Archives du mot-clef nanotechnologie

Transhumanisme appliqué

Ini­tia­le­ment publié le 15 jan­vier 2005 à 18:53:23

L’armée veut contrôler le climat

L’armée US a ainsi pré­senté un rap­port sur ses tra­vaux pour un contrôle du cli­mat à des fins mili­taires offen­sives. Dans le domaine civil, le sénat US pré­pare une loi qui don­ne­rait au gou­ver­ne­ment le droit d’intervenir volon­tai­re­ment sur le cli­mat, en refroi­dis­sant l’atmosphère ou la sur­face des océans pour pré­ve­nir la for­ma­tion des cyclones, par exemple.

La pseudo-nanotech actuelle et sa chute à venir

Le compte-rendu de Viva­gora du 12 jan­vier 2006 est inté­res­sant et rejoint cer­tains de mes points de vue :

La nano­tech­no­lo­gie actuelle n’est pas de la nano­tech­no­lo­gie. C’est de la micro­tech­no­lo­gie. La véri­table nano­tech­no­lo­gie, c’est ce qu’on appelle la nano­tech­no­lo­gie molé­cu­laire.

Ce n’est pas juste du pinaillage : moults entre­prises et labo­ra­toires se targuent de faire de la nano­tech­no­lo­gie pour faire pleu­voir les finan­ce­ments. On entre ainsi dans une éco­no­mie de la pro­messe, qui génère de la sur­vente.

Voici un extrait du compte-rendu du débat du 9 mars 2006 dans ce même VivAgora :

Michael Graet­zel consi­dère qu’il faut être très pru­dent quand on uti­lise le mot nano parce que c’est à la mode et que cela peut rap­por­ter des finan­ce­ments. On renomme des choses déjà connues comme la cata­lyse des piles à com­bus­tibles. […] Dans le domaine des cel­lules pho­to­vol­taïques au sili­cium amorphe, le mot nano est apparu par pur oppor­tu­nisme : les cel­lules micro­morphes, sont deve­nus nanomorphes.

Le compte-rendu pré­cise cepen­dant que des tra­vaux exploitent véri­ta­ble­ment la nanodimension.

Domi­nique Pestre [ :] En fait, la réduc­tion en taille fait que l’on appelle nano, par anti­ci­pa­tion, des choses qui n’en sont pas mais qui sont sus­cep­tibles, quand elles émer­ge­ront, de dépla­cer les repères. Donc c’est vrai que ce n’est pas la ques­tion per­ti­nente, mais il faut se la poser régu­liè­re­ment parce qu’il n’y a pas de solu­tion simple à cette question.

Et comme la réa­lité finit par rat­tra­per la fic­tion, plus dure sera la chute, pour­tant déjà connue : le cycle du hype. Il est donc à parier un très fort ralen­tis­se­ment de la pseudo-nanotech dans quelques mois à quelques années.

Youpi-Slovénie — Un danger invisible : les magiques nano-particules peuvent être toxiques

L’emphase est de mon fait

De plus en plus d’experts mon­diaux exigent des tra­vaux de recherche sur la toxi­cité poten­tielle des nano­par­ti­cules et alertent sur l’urgente néces­sité de leur détec­tion lors du pro­ces­sus de fabri­ca­tion, lors de l’utilisation ou le recy­clage de pro­duits conte­nant des nano­par­ti­cules. Le manque de don­nées fiables et les résul­tats contra­dic­toires des rares tra­vaux de recherche réa­li­sés sont un argu­ment sup­plé­men­taire pour enga­ger de nou­veaux tra­vaux de recherche sur le sujet.

Le pro­jet de recherche le plus impor­tant actuel­le­ment financé par la Com­mis­sion euro­péenne dans le domaine de la toxi­cité des nano­par­ti­cules et de leur détec­tion est Nanosafe2 — Fabri­ca­tion et uti­li­sa­tion sures des nano­ma­té­riaux ; le pro­jet ras­semble 25 par­te­naires de 7 pays euro­péens, dont l’Institut Jozef Ste­fan en coopé­ra­tion avec l’Institut natio­nal de chimie.

La contri­bu­tion slo­vène au pro­jet Nanosafe2 est la concep­tion d’un nou­veau type de détec­teur de nano­par­ti­cules. Des experts de dif­fé­rents domaines de la phy­sique appar­te­nant à des dépar­te­ments dif­fé­rents de l’IJS, en coopé­ra­tion avec les chi­mistes de l’Institut natio­nal de chi­mie tentent ainsi de réa­li­ser un pro­to­type de détec­teur qui serait peu coû­teux et le plus pré­cis pos­sible. Dans le domaine de la détec­tion des nano­par­ti­cules, la phy­sique ren­contre la tech­nique, la chi­mie et la méde­cine et ce n’est que par l’interaction de tous ces domaines que l’on peut espé­rer détec­ter les nano­par­ti­cules à temps et pré­ve­nir leur pré­sence inutile dans l’organisme humain.

Merci à Jean-Christophe Courte.

Pourquoi la nanotech, c’est bien

Ini­tia­le­ment publié le 08 octobre 2003 à 01:00:29

Le numéro de juin de l’éminent maga­zine L’Écologiste com­porte un dos­sier sur la nano­tech­no­lo­gie. Je ne vais pas le résu­mer ici, mais il en res­sort que le maga­zine est assez fer­me­ment opposé à la nano­tech­no­lo­gie. Mis à part le risque d’éco­pha­gie pla­né­taire, je suis plu­tôt en désac­cord avec eux.

Avant tout, je tiens à dire que j’apprécie beau­coup ce maga­zine et que j’ai de bons contacts avec le rédac­teur en chef. Il se trouve juste que, sur ce coup, nos avis divergent. Cela ne remet nul­le­ment en cause l’excellent tra­vail fourni tous les mois.

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Nanovertige

Louis Laurent, direc­teur de pro­gramme à l’Agence natio­nale de la recherche, dans le cadre d’un dos­sier consa­cré aux nano­tech­no­lo­gies, via Pépites.

La minia­tu­ri­sa­tion per­met d’envisager des acces­soires inédits, comme une boîte noire indi­vi­duelle. De la taille d’un télé­phone por­table, elle enre­gis­tre­rait la vie de son por­teur — par exemple, le son et une image par seconde. Elle fonc­tion­ne­rait en per­ma­nence, rete­nant le moindre inci­dent. Dotée d’un moteur de recherche puis­sant, elle serait capable de retrou­ver une scène à par­tir d’indications vagues, comme la der­nière fois que j’ai mangé des huitres ? Le pro­prié­taire d’un tel dis­po­si­tif pour­rait fouiller dans sa mémoire, rejouer ses sou­ve­nirs ou léguer ce patri­moine indi­vi­duel numérique…

ADNR, diamite, GLARE, M5 : des matériaux artificiels extrêmes

Ini­tia­le­ment publié le 27 mai 2006 à 03:53:40

  • Nano­ba­guettes de dia­mants agré­gées. Avec peut-être le diamite, c’est le maté­riau le plus dur que l’on connaît. Tous les deux sont plus durs que le diamant.
  • Fibre M5. Plus résis­tante et plus légère que du Kev­lar, c’est la fibre la plus résis­tante au feu que l’on connaisse. Elle est moins friable que de la fibre de car­bone, ne se déchire pas quand on l’étire, résiste aux ultra-violets et à l’acide.
  • GLARE. Entrant dans la com­po­si­tion du A380, la liste de ses avan­tages est… gla­ring : meilleures carac­té­ris­tiques méca­niques et moindre den­sité que les alliages d’aluminium, meilleure résis­tance à la cor­ro­sion, au feu, aux impacts et à la rup­ture, meilleure résis­tance au niveau des jonc­tions d’assemblage, meilleure répar­ti­tion des contraintes et vitesse de fis­su­ra­tion faible et constante. On a déjà des Mac­Books en alliage d’aluminium aéro­nau­tique ; le « GLA­RE­Book » (le Mac éblouis­sant), c’est pour quand ?

C’est de la fic­tion, mais le tissu-mémoire de Bat­man: Begins, qui change de forme et se rigi­di­fie sous une impul­sion élec­trique, est très intéressant.