Dans l’exercice de ma (longue) activité de créatif et de dirigeant d’agence de communication, j’ai quelques fois été confronté, de la part de certains clients, au désespérant
j’aime-j’aime pas.Je n’ai jamais considéré que quiconque, faisant appel à des professionnels précisément pour des compétences supposées lui faire défaut, dispose d’une quelconque autorité pour juger (pour ne parler que de ça) d’un choix de couleurs. D’ailleurs, à ceux-là mêmes qui s’y risquaient, je ne manquais pas, invariablement, de d’abord les laisser parler, puis, en choisissant mon moment dans la réunion, de leur demander perfidement :
Primaires, secondaires, tertiaires, complémentaires ?… vous avez 30 secondes.Hormis le fait que pas un seul n’était capable de répondre, pas un ne se risquait, par la suite, à déborder du champ de ses compétences. Et je vous garantis que le fruit de notre travail commun s’en trouvait facilité, assurément, mais surtout plus pertinent. Cordonnier, pas plus haut que la chaussure…
Tous les hotliners connaissent ces clients qui vous déclament d’un air assuré et avec parfois une pointe de morgue : je m’y connais en informatique, ne me prenez pas pour un imbécile. Plus souvent que le contraire, c’est faux. Personnellement, j’ai eu à me retrouver comme client qui connait mieux que le hotliner (et qui essait de garder son calme) et de hotliner qui connait mieux que le client (et qui essait de garder son calme). Le plus désespérant, c’est que c’était rarement moi qui connaissait moins. Ces cas-là ne se sont guère présenté que sur Internet…
Accessoirement, si vous faites remarquez dans des conversations que c’est vous le spécialiste, vous risquez de vous recevoir du arrogant
, il se croit tout permis
ou autre remarques du même acabit.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette diatribe n’a pas pour but d’infirmer la citation ; ce sont juste des sujets connexes.