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Il est né le {{}} enfant

Ma mère voulait initialement m’appeler Axel (moi, j’aime bien, mais j’en connais qui n’aime pas), puis se fut David (pourquoi, je ne m’en souviens plus). Mon second prénom est Cédric, qui est une coquille dans le roman Ivanhoé pour Cerdic, le premier des rois du Wessex. Cerdic provient de Ceretic, dont la paronymie avec hérétique me fait sourire.

Mon nom de famille est Latapie :

L’un des noms les plus portés en Béarn, rencontré aussi dans l’Aveyron. C’est un toponyme qui correspond à l’occitan tàpia, terme désignant le torchis, le pisé, et appliqué à une construction en pisé, souvent une grange.

Je suis né le 25 mars 1977 (poule an CLXXXVI selon le calendrier républicain), à 13h55. Ce même jour ou cette même année a vu la consécration de deux papes, le couronnement d’un roi, la découverte de Saturne, l’ouverture du premier Wiki, la sortie de Animals, de Pink Floyd la création de deux entités gouvernementales majeures (la Biélorussie et la CEE), la naissance de Simone Signoret et Elton John et la mort de Jésus-Christ, Frédéric Mistral et Claude Debussy (pour Jésus, j’ai des doutes) ; c’est aussi le jour de l’Annonciation (rappelons cependant que l’on ne sait pas quand Jésus est né et que la théorie de la reprise des traditions précédentes explique bien mieux Noël) et de bien d’autres événements. L’année de ma naissance, il a neigé à Miami (ce n’est jamais arrivé avant ou après), La Guerre des Étoiles est sorti et, pour rester dans l’espace, le prototype de navette spatiale a effectué son premier vol, les sondes Voyager sont lancées et Chiron est découvert ; l’Apple ⅠⅠ sort, Elvis et Grouch Max meurent, Bokassa se proclame empereur et la variole est éradiquée.

Né dans une maternité de Toulouse, j’ai grandi à Samatan, capitale mondiale du foie gras.

À l’âge de 3 ans, j’ai dû être opérée pour une maladie de l’œil droit (œil devenu marron, y compris la sclère, en l’espace d’une nuit). Le globe a donc été retiré, me laissant borgne (monophtalme selon la terminologie médicale). Cependant, ceci s’est déroulé avant l’étape de maturité visuelle ; mon cerveau est donc parfaitement calibré pour fonctionner avec un seul œil. J’ai appris récemment que Peter Falk (Columbo) a lui aussi a eu le même problème au même âge (la cause pour lui est un cancer ; pour moi, on ne sait pas, même si j’ai des soupçons). Tout au plus ne puis-je pas voir les images cachées des stéréogrammes, savourer les films 3D ou jouer correctement à un jeu de balle (par manque de stéréoscopie). Mon champ de vision est conséquemment réduit (je dirais 90° au lieu de 120°) et je suis interdit de sports violents. Je porte une prothèse occulaire fixe, ce qui donne l’impression que je louche, particulièrement sur les photos, sans oublier que la pupille, forcément, ne se dilate pas, ce qui donne apparemment un effet certain la nuit. Quand je m’y mettrais sérieusement, je me ferais poser une prothèse mobile (3000 francs il y a une dizaine d’années, remboursée par la Sécu), qui simulera le mouvement des yeux (à moins que d’ici là, les progrès dans les cyber-yeux me permettent de retrouver une vue normale. J’ai également un problème de fil de suture abimé qui frotte sur la cher à vif, mon organisme sécrétant alors un mucus de protection. C’est sans danger, mais gênant, vu que le mucus déborde et nécessite que je me nettoie l’œil.

À l’âge de 13 ans, lorsque notre professeur de musique nous as fait jouer une zarzuela (un de mes meilleurs souvenirs) j’étais alors apparemment premier ténor. J’ignore quel est mon type vocal actuel.

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Hiérarchie des nombres

Initialement publié le 22 février 2005 à 04:15:14

Voici une tentative de représentation synoptique des ensembles de nombres inspirée de Wikipédia.

Chaque catégorie inclue la précédente. Conséquemment et pour mieux illustrer les différences, les exemples donnés ne représentent que des valeurs ne rentrant pas dans la catégorie précédente.

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Réflexions (pseudo-)épistémologiques

  1. Ces ratios trop commodes
  2. Les desseins de la Nature ?

Ces ratios trop commodes

2 075 42 mètres qui font toute la différence

Longtemps, j’ai cru que la célérité (la vitesse de la lumière) était de (strictement) 300 000 000 m.s-1 (trois-cent-millions de mètres par seconde ou environ un milliard de kilomètres/heure).

Cet élégant nombre rond ne laissa pas de me gêner : comment un système arbitraire1 pouvait-il accommoder de manière si élégante une valeur universelle ? Avoir appris plus tard que ceci ne vaut que dans le vide ne changea rien à l’affaire : un nombre rond, c’est suspect. Plus que suspect, c’est même propre à bâtir un paradigme d’appréciation de la réalité basé sur la signifiance de l’homme, alors que mes études (en amateur) de la vie organique (« orthobiologique ») et de l’astrophysique m’ont depuis longtemps convaincu de l’insignifiance de celui-ci (durée de vie moyenne avec trois millions d’années, système solaire moyen dans une galaxie moyenne…). Bref, je ne peux accepter qu’une invention humaine soit à la mesure de l’univers. Comme disait Laurent Lafforgue (médaille Fields 2002 —Nobel de maths, si vous voulez) à l’Académie des sciences : Que l’esprit humain ait la possibilité de faire des découvertes riches, profondes et intéressantes, de rencontrer des faits, même en menant une réflexion purement spéculative et en faisant abstraction du monde tel qu’il est, est une chose étonnante.

Ainsi, c’est avec une grande satisfaction que j’appris il y a moins de deux ans (je ne dis pas merci à mes profs de physique) que la valeur véritable de la célérité de la lumière dans le vide n’est pas un nombre rond : elle est de 299 792 458 m/s.

L’énigme du carré

Vous connaissez sûrement la fameuse loi cube-carré qui veut qu’un objet devienne plus vite plus lourd qu’il ne devient grand ; ainsi, une puce peut faire un bond de trente fois sa taille, mais une puce géante trois fois plus grosse ne bondirait pas trois fois plus haut, parce qu’elle ne serait pas trois fois, mais neuf (trois au carré = neuf) fois plus lourde. De même, et c’est peut-être plus simple, quelque chose de deux fois plus grand sera quatre fois plus lourd, et non deux fois.

Dans ce cas précis, j’ignore s’il s’agit d’une approximation ou d’une réalité (je penche pour la première hypothèse). Mais voici un cas bien plus inquiétant (ou passionnant, c’est selon).

Dans les atomes d’hydrogène et d’hélium (après ça devient plus compliqué, même si le principe reste valide), la force liant les électrons aux nucléons décroit au carré de la distance.

C’est ce carré qui me gêne. Encore un nombre rond. Pourquoi exactement au carré ? Pourquoi x2 et non, par exemple, x2,1 ? Est-ce une question de dimensions entières et naturelles (3 dimensions, et non 3,2 dimensions) ?

Les desseins de la Nature ?

Les pirouettes du voyage dans le temps

Je viens de terminer Une Porte sur l’été de feu Robert Heinlein. Il s’agit d’un roman de science-fiction qui n’est pas sans rappeler Dialogue avec l’extraterrestre sur le fond et Retour vers le futur sur la forme2. Dans l’épilogue, Heinlein suggère que certains évènements sont obligés d’advenir (ou de ne pas advenir) ; dans ce cas précis, il s’agit d’une ligne de journal qui n’est pas vue. L’idée sous-jacente est que quoiqu’il se passe, un événement doit arriver d’une certaine manière pour que tout « retombe sur ses pattes ».

Cette même idée a également été reprise dans le tome 2 d’Universal War One, une bande dessinée. Comme le dit l’un des personnages principaux, un des événements est obligé d’arriver ; malgré toutes les tentatives des personnages pour l’empêcher, celui-ci advient, et même (nécessairement ?) de manière parfaitement naturelle. Notez en passant que nous ne sommes pas loin des procédés employés dans les vaudevilles, mais sur une tonalité et avec des considérations bien moins légères.

Dans les deux cas susmentionnés et les innombrables autres que vous connaissez sûrement, un élément semble « forcé ». En jeu de rôle, nous parlerions d’un MJ carcan, incapable de supporter un écart trop grand par rapport à son scénario. Ce carcan pourrait bien être réel si nous considérons que nous sommes une simulation, mais je digresse…

Pourquoi vous parlé_je de ceci ? Patience…

Horreur du vide

On dit que la nature a horreur du vide. Cette phrase serinée dès le collège pour les premiers cours de physique, voire au primaire pour la météorologie (la pression atmosphérique) fait florès mais pense-t-on à ce que ça implique ?

Moi, j’y pense. Mais faute de données suffisantes, je ne vais pas plus loin. Et c’est là que vous intervenez (pour paraphraser le commandant Sylvestre)

  • S’agit-il d’un adage provenant d’une approximation/simplification ? J’entends par là : est-ce que la tendance à la réduction du vide est explicable de A à Z en termes scientifiques, de la même manière que l’on mène une démonstration mathématique qui ne peut qu’amener à ce résultat ?
  • Ou bien au contraire s’agit-il d’un postulat (ou d’un axiome, je n’ai jamais compris la différence) ? Donc de quelque chose que l’on ne peut expliquer : c’est comme ça

Dans ce dernier cas, relisez la précédente section sur les pirouettes du voyage dans le temps. Je suis à quelque doigts de penser qu’un dessein naturel (donc une conscience) pourrait avoir quelque chose à voir avec tout ça. C’est une pensée déiste.


  1. Et même doublement arbitraire, mètre comme seconde étant des choix français et donc certainement pas universels, n’en déplaise à notre orgueil légendaire.
  2. Dans le même genre, je préfère cependant le magnum opus de Tim Powers, Les Voies d’Anubis sur le fond, même si la forme, surtout du premier chapitre, me paraît exemplaire dans Une Porte sur l’été comme inspiration à un écrivain débutant sur comment présenter un personnage principal parlant à la première personne.

La citation à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Dieu à créé les nombres entiers, l’homme à inventé le reste.

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Quelques précisions sur le français, par l’Académie française

  • Entre un et deux (nombres à virgules), c’est singulier ou pluriel ? Singulier merci à Jean Dutour
  • Je continue dans la résurrection de paléologismes et tenterai à dater d’hui d’user de1 septante, octante2 et nonante, puisqu’ils sont tout à fait corrects, même en français de France.
  • Manier aisément une langue dans presque tous les cas, c’est 60000 mots, que ce soit du français ou du chinois. Lire l’excellent Nombre de mots dans la langue française
  • À propos de par contre, considéré comme fautif : Trouveriez-vous décent qu’une femme vous dise : Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre ; en revanche j’y ai perdu mes deux fils ?
  • Malgré que est incorrect sauf dans un cas : malgré que + avoir au subjonctif (pas avoir comme auxiliaire). Merci à Jean-Pire.

  1. Consonnance ou virelangue ? La police n’exlut pas la thèse du lapsus calami
  2. Je n’aime pas huitante

Ils en parlent mais ne me le disent pas, les petits cachottiers :

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Mystique du 7

Y a-t-il une mystique du 7 hors des civilisations abrahamiques ?

Apparemment, oui

The Seven Seas was a commonplace phrase in many ancient literatures before it was taken up by the Greeks and Romans; it appears in a translation of one of Enheduanna’s hymns to Inanna (Hymn 8), written about 2300 BC in Sumer (Meador 2001).

Ne répond en rien à ma question, mais intéressant (et certainement pas innocent) :

Throughout the entire film trilogy, only seven people (most of them Hobbits) touch the One Ring: Sauron, Isildur, Deagol, Gollum, Bilbo, Frodo, and Sam, in that chronological order.

On peut aussi signaler que dans la trilogie Matrix, Neo est le sixième élu (que j’ai été le seul à le remarquer à l’époque m’abasourdi encore).

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Page 23

Initialement publié le 23 novembre 2004 à 02:19:45

Avec beaucoup de retard, je poste la mienne.

C’est probablement une analogie à la fois formelle et sémantique qui a aligné l’horloge autrefois masculine sur la montre et la pendule.

Marina Yaguello, Le sexe des mots (ISBN : 2-02-021095-9)

  1. Prendre le livre le plus proche.
  2. Ouvrir le livre à la page 23.
  3. Trouver la cinquième phrase.
  4. Écrire le texte sur votre journal ainsi que ces instructions.

J’ai fait quelques recherche pour retrouver l’origine de jeu (en remontant). Je l’ai vu chez Bix, Dying Culture, DarkMag et avant sur Neokraft, mais rien de fructueux n’en est sorti, les liens étant brisés assez vite. Le meme prend plusieurs chemins, mais le plus long que j’ai obtenu est celui-ci :

  1. Mammouthland
  2. La grange
  3. Ni vu ni connu
  4. Way down here
  5. randomWalks: Arts & Literature
  6. leuschke.org
  7. Log
  8. Long Story Short Pier
  9. LiveJournal : Notes from the Tundra
  10. LiveJournal : Amy’s journal

Malheureusement, le dernier lien pointe vers un blog vide. Heureusement, Hou-hou blog indique que le mème semble venir d’une autre page de LiveJournal, ce qui semble confirmer la provenance de ce dernier.

Contrairement à Hou-hou blog, cependant, je n’ai pas trouvé Technorati utile : impossible de chercher au-delà d’une semaine.

Pour terminer, Affordance s’est intéressé de près à la dynamique de ce mème et laughing meme de même.

Enfin bon, voilà, maintenant vous savez qu’horloge était masculin…

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