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Ce généreux président qui prête tant à rire

La satire politique, qui avait quasiment disparu, est de retour en France. Inspirés par la vie publique et privée du président, les humoristes s’en donnent chaque jour à cœur joie.

Lizzy Davis, The Guardian, Londres.

D’abord, il y eut le divorce, le remariage et les yachts de millionnaires. Puis vinrent les Rolex, le jogging et la « carlamania ». Et aujourd’hui – il était bien temps –, les satiristes entrent dans la danse médiatique.

Les comiques français, régénérés, sont nombreux à en avoir pris leur parti : le meilleur moyen de résoudre un problème comme Nicolas Sarkozy est de le prendre à la rigolade. La plume acérée, la gorge éclaircie, ils sont les pionniers, ils sont le retour de la satire politique populaire.

La satire est bien de retour. Elle avait quasiment disparue dans les années 1980, les comiques engagés en politiques n’ont plus été à l a mode depuis vint ans en France remarque le trublion Stéphane Guillon. Mais, aujourd’hui, avec la crise et Sarkozy, nous, les comiques, nous recommençons à travailler, comme jamais depuis bien longtemps.

La radio est à l’avant-garde de cette révolution de l’humour. Stéphane Guillon, dont les quatre minutes quotidiennes de dynamite politique sont écoutées par deux millions d’auditeurs sur la radio publique France Inter, est le plus connu de toute une clique d’intervenants qui haussent le ton pour répondre aux provocations de l’ère Sarkozy.

Imitateurs, auteurs de sketch radiophoniques ou chroniqueur de la matinale, Laurent Gerra (RTL), Nicolas Canteloup [Europe 1], Didier Porte [France Inter] et consorts savourent les travers, du gouvernement du président bling-bling, attirant un nombre croissant d’auditeurs.

Selon les chiffres publiés le mois dernier, leurs tranches horaires respectives ont gagné plus d’un demi-million d’adeptes en quatre mois. Pour Stéphane Guillon, qui avoue avoir volontairement politisé au fil des deux dernières années, quoi qu’ait fait Sarkozy par ailleurs, il faut au moins reconnaître au président le mérite d’avoir remis la satire à la place qui lui revient, autrement dit au premier rang du répertoire humoristique.

Comme aux États-Unis de George W. Bush, dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher ou l’Italie de Silvieo Berlusconi, un programme de droite agressif prôné par un dirigeant qui divise et se révèle facile à parodier conduit une foule de citoyens à chercher un exutoire à leur déception.

Nous avons Sarkozy, qui mène une politique très à droite et pratique une sorte de monopolisation du pouvoir, explique Stéphane Guillon. Face à lui, une opposition qui est trop occupée à se tirer dans les pattes pour se faire entendre. C’est un terreau fertile.

Pour les Français de gauche, pourtant, tout ce la ne prête gère à rire. Non seulement ils subissent l’insécurité de l’emploi et la baisse de leur pouvoir d’achat à cause de la crise financière, mais ils sont aussi guidés dans cette tempête par un homme qui, avec ses réformes libérales et sa vie de soap opera, incarne tout ce qu’ils abhorrent.

Satiristes et caricaturistes n’ont pas tardé à exploiter le filon comique de ce président dont beaucoup considèrent, en des temps de graves incertitudes économiques, qu’il se comporte avec désinvolture et extravagance au bras de son épouse top-modèle devenue pop star.

En ce moment, il ne se passe pas une semaine sans que des gens manifestent ou se mettent en grève. Constate Stéphane Guillon. Dans un climat de tension et de malaise, assurent les humoristes, rien d’étonnant à ce que le rire engagé ait le vent en poupe. Comme le dit Figaro, illustre personnage de théâtre français, je me presse d’en rire de peur d’être obligé d’en pleurer.

Assumant ses devoirs de satiristes avec un sérieux consommé, Stéphane Guillon, Didier Porte et les autres sont impitoyables. Ces derniers jours, tous ont planté leurs piques sur Martine Aubry, Rachida Daty ou encore Bernard Kouchner, ministre des Affares étrangères et icône de l’humanitaire – Stéphane Guillon par exemple, sur les critiques ports contre Bernard Kouchner ( dans le livre de Pierre Péan Le Monde selon K., ed. Fayard] : Qu’en a-t-il fait du sac de riz [à Madagascar] une fois que les caméras sont parties ? Est-ce que Christine Ockrent lui a dit : Rapporte-le à la maison, c’est du basmati, ça vaut une blinde ?

Mais la politique français a beau regorger de personnages faciles à tourner en dérision, il en est un que ces nouvelles stars de la radio chérissent plus que tout autre. Saekozy, avec son exercice de pouvoir autoritaire et populiste, ses goûts de luxe et sa vie amoureuse mouvementée, c’est pain bénit pour les satiristes.

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De par Le Monde — 13 août 2007

  • L’Arctique pour tous. Longtemps, cette étendue gelée a été considérée comme une Terra incognita. [Cela pourrait changer :] la partie canadienne pourrait être libre de glaces durant l’été dans une trentaine d’années [et] l’océan Arctique est aujourd’hui convoité par les cinq pays qui l’entourent […] L’Arctique présente au moins trois enjeux stratégiques majeurs, notamment pour l’Union européenne : militaire, économique et environnemental. […] Pour toutes ces raisons, l’Arctique mériterait une réflexion collective au-delà des seuls pays riverains. Le moins que l’on puisse dire est que l’on n’en prend pas le chemin. Pendant des dizaines d’années, les experts ont dit : si on ne fait rien, ça va pêter. La réponses des responsables politiques et de plus en plus évidente : eh bien, ça pêtera… et l’adaptation fera davantage d’argent. La première fois que j’ai eu cette pensée, c’est après avoir visionné L’Armée des douze singes. 1995. Douze ans…
  • Le style agressif de Sarkonapoléon séduit l’Amérique. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, l’Amérique officielle est passée avec le même enthousiasme du french bashing, le dénigrement des Français, au French loving. On s’aime !, s’esclaffe en français un responsable américain. Il a suffi d’un changement à l’Elysée pour transformer la vision que les républicains avaient de la France. Des écoles maternelles aux centrales nucléaires, le modèle français est devenu l’exemple à citer. Ratatouille, film d’animation sur un rat gastronome qui rêve de visiter Paris, tombe à point.
  • Plus loin dans le même article : Dans un article sévère, Time Magazine […] voit en M. Sarkozy un homme fasciné par les riches et les célébrités qui se nourrit de l’attention méditique. Il a critiqué le débarquement théâtral de M. Sarkozy dans le bateau des photographes qui le suivaient. Et encore plus l’opposition et la presse françaises pour avoir concentré leurs attaques sur les vacances du président au détriment de l’affaire de la libération des infirmières bulgares.
  • Wall Street s’est ressaisi, mais les marchés restent inquiets (édition papier). Les interventions massives des banques centrales, au cours des derniers jours, ont finalement permis aux marchés financiers de retrouver un peu de séénité. Finalement, l’État, ça a du bon, non ? Et ce n’est pas Wall Street qui s’est ressaisi, c’est l’État qui a ressaisi Wall Street, merci de ne pas faire dans la désinformation. Pour finir, mention spéciale au pontifiant Pierre-Antoine Delhommais, qui, dans Une mondialisation heureuse mais heurtée (Le Monde daté du 9 août 2007), la compare déjà aux crises des bulbes (Tulipomanie, XVIIe siècle) et de 1929 (Krach de 1929). Alors, on fait dans la racollage ? M. Delhommais, vous êtes pathétique.

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De par Le Monde — 2 août 2007

Aujourd’hui, spécial Sarko. Eh oui, ici aussi, c’est RSS (pour l’autre RSS, ça se passe ici)…

  • Reculs et tactiques. Vous l’avez voulu, vous l’avez eu. La droite voulait un vrai président de droite, elle en est pour ses frais et hérite d’un opportuniste classique. Pas qu’on ne l’avait pas prévenu, hein. Je me souviens même avoir dit devant les caméras (si, si, il y en avait deux :) ), le soir du premier tour : la prochaine fois que j’entends quelqu’un dire, tous des menteurs [ou des pourris, je ne me souviens plus], je lui demanderais pour qui il a voté. Statistiquement, j’ai plus de chances de pouvoir lui en remonter que le contraire… Quant à ceux qui croyaient que Sarkozy ferait ce qu’il dit, ça semble pire encore que Chirac : ce dernier ne répétait pas à tout bout de champs je ferais ce que je dis. Après tout, un hyper-président ne peut être moins qu’hyper-menteur…
  • Nicolas Sarkozy annonce un plan Alzheimer. À part ça, les mauvaises langues pourraient dire avec le plan Alzheimer que M. Sarkozy soigne son électorat, histoire que celui-ci se… souvienne de lui dans cinq ans. Cynique, moi ? Non, je pense juste à la tête que fait la droite dure et ceux qui ont cru que Sarko serait honnête. Et je m’esclaffe.
  • Le fils du colonel Kadhafi détaille un contrat d’armement entre Paris et Tripoli. Allez, une consolation pour la droite dure : la France continue à vendre des armes à des gouvernements discutables, qui semblent se ficher d’énergie propre (troll à l’attention des antinucléaires, mes grands copains qui jurent par le charbon ou une énergie renouvelable presse-bouton) ou même de déssaliniser son eau (sans s’attarder sur les possibilités de déssalinisation d’eau de mer, pourtant beaucoup évoquées à Paris). Ouf, le déshonneur est sauf. Et conservateur.

Mesdames et messieurs de la droite, je vous salue.

Pendant ce temps-là, la gauche se raccroche aux branches. Ce qui me préoccupe, c’est que je ne vois pas pour autant comment François Bayrou va pouvoir remonter là-dessus.

Message à mes lecteurs habituels : si vous en avez assez des comptes-rendus du Monde, dites-le-moi et j’ajouterai un second billet quotidien.

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Un jour triste pour la démocratie en Europe : Sarkozy/Janša, même combat

Nicolas Sarkozy Janez Janša, ancien Premier ministre Ministre de la Défense aujourd’hui à la plus importante fonction gouvernementale de la République française de Slovénie, rêve de transformer son pays en copie des États-Unis État militariste. Tout comme Silvio Berlusconi, il a la main-mise sur les media. Seuls quelques media résistent encore, comme Libération Delo (Le Travail) ou Les Guignols de l’info Hribar.

Mais pour combien de temps ? Les Guignols de l’info Hribar, émission satirique qui était l’une des rares à dire tout haut combien cet homme est dangereux, a été déplacé du prime-time à 23 heures, afin de perdre en popularité et pouvoir plus facilement être supprimée. PPD Sašo Hribar a même dit dans l’émission : Vous vous demandez sûrement pourquoi Les Guignols de l’Info Hribar est désormais à 23 heures. Et bien, vous pouvez remercier Nicolas Sarkozy Janez Janša.

Autre exemple : à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy Janez Janša a fait virer quelques membres de la rédaction de Libération Delo qui lui déplaisaient.

Hier, plusieurs familles ont résilié leur abonnement au quotidien.

Finalement et contrairement à ce qu’il à dit en face de Cohn-Bendit, Sarkozy aimerait bien la Slovénie…

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Révélations saisissantes sur François Bayrou et Nicolas Sarlozy

L’échéance approchant, j’ai décidé de commettre une exception à ma règle d’un billet par jour.

Oui, je sais que le titre est mauvais. Mais c’était ça ou le copier-coller.

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