herbe. Un autre corbeau, qui l’observait de loin, vient pour le récupérer. Le biscuit n’est pas là.
[…]
Pierre Jouventin tire quelques leçons de toutes ses découvertes sur l’esprit des bêtes.
Descartes s’est trompé, nous dit-il. Tout le monde sait aujourd’hui que le concept de « l’animal-machine » est faux. Il fallait être vraiment incompétent dans le domaine, ou buté sur le « domaine réservé » de l’homme pour le croire. Il apparait complètement arbitraire et illogique de mettre l’homme dans une tour d’ivoire où lui seul pense, souffre, raisonne, possède un langage et des souvenirs.Un neuropsychologue et éthologue comme Boris Cyrulnik ajoute dans Mémoire de singe et paroles d’homme (Hachette, 198) :Le jour où l’on acceptera enfin qu’il existe une pensée sans paroles chez les animaux, nous éprouverons un grand malaise à les avoir humiliés et considérés aussi longtemps comme des machines.Le Monde 2, août 2007, p. 12–17
Nous ne sommes évidemment pas loin de l’antispécisme (extension du refus du sexisme et du refus du racisme aux êtres vivants). Attention : l’antispécisme est une considération morale, pas scientifique. Ce qui n’enlève bien sûr rien à son intérêt. D’autant plus que science sans conscience n’est que ruine de l’âme
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Understanding love
- Limerence, scientific study of (human) love (not as a litterary piece of art or a social phenomenon, but as a physiological and psychological state).
- Love styles, different kind of love. Map your love or your lover(s)“s love.
- Triangular theory of love. How to achieve true love.
Comment séduire une femme
- Aucune méthode ne marche à 100 %.
- Dans ce que vous avez entendu, il y a des trucs vrais, il y a des trucs faux.
- Il y a certaines choses pour lesquelles on ne peut rien faire (ou presque), comme la symétrie de votre visage ou bien votre tessiture.
- Ce que voit un homme n’est pas ce que voit une femme—nous sommes câblés différemment (j’irais même jusqu’à dire qu’au niveau de la séduction, un homme est plus proche d’un chimpanzé que d’une femme) ; par exemple, le sens féminin de l’odorat est paraît-il plus développé que chez l’homme et les hommes voient le monde d’une manière plus sexuelle que les femmes. Autrement dit, ce n’est pas parce que vous trouvez un homme séduisant qu’une femme le trouvera séduisant. Et vice-versa.
- De même, les femmes ont naturellement tendance à lancer des signaux érotiques, non pas parce qu’elles sont intéressées, mais juste pour jauger. Les hommes soient ne voient rien soit, quand ils voient, surestiment l’intérêt que la femme leur porte. D’où une bonne partie de notre réputation d’obsédés.
- La séduction physique (opposée à plaire intellectuellement à une personne, comme dans des relations sur Internet/par courrier… ou à l’intéresser parce que l’on est riche) est surtout une affaire d’inconscient et de paralangage. C’est même une affaire d’instinct primaux : protéger la famille, bonne santé, domination… Par conséquent, être bien dans sa peau aide considérablement (ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas simuler)
- L’importance des points soulevées dépend de la personne : une femme peut accorder plus d’importance à la symétrie du visage (quelque chose que vous ne pouvez guère changer que par chirurgie esthétique) alors qu’une autre attache plus d’importance à la voix.
- Quoi que vous fassiez, il y a des situations où ça ne peut pas marcher. Une femme en ménage et fidèle qui, bien que follement séduite, se refuse à tromper son mari et a la force de volonté pour résister à vos avances.
Les langues et l’esprit
Initialement un commentaire chez Manue sur le mot browse. Comme souvent avec les longs commentaires, ça finit en article.
La question que je me pose, c’est : est-ce qu’on n’a pas de mot parce qu’on est incapable de mettre en place cette conception de l’accès, ou est-ce que si on n’y arrive pas, c’est parce qu’il n’existe pas de mot en français pour le dire ?
To browse veut dire butiner en anglais. Et nous avons traduit pas naviguer.
Mais naviguer n’est pas butiner. Certes, en entomologie, le butinage est un acte de travail, parfois forcé, pas fait pour être plaisant. Mais dans le langage poétique ou dans la vision courante des insectes (et c’est celle qui nous intéresse), c’est au contraire dans le vocabulaire du plaisir, « musarder ». Le papillon qui butine
ou le piéton qui fait du lèche-vitrine aiment ça.
Dans les deux cas, le terme français est différent. Le navigateur à un objectif fixé : il doit se rendre d’un point A à un point B en prenant garde aux dangers de la mer. Naviguer, par métonymie, signifie aussi brasser une grande quantité d’informations, en espérant trouver ce qu’on cherche (sous-entendu : on est un peu perdu). Le plaisir n’est pas vraiment au rendez-vous dans ce mot.
Deux langues, deux mots, deux sens, deux appréciations. Didier Nordon rappelait dans un de ses superbes blocs-notes dans Pour la Science, cette pensée de Laurent Lafforgue (Médaille Fields 2002) : une des raisons pour laquelle les mathématiques sont une discipline où la France est encore un acteur de tout premier plan est que la littérature mathématique est largement en français. Dans les autres disciplines scientifiques où l’anglais prédomine, le francophone est désavantagé. Si l’on conçoit (et c’est mon cas), que la langue détermine grandement le mode de pensée (sans même parler du niveau de compétence dans une langue étrangère), ça a du sens.
Tenez, un petit exercice : considérez le nombre de temps différents pour le passé en français.
Voir aussi Le lojban, l’autre Web sémantique et Multilinguisme et cognition et, bien sûr, la novlangue (le politique correct, lui, a moins de succès, peut-être parce qu’il ne résulte pas d’une démarche systématique).
La citation à-peu-près-dans-le-sujet du jour : The basic tool for the manipulation of reality is the manipulation of words. If you can control the meaning of words, you can control the people who must use the words.