Archives du mot-clé monde de merde

« Cordonnier, pas plus haut que la chaussure »

Dans l’exercice de ma (longue) activité de créatif et de dirigeant d’agence de communication, j’ai quelques fois été confronté, de la part de certains clients, au désespérant j’aime-j’aime pas.

Je n’ai jamais considéré que quiconque, faisant appel à des professionnels précisément pour des compétences supposées lui faire défaut, dispose d’une quelconque autorité pour juger (pour ne parler que de ça) d’un choix de couleurs. D’ailleurs, à ceux-là mêmes qui s’y risquaient, je ne manquais pas, invariablement, de d’abord les laisser parler, puis, en choisissant mon moment dans la réunion, de leur demander perfidement : Primaires, secondaires, tertiaires, complémentaires ?… vous avez 30 secondes.

Hormis le fait que pas un seul n’était capable de répondre, pas un ne se risquait, par la suite, à déborder du champ de ses compétences. Et je vous garantis que le fruit de notre travail commun s’en trouvait facilité, assurément, mais surtout plus pertinent. Cordonnier, pas plus haut que la chaussure…

Tous les hotliners connaissent ces clients qui vous déclament d’un air assuré et avec parfois une pointe de morgue : je m’y connais en informatique, ne me prenez pas pour un imbécile. Plus souvent que le contraire, c’est faux. Personnellement, j’ai eu à me retrouver comme client qui connait mieux que le hotliner (et qui essait de garder son calme) et de hotliner qui connait mieux que le client (et qui essait de garder son calme). Le plus désespérant, c’est que c’était rarement moi qui connaissait moins. Ces cas-là ne se sont guère présenté que sur Internet…

Accessoirement, si vous faites remarquez dans des conversations que c’est vous le spécialiste, vous risquez de vous recevoir du arrogant, il se croit tout permis ou autre remarques du même acabit.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette diatribe n’a pas pour but d’infirmer la citation ; ce sont juste des sujets connexes.

Via Jean-Christophe Courte

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Votergate, la suite

Vous vous souvenez, il y a deux ans, du Votergate, où nous insinuions assez clairement que les élections avaient été truquées et que les machines Diebold étaient très facilement piratables ?

C’est pire que ça : non seulement, il y a un trou de sécurité, mais ce trou de sécurité, il a été posé volontairement. Diebold a admis avoir installé une porte dérobée afin que les personnes en charge des élections puissent facilement mettre leur système à jour. Et d’ajouter : Pour que ceci pose un problème, il faudrait que certains de ces officiels aient des intentions néfastes, et ça, je ne le crois pas. Ben voyons, tout le monde est blanc comme linge dans le système électoral, ben voyons.

C’est plus vaste encore : les machines Diebold ont reçu la certification du 2002 Voting System Standards. Comment des machines avec une telle porte dérobée ont-elles pu être certifiées ? J’ai bien une hypothèse, mais inutile de la prononcer, vous en serez venus à la même conclusion que moi…

The Diebold Bombshell

Merci à Stéphane Boulaux

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Du Carambar au lance-roquettes

Initialement publié le 13 mars 2006 à 00:05:40

En voyage depuis deux semaines, c’est à Novi Sad (Voïvodine, Serbie-et-Monténégro), dans l’émission « Mots croisés » sur TV5 (excellente chaîne francophone) que j’ai appris cette histoire d’ultraviolence en France. On y parlé de banalisation de la violence, d’absence de pensée à long terme, de jeunes qui, n’ayant pas fait de service militaire, n’avaient pas appris la discipline et le calme (Seule l’armée peut apprendre à ces voyous à tuer correctement). Pour finir, un criminologue de Paris ⅠⅠ a mentionné un mineur arrêté dans une attaque de transport de fonds. Auparavant, ce mineur n’avait été arrêté qu’une fois… pour vol de Carambar.

Pendant ce temps-là, les thrillers américains explosent les box-offices et les niveaux de violence.


La citation à-peu-près-dans-le-sujet du jour : L’ORTF a une mission d’éducation. Ça s’imprime dans la rétine comme situation normale […] je ne crois pas que petit frère soit pire qu’avant, Juste surexposé à la pub, aux actes violents.

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Du refus du progrès

J’ai essayé de résumer L’encodage des œuvres numériques, un nouveau Big Brother ?, sans succès. Ce texte a tout pour lui : court, aisément compréhensible et avec beaucoup d’idées justes (et co-écrit par Michel Rocard, en plus). Ainsi donc, je ne peux faire autrement que de vous en recommander la lecture. Néanmoins, ça va me servir de base pour une réflexion : Lire la suite

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Il n’y a pas de pauvres en France

Piégé par les Yes Men, des altermondialistes spécialisés dans le détournement, le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu’il n’y a pas de misère en France et que les pauvres vivent très bien. Il croyait s’exprimer sur une télévision américaine.

L’émission devait être réalisée pour Karl Zero, mais n’a jamais été diffusée (Karl Zero et une émission refusée, parce que trop sensible. Ça me rappelle quelque chose).

Allez, je ne résiste pas à un extrait…

Ce que vous appelez les pauvres, je suis désolé de vous le dire, c’est des gens qui gagnent un peu moins d’argent.

Mais comme ils gagnent moins d’argent, ils ont les mêmes logements que les autres, sauf qu’eux les payent moins cher. Et ils vivent très bien. Nous n’avons pas de misère en France. Il n’y a pas ce que vous appelez les pauvres.

La suite est sur Le Nouvel observateur, c’est fendard et on dit merci Arnaud.

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L’utopie des missions jésuites en Amérique du Sud

La Mission (The Mission), Palme d’or et Oscar du meilleur film en1986, est un film américain historique sur la conquête de l’Amérique du Sud par les Espagnols et les Portugais. La bande-son a été composée par le grand Ennio Morricone. Certains voient en celle-ci la culmination de son art ; je ne saurais en juger, tellement ce compositeur a créé de superbes pièces, mais à n’en pas douter, la chanson-titre et Gabriel’s Oboe sont sublimes.

Le film se base sur l’histoire vraie des reducciones (missions) jésuítes. C’est de ceci que je vais vous parler. Dans tout mal il y a un bien et, quoi que je puisse penser des institutions religieuses en général, voici un exemple du bien qui peut en émerger.

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