Idée : impôt unique sur les dépenses, taxe Tobin généralisée

Dans le numéro de décembre 2006 de Marianne, Guy Konop­ni­cki, dans sa chro­nique Les Patriotes, stig­ma­tise l’évasion fis­cale des riches qui s’expatrient en Suisse. Et de signa­ler (et condam­ner) un régime fis­cal qui […] per­met d’être imposé sus ses dépenses et non sur ses revenus.

Et moi de m’interroger : en quoi ce régime fis­cal est-il blâ­mable ? Je trouve au contraire l’idée très sédui­sante, sur­tout si on l’étend. Je ver­rais bien un impôt unique et sur les dépenses. Ima­gi­nons un instant :

  • Je n’ai pas d’argent, donc je n’en dépense pas. Donc je ne paie pas d’impôts.
  • J’ai de l’argent et je le dépense. Donc je paie des impôts.
  • J’ai de l’argent et je ne le dépense pas. Donc je ne paie pas d’impôts. Si je veux me consti­tuer une épargne, je ne veux pas qu’elle dis­pa­raisse comme je la consti­tue. Si je me fait de la crème gla­cée, j’aimerais qu’elle ne parte que dans ma bouche, pas au soleil.

En fait, je vois ça comme une taxe Tobin géné­ra­li­sée. Toute tran­sac­tion est taxée. Si je paye par carte, je suis taxé. Si je paye en liquide, je ne suis pas taxé au paie­ment, mais je le suis au retrait. Un vire­ment externe est lui aussi taxé (mais pas un vire­ment interne). Je suis sûr que bien des impôts pour­raient être sup­pri­més — y com­pris l’ISF.

On me sus­sure que ceci favo­ri­se­rait le troc et qu’il y aurait quand même un per­dant, ce sont les prêt dés­in­té­res­sés (prê­ter de l’argent à un ami à taux 0 %).

Qu’en pensez-vous ? Dam­ned, serais-je de droite ?

De la redondance dans l’administration française

Le pas­se­port, la carte d’identité et la carte d’électeur font double emploi. Pour­quoi ne pas faire le ménage ?

Conti­nue rea­ding

DietCSS

Ini­tia­le­ment publié le 26 jan­vier 2005 à 09:28

Les ins­truc­tions ci-dessous ne rédui­ront pas nota­ble­ment la taille de vos CSS, mais elles assai­nissent le code en reti­rant ce qui n’est pas néces­saire et en har­mo­ni­sant le reste. Il y a aussi quelques astuces (X)HTML très proches de l’esprit CSS.

Conti­nue rea­ding

Construire/aller vers une langue la plus simple possible, mise en pratique

Dans le cadre d’un exer­cice de sim­pli­fi­ca­tion de la langue (lire aller vers une langue la plus simple pos­sible), je me suis prêté au jeu, avec un cor­res­pon­dant de la mise en pratique.

Ce fut très instructif.

  • en par­tant sur une base d’API, j’ai constaté que dia­cri­tiques comme mul­ti­grammes sont, à mon grand regret, inévi­tables. Cepen­dant, bonne nou­velle, on peut s’en pas­ser en écri­ture pho­no­lo­gique (écri­ture qui n’est en revanche pas com­plète — voir le ʁ pho­né­tique contre le r phonologique)
  • La ques­tion du contexte est res­tée sans réponse. Que faire des liai­sons ? Que faire des sons que l’on peut éluder dans cer­tains cas (devant une voyelle) mais pas d’autres ?

À titre d’exemple, voici un fichier de réponse à un cour­rier (une ver­sion PDF est dis­po­nible, au cas où les carac­tères appa­raî­traient mal sur votre navi­ga­teur — dites-moi si vous ne pou­vez pas lire le PDF, Windows/Adobe étant capri­cieux au niveau des noms de fichiers PDF).


Ver­sion « dure »

Écri­ture lar­ge­ment pho­né­tique (sauf la marque des syllabes)

Si je résume tes sug­ges­tions (je vais les écrire selon ces normes, d’ailleurs) :

  • ynivala~s skʁipto-fonologik. O~ paʁl com o~ ekʁi (sə̹ ki eksklu l’ɔtʁə̹ma~ pʁometœʁ loʒba~).
  • pa de kaʁaktɛʁ djakʁite
  • pa d’eksɛpsjo~

Ʒ’aʒut :

  • ʁedyksjo~ də̹ l’alfabe
  • ʁapʁɔʃma~ avɛk l’API

(A note kə̹ mo~ aksa~ pʁono~s le « ə̹ » kadyk)

Tʁwa ko~seka~s :

  • i~posiblə̹ d’evite le digʁam (ɛ –ai-, vwa­jel nazal –an-)
  • lə̹ fʁa~sɛ m’apaʁɛ « alma~ », tʁɛ difeʁa~ (e ply lɛ) kə̹ mo~ paʁle oksita~
  • sa ʁə̹se~bl a dy SMS

Pwiskə̹ lə̹ plyʁjɛl nə̹ sə̹ pʁono~s noʁmalme~ pa a~ fʁa~sɛ, il n’i a ply də̹ maʁk dy plyʁjɛl.

Ko~tinyo~, a~ ply fasil :

  • che­vaux => che­vals => ʃə̹vɑl (kaʁ « ch » pə̹ sə̹ pʁonɔ~se « ʃ » ou « k »)

Ʒə̹ swi d’akord, lə̹ femini~ devʁɛ ɛtrə̹ syprime. D’ajœʁ, la disti~ksjo~ də̹ ga~ʁ notɛ inis­jalme~ la disti~ksjo~ anime/inanime

Puʁ la kɛstjo~ de vir­gyl, s’ɛ plys yn kɛstjo~ de stil kə̹ de gramɛʁ.

Le la~g izola~t so~ interesa~t. Aprɛs sa deʁnjɛʁ mytasjo~ voca­lik, l’a~glɛ ɛ də̹və̹ny yn la~g tʁɛ isola~t, sœlme~ depase paʁ l’awaji~. Ka~t a la gʁamɛʁ « context-free », s’e cɛl de la~g i~fɔʁmatik.

Ver­sion « douce »

Écri­ture légè­re­ment pho­no­lo­gique et repre­nant pas mal l’existant, en fai­sant l’impasse sur cer­tains sons et en mélan­geant d’autres

Si je résume tes sug­ges­tions (je vais les écrire selon ces normes, d’ailleurs) :

  • uni­va­lans skripto-fonologik. On parl com on ekri (se ki eksklu l’otreman pro­me­teur lojban).
  • pa de karak­ter diakrite
  • pa d’eksepsjon

J’ajout :

  • reduks­jon de l’alfabe
  • raproch­men avek l’API

(A note ke mon aksan pro­nons le « e » kaduk)

Troi kon­se­kans :

  • inpo­sible d’evite le digram (« ai », voi­jel nazal)
  • le franse m’apare « alman », tre dife­ran (e plu le) ke mon parle oksitan
  • sa resenbl a du SMS

Pwiske le plur­jel ne se pro­nons nor­mal­men pa an franse, il n’i a plu de mark du plurjel.

Kon­ti­nuon, an plu fasil :

  • che­vaux => che­vals => ʃevɑl (kar « ch » pe se pro­nonse « ʃ » ou « k »)

Ʒe swi d’akord, le femi­nin devre etre suprime. D’ajœr, la dis­tinks­jon de ganr note inis­jal­men la dis­tinks­jon anime/inanime

Pour les kest­jon de vir­gul, s’e plus un kest­jon de stil ke de gramer.

Le lang izo­lant son inter­esant. Apres sa der­nier mutas­jon voca­lik, l’angle e devenu un lang tre iso­lant, sœl­men depase par l’aoijin. Kant a la gra­mer « context-free », s’e cel de lang informatik.

Pro­po­si­tions mineures

Les deux modi­fi­ca­tions pré­cé­dentes sont lourdes et sont esthé­ti­que­ment dif­fi­ciles à encais­ser (moi-même, je ne m’imagine pas écrire ainsi — le cœur et la rai­son, si vous voyez ce que je veux dire).

Les modi­fi­ca­tions ci-dessous n’ont quant à elles qu’un impact réduit et ne s’attaquent clai­re­ment pas au cœur du pro­blème, juste à quelques consi­dé­ra­tions périphériques.

  • les « consonnes doubles » deviennent des consonnes simples et si un e les pré­cède, il devient un é ou un è, selon la pro­non­cia­tion en cours (qui peut avoir dévié de la pro­non­cia­tion d’origine). Efféminé → éféminé, vaisselle → vaissèle, antenne → antene, équerre → équere, mettre → metre. Les doubles ss ne sont pas modi­fiés, car il forcent le s dur ([s]), alors que pas­ser à un s simple don­ne­rait un s doux ([z]). J’ai bien une pro­po­si­tion pour réduire le pro­blème (Die­tAl­pha­bet), mais je crains que ce soit trop radi­cal pour un début
  • la règle des m avant les b et les p est sup­pri­mée. Invincible ne change pas, Imbattable devient inbattable (et même inbatable si l’on applique également la règle précédente).
  • le digramme en devient an. La rai­son en est que les deux digrammes se pro­noncent pareil, [ɑ̃].
  • si ce n’est pas déjà le cas (que quelqu’un qui connaît mieux l’orthographe réfor­mée me le dise), que le nombre gram­ma­ti­cal des nombres soit non ambigu : soit, tous les nombres sont inva­riables, soit, ils peuvent tous avoir un plu­riel. deux-mille mais deux-millions.
  • plus dif­fi­cile à faire pas­ser (y com­pris pour moi), réduire les plu­riels irré­gu­liers. un cheval, des chevals. Le plu­riel de mots se ter­mi­nant en -x est plus déli­cat, car il néces­site de réécrire le mot et conduit même à une ambi­guïté dans le cas de voix.

Comme vous pou­vez le voir, ces règles ont deux points com­muns : ne plus accor­der autant de place à l’étymologie et rap­pro­cher l’écriture de la prononciation.

Gagner de la place

  • Four com­biné
  • Lavante-séchante (plu­tôt à char­ge­ment par le haut).
  • Mobile-organiseur (il y a qui n’aiment pas, et on peut ajou­ter encore d’autres fonc­tions)
  • Cou­teau suisse et/ou Lea­ther­man (s’il exis­tait des modèles de ce der­nier avec tire-bouchon, ce serait bien)
  • Plaque de cuis­son à induc­tion. Sur­tout pour gagner du temps en net­toyage et de la sécu­rité. Assurez-vous d’acheter dès le départ des usten­siles compatibles.
  • Usten­siles en téflon. Sur­tout pour gagner du temps.
  • Vête­ments à séchage rapide et infrois­sables (Warm­soft, Modal ou autres vête­ments tech­niques ou intel­li­gents)
  • Réfri­gé­ra­teur à froid ven­tilé. Sur­tout pour gagner du temps en ne dégi­vrant pas.
  • Écrans plats (ordi­na­teurs, télé…).
  • Acces­soires pliables (sèche-cheveux, s’il vous en faut vraiment un).
  • Lampe torche solaire/manuelle à diodes.

Du minimalisme en informatique

J’appelle mini­ma­lisme dans ce cas bien pré­cis, du code qui ne génère pas des débauches de giga­oc­tets pour un truc qui se fai­sait en dix fois moins gros cinq ans aupa­ra­vant tout en ayant au moins 90 % des fonc­tions. Pour citer Krysz­tof von Murphy :

[Ce qui me choque, c’est] le fait que le moindre uti­li­taire fasse plu­sieurs mégas, qu’Office gas­pille des Go sans faire plus de choses qu’Office pour Win95 qui ne fai­sait pas 100 Mo, et qu’un docu­ment Word ne tienne plus sur une disquette !

Tou­jours plus. Ça ne vous rap­pelle rien ?

Or donc, du code élégant de concision

  • Per­mis­sions informatiques
  • Les cham­pion­nats de code concis, comme les demo­par­ties ou bien le code DeCSS, ou com­ment contour­ner un pro­tec­tion à plu­sieurs mil­lions de dol­lars avec un code qui tient sur un mor­ceau de papier (moins d’un kilooctet).
  • Le tra­vail vec­to­riel, comme du PDF bien fait ou du Flash (que je n’aime pas, mais reconnaissons-lui d’être com­pact. Ainsi que les fichiers source de POVRay (lien vers une artiste en herbe).
  • La musique inter­pré­tée que sont les modules.
  • Le XHTML strict + CSS sans image, qui là encore est de l’interprétation d’instructions, plu­tôt que du « tas de plâtre »

Dans tous ces cas (sur­tout les trois der­niers), il s’agit de ne pas don­ner un gros machin à l’ordi avec ins­truc­tion de tiens, débrouilles-toi avec, mais au contraire de lui don­ner quelque chose de raf­finé, d’« intel­li­gent », oserais-je dire qui a du sens (sémantique) ?

Lire aussi De l’usage de la truelle en infor­ma­tique et, sur Wiki­pé­dia, Hack value.

Question de PHP

Rap­port au pré­cé­dent billet, voici com­ment j’aiguille les mode home et normal.

<?php ### M O D E   H O M E ?> <?php if ($dc_mode == 'home')/*si on est en mode home, on insère home.css*/ :?> 	<link rel="stylesheet" type="text/css" href="<?php dcInfo('theme'); ?>/home.css" media="screen" /> <?php endif; ?> <?php ### E N D   H O M E ?> <?php ### M O D E   P A S   H O M E ?> <?php if ($dc_mode != 'home')/*sinon, on insère la css classique*/ :?> 	<link rel="stylesheet" type="text/css" href="<?php dcInfo('theme'); ?>/style.css" media="screen" /> <?php endif; ?> <?php ### E N D   H O M E ?>

Le même sans les com­men­taires (et donc bon­jour pour com­prendre après)

<?php if ($dc_mode == 'home') :?> 	<link rel="stylesheet" type="text/css" href="<?php dcInfo('theme'); ?>/home.css" media="screen" /> <?php endif; ?> <?php if ($dc_mode != 'home') :?> 	<link rel="stylesheet" type="text/css" href="<?php dcInfo('theme'); ?>/style.css" media="screen" /> <?php endif; ?>

150 carac­tères pour en chan­ger seule­ment une demi-douzaine.

Et ça, ce n’est que pour une ligne. Consi­dé­rez que j’ai le même machin à plu­sieurs reprises, puisque je sup­prime les post, main, barre laté­rale, pied de page… et que bien sûr, pour vali­der il faut aussi remettre le même code condi­tion­nel sur les div de fer­me­ture, ce qui double presque le nombre de ces codes.

Bref, c’est quand même gros et, à mon sens, on peut mieux faire. J’ai l’impression que le plus propre est dès lors d’avoir un tem­plate qui redi­rige vers deux « sous-templates », un pour le mode home (home.php) et l’autre pour le reste (feme.php generic.php). Mais le pro­blème devient alors la syn­chro­ni­sa­tion des éléments en commun.

Autre idée, un truc du genre de l’état d’esprit HTML/CSS, avec des sortes de « class » : class=home et class=normal. Dans l’exemple ci-dessuus, il y a une seule chose qui change, c’est le nom de la CSS. Dans d’autres, c’est juste un div qui doit ou non être fermé. Et regar­dez le code néces­saire pour modi­fier quatre octets…

Main­te­nant, je ne sais pas si une limi­ta­tion de PHP, une limi­ta­tion de ma connais­sance de PHP ou même une réflexion foireuse.

Construire/aller vers une langue la plus simple possible

Je pense qu’au niveau de la construc­tion d’une langue simple, le plus simple serait un mélange :

Ensuite, je ne sais pas si ces carac­tères sont mutuel­le­ment compatibles.

D’une manière géné­rale, les langues iso­lantes (mots inva­riables) me semblent plus simples. Cepen­dant, comme elles font davan­tage appel au contexte, elles sont aussi plus dif­fi­ciles à apprendre pour un ordi­na­teur ou une per­sonne d’une culture très différente.

Il faut aussi se faire à l’idée qu’une langue simple est une langue à perte, même si c’est déjà le cas avec les langues actuelles (le slovène permet des subtilités de langage (par le duel) qui ne peuvent qu’imparfaitement être transcrites par d’autres. Je parle du slovène parce que c’est ce que je connais, mais il est évident qu’il en va de même de beaucoup de langues).

L’espéranto est à ban­nir (et plus encore les autres langues syn­thé­tiques moins popu­laires) pour la simple rai­son qu’il uti­lise des diacritiques (ĉ, �?, ĥ, ĵ, �?, ŭ).