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« Les quatres notes les plus célèbres de l’histoire de la musique »

Voilà à coup sûr les quatre notes les plus célèbres de l’histoire de la musique.
– Pierre Charvet
L’auteur lui-même me donna la clé de ses idées, en trai­tant un jour à fond la ques­tion : Ainsi le des­tin frappe à la porte [So pocht das Schick­sal an die Pforte] dit-il, en se réfé­rant aux pre­mières notes de l′Allegro. »
Anton Schind­ler
Le motif par lequel débute le pre­mier mou­ve­ment (Alle­gro con brio) est l’un des plus célèbres de la musique occi­den­tale. Presque rien en fait : trois sols et un mi bémol, trois brèves et une longue, une des figures les plus simples qui soient et les plus cou­rantes de notre inven­taire rythmique.
– Wiki­pe­dia, Sym­pho­nie nº 5 de Bee­tho­ven — Struc­ture et analyse

Symphonie du nouveau monde

Ça fait long­temps que je me deman­dais ce que c’est qui est uti­lisé comme sample dans Living and Peace and Har­mony d’O mega ou dans Wizard’s last rhymes de Rhap­sody of Fire. J’ai enfin la réponse : c’est le qua­trième mou­ve­ment (alle­gro con fuoco) de la Sym­pho­nie du Nou­veau Monde d’Antonín Dvořák, com­posé en 1893 lors de sa visite aux États-Unis. Antonín Dvořák — Sym­pho­nie no 9 en e_minor “from the new world”, op. 95 — IV. alle­gro con fuoco Fire is bla­zing fast!

Faire passer une radio au streaming libre

Ayant quelques (menus) contacts auprès de grandes sta­tions de radio de Lju­bl­jana, j’aimerais les encou­ra­ger à virer leurs solu­tions de strea­ming pro­prio pour du libre. Même si je ne suis plus en Slo­vé­nie depuis plu­sieurs années, le ques­tion­ne­ment reste inté­res­sant. Ils uti­lisent du Real Media et j’aimerai bien leur par­ler du Vor­bis his­toire de refaire le coup de Radio France. Mais ceci, je ne peux le faire seul. Et c’est là, fidèles lec­teurs, que vous intervenez :
  • Quels sont les argu­ments qui ont mar­ché avec Radio France ?
  • Le strea­ming Ice­cast marche-t-il bien ?
  • Quels argu­ments tech­niques peut-on don­ner pour le Vor­bis par rap­port au Real Media ?
  • Le Speex (Vor­bis pour la voix) est-il actuel­le­ment uti­li­sable en production ?
  • Les argu­ments « pro­prio vs. libre » portent-ils ?
  • Quelles sont les craintes des migrants potentiels ?
  • Quelles per­sonnes sont les plus sus­cep­tibles de pou­voir m’aider ?
  • Y a-t-il quelque chose que j’ai oublié ?

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Given enough time, half the pro­blems get sol­ved by themselves.

[QUESTION] Tomacoulis et jazz

Ini­tia­le­ment publié le 11 février 2006

Est-ce que quelqu’un connaît le titre de la chan­son des Andrews sis­ters uti­li­sée il y a quelques années pour la publi­cité Toma­cou­lis ? Ça don­nait ça :

Tomate et spa­ghetti
et tomate sur le riz
c’est la tomate prête à tout de Panzani.

Toma­cou­lis, la tomate prête à tout de Panzani.

Je demande parce que ce mor­ceau vient de pas­ser à la télé slo­vène. C’est appa­rem­ment un mor­ceau de jazz.

Une voix inoubliable : Luc Arbogast (Domus)

Ini­tia­le­ment publié le 19 jan­vier 2007 à 19:10 Je suis récem­ment allé au salon médié­val d’Herblay. Comme tout salon, celui-ci ras­sem­blait beau­coup d’exposants et quelques ani­ma­tions. Comme tout salon médié­val, les ren­contres y furent agréables et sur­pre­nantes, et les ani­ma­tions tout autant. Puis il y eut le ban­quet (bou­quet?) final. Non, mal­gré la construc­tion de cette phrase, ce ne fut pas ce qui fit tout capo­ter. Bien au contraire. Ce fut superbe. Le ban­quet en lui-même fut très agréable, mais ce n’est tant de celui-ci ou même de la très com­pé­tente troupe d’animateurs/serveurs/cuisiniers1 que je veux par­ler. Non, ce dont je veux vous par­ler, c’est de Luc Arbo­gast. Lire la suite

Réflexion sur les textes de Jean-Jacques Goldman

Avez-vous remar­qué comme Jean-Jacques Gold­man écrit des textes insi­pides pour les autres chan­teurs et des textes pleins de sens pour lui (Né en 17 en Leidenstadt, C’est ta chance, Le coureur, Entre gris clair et gris foncé…) ? À croire qu’il écrit pour lui, et refourgue ses mau­vais textes aux autres.

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Au cas où vous ne sau­riez pas lire le morse (ça arrive à des gens très bien ;-)), le titre est Kraft­werk.

Kraft­werk (cen­trale élec­trique en alle­mand) est un groupe phare des tous débuts de la musique élec­tro­nique, un groupe que tout ama­teur de musique élec­tro­nique doit connaître pour se décla­rer connais­seur en la matière (oui, même ceux qui ne jurent que par la hard­core techno). Ils se pro­duisent encore très occa­sion­nel­le­ment (je suis écœuré d’avoir raté leur concert à Lju­bl­jana en 2004 — les places étaient par­tis cinq mois avant le concert, ce qui est par­ti­cu­liè­re­ment dingue dans un pays comme la Slovénie).

Outre leur influence colos­sale sur la musique élec­tro­nique, notons quelques une de leurs innovations :

Que l’on n’aime ou pas leur musique, il faut leur recon­naître ça.

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Radio­ac­ti­vity
Is in the air for you and me
Radio­ac­ti­vity
Dis­co­ve­red by Madame Curie
Radio­ac­ti­vity
Tune in to the melody
Radio­ac­ti­vity
Is in the air for you and me
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(Radio­ac­ti­vity) .. … / .. -. / — .… . / .- .. .-. / ..-. — .-. / -.– — ..- / .- -. -.. / — .
(Is in the air for you and me) .-. .- -.. .. — .- -.-. — .. …- .. — -..–
(Radio­ac­ti­vity) -.. .. … -.-. — …- . .-. . -.. / -… -.– / — .- -.. .- — . / -.-. ..- .-. .. .
(dis­co­ve­red by Madame Curie) .-. .- -.. .. — .- -.-. — .. …- .. — -..–
(Radio­ac­ti­vity) — ..- -. . / .. -. / — — / — .… . / .-.-.- .-.-.- .-.-.- -.- .-. .- ..-. — .– . .-. -.-
(tune in to the …Kraft­werk)
Radio Akti­vi­tat
Fur dich und mich in All ents­teht
(For you and me in space comes into being)
Radio Akti­vi­tat
Strahlt Wel­len zum Emp­fang­sge­rat
(Sends waves to recei­ver)
Radio Akti­vi­tat
Wenn’s um unsere zukunft geht
(When it’s about our future)
Radio Akti­vi­tat
Fur dich und mich in All ents­teht
(For you and me in space comes into being)
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(Radio­ac­ti­vity) .. … / .. -. / — .… . / .- .. .-. / ..-. — .-. / -.– — ..- / .- -. -.. / — .
(Is in the air for you and me) .-. .- -.. .. — .- -.-. — .. …- .. — -..–
(Radio­ac­ti­vity) -.. .. … -.-. — …- . .-. . -.. / -… -.– / — .- -.. .- — . / -.-. ..- .-. .. .
(Dis­co­ve­red by Madame Curie) .-. .- -.. .. — .- -.-. — .. …- .. — -..–
(Radio­ac­ti­vity) — ..- -. . / .. -. / — — / — .… . / .-.-.- .-.-.- .-.-.- -.- .-. .- ..-. — .– . .-. -.-
(tune in to the …Kraft­werk)
Radio­ac­ti­vity
Is in the air for you and me
Radio­ac­ti­vity
Dis­co­ve­red by Madame Curie
Radio­ac­ti­vity
Tune in to the melody
Radio­ac­ti­vity
Is in the air for you and me
Radio­ac­ti­vity
Is in the air for you and me

Dans le même genre, notons They Might Be Giants qui a enre­gis­tré en 1996 I Can Hear You sans élec­tri­cité, avec un pho­no­graphe (écou­ter sur You­Tube).

Magnatune, artistes et Web réconciliés

Alors que défen­seurs de la liberté des échanges sur le Web et mai­sons de disques s’affrontent pour savoir com­ment pré­ser­ver la rému­né­ra­tion des musi­ciens face au télé­char­ge­ment sau­vage, le site Magnatune.com pro­pose un sys­tème de vente de musique en ligne qui pour­rait mettre tout le monde d’accord. Ce label musi­cal créé en 2003, qui compte déjà 207 artistes dans son cata­logue, a en fait trans­posé le mode de dis­tri­bu­tion des logi­ciels sha­re­ware à l’univers de la musique. Le prin­cipe : on écoute gra­tui­te­ment en ligne (en strea­ming) tous les mor­ceaux du cata­logue de Magna­tune. On peut ensuite ache­ter et télé­char­ger des albums, au for­mat désiré (WAV, MP3, AAC, etc.) en acquit­tant 4 € par album (et plus, si on le désire). 50 % de ce qui est versé revient à Magna­tune, l’autre moi­tié à l’artiste. Les fichiers musi­caux ainsi télé­char­gés sont four­nis sans ver­rou numé­rique (DRM), on peut les gra­ver et les copier autant de fois que l’on veut, et Magna­tune tolère qu’on les échange, à titre privé, sur Internet.

Le site, dont la devise est We are not evil, entend ainsi miser sur le lien affec­tif entre les musi­ciens et leur public plu­tôt que sur la contrainte ou la peur de poursuites.

Label

En anglais, Magna­tune est plus qu’une plate-forme de dis­tri­bu­tion en ligne ou un site d’hébergement de MP3, c’est aussi un label indé­pen­dant. En moyenne, sur trois-cents artistes qui envoient leurs mor­ceaux, Magna­tune n’en édite qu’un seul, ce qui lui per­met d’offrir un cata­logue varié et de qua­lité (du clas­sique à la techno en pas­sant par le blues), même s’ils ne com­portent pas encore de musi­ciens ou groupes du Top 50.

Pra­tique

Le site www.magnatune.com per­met d’écouter en qua­lité « CD », gra­tui­te­ment en illi­mité et sans ins­crip­tion, l’intégralité des mor­ceaux des 429 albums de son cata­logue. Il suf­fit d’être équipé d’un lec­teur mul­ti­mé­dia (comme VLC ou Winamp) capable de lire le for­mat MP3 et les play­lists M3U.

Pour ache­ter un album, cli­quer sur buy : un for­mu­laire per­met de choi­sir le mon­tant que l’on sou­haite ver­ser (4 € mini­mum, 6 € conseillé, la moi­tié est rever­sée à l’artiste) et son mode de paie­ment (Carte bleu ou Paypal)

Une fois le paie­ment effec­tué, le site four­nit un lien et un mot de passe (valable 60 jours) qui per­met d’accéder à une page où l’on peut télé­char­ger l’album entier, ou mor­ceau par mor­ceau, sous divers for­mats (WAV, FLAC, AAC, MP3, OGG). Les fichiers télé­char­gés peuvent ensuite être libre­ment copiés ou gra­vés sur CD, tant que leur uti­li­sa­tion reste privée.

Pour chaque album acheté, Magna­tune invite aussi trois amis que vous par­rai­ne­rez à venir télé­char­ger l’album gratuitement.

20 minutes, « Magna­tune, artistes et Web récon­ci­liés », Yaro­slav Pigenet


Magna­tune a été créé par des étu­diants de Ber­ke­ley (Cali­for­nie), uni­ver­sité célèbre pour son non-conformisme. Depuis la publi­ca­tion de l’article (2 jan­vier 2006), le nombre d’artistes est monté, selon Wiki­pé­dia, à 222. Il y a éga­le­ment Jamendo, appa­rem­ment la coque­luche du tout-blog, mais je le connais encore moins.

Le slo­gan de Magna­tune fait for­cé­ment pen­ser à celui d’autre entre­prise cali­for­nienne (Google) : don’t be evil.

Aïbo fait son Daft Punk

Il y a un an à la minute près, Inter­ne­tActu signa­lait le pre­mier concours de danse réservé à Aibo. Le site qu’ils signalent n’existe plus1 , mais voici la vidéo du gagnant :

Vidéo du gagnant (nº42) du concours de danse Aïbo (2,3 Mo)


  1. Ah ! la durée de vie sur Inter­net… Si le Web était une nation, ce serait du génocide.

La musique du bonheur

Ça a l’air trop beau pour être vrai et ça res­semble à une légende urbaine. Les Qué­bé­cois, qu’en pensez-vous ?

J’ai reco­pié le texte sans auto­ri­sa­tion, attendu que sinon, il aurait fallu que je m’inscrive chez Micro­soft… Cepen­dant, l’auteur ayant déjà men­tionné un texte de chez moi, il y a des chances qu’il lise. Jim, si tu me lis…

Le dimanche soir de Pâques, je marche vers la sta­tion de métro Lau­rier après la fin de mon quart de tra­vail. Je vois un homme jouant de la flûte avec talent. Il me voit, arrête de jouer et me demande un peu de mon­naie afin d’aller prendre un verre et de jouer une par­tie d’échec en soli­taire. Je lui en donne et on se met à dis­cu­ter de Dieu et de spi­ri­tua­lité. La conver­sa­tion dévie vers les musi­ciens de rue et de métro. Il me demande : savais-tu que ça fait pas si long­temps que ça que c’est légal de jouer dans les rues et dans le métro de Mont­réal? Je lui réponds que non. Il me raconte alors l’histoire disant com­ment c’est arrivé.

C’était dans les années 60, un ou deux ans après l’expo 67. On était une gang de musi­ciens qui jouaient de la musique dans le res­tau­rant Com­men­sal au coin de Sher­brooke et Saint-Denis lors du temps des pre­miers res­tau­rants de ce genre. Il y avait un cui­si­nier appelé Jacques qui aimait beau­coup notre musique. Ah, je me rap­pelle des assiettes qu’il nous don­nait après nos pres­ta­tions. Il me disait : Tiens mon Denis régale toi en me don­nant une méchante por­tion. Un jour, deux des musi­ciens talen­tueux qui jouaient dans ce res­tau­rant déci­dèrent d’aller jouer sur la place Ville-Marie pour le fun et pour les gens. Tout en jouant, les gens se ras­sem­blaient autour d’eux, tapaient dans leur main, dan­saient et ado­raient leur musique. Il y avait des habi­tants de la ville ainsi que beau­coup de tou­ristes. On pou­vait au moins comp­ter plus d’une cen­taine de per­sonnes. Peut-être même plu­sieurs cen­taines! Mais à un moment donné, deux poli­ciers à pied arri­vèrent et se mirent à dis­per­ser la foule. Ils deman­dèrent aux deux musi­ciens de ces­ser tout de suite leur spec­tacle et leur don­nèrent à cha­cun une amende. Les deux musi­ciens en rognes ramas­sèrent leurs ins­tru­ments en rageant. La foule était par­tie, mais pour­tant une per­sonne était res­tée. Le mon­sieur s’approcha d’eux et leur dit  : C’est génial ce que vous faites. Cela devrait être légal. Mais faites vous en pas, je suis conseiller muni­ci­pal à la mai­rie. Reve­nez jouer ici demain, je vous garan­tis que demain ça va être légal et que vous n’aurez pas de trouble. Le conseiller muni­ci­pal tint sa pro­messe : il fit pas­ser une loi la jour­née même et les deux musi­ciens revinrent jouer à la même place le len­de­main, atti­rant ainsi plus de tou­ristes que la veille sous le regard un peu hébété des deux poli­ciers qui leur avaient col­lées une amende la veille.