Archives du mot-clé mémoire solide

Différents types de NVRAM

Voici les différents types de NVRAM (mémoires conservant leurs données quand on coupe le courant) que j’ai trouvé.

  • EPROM. Première génération. Mise à jour par UV.
  • EEPROM. Deuxième génération. Mise à jour électrique.
  • Mémoire flash. Troisième génération. La plus connue, que l’on utilise dans les clés USB, téléphones, appareils-photos… Les premières furent des NOR servent plus comme mémoire d’« opération » alors que les NAND sont de meilleures mémoires de masse.
  • FeRAM. Meilleure sur le papier, mais capacité (nombre de Mo) de plus en plus faible par rapport à la précédente. Succès limité.
  • MRAM. Un peu plus de notoriété que la précédente..Fabriquée comme de la DRAM classique, elle a la vitesse de la SRAM (qui perd ses données quand on coupe le courant). Je suppose que si elle ne remplace pas cette dernière, c’est parce qu’on considère que perdre les données de cache processeur n’est pas grave — pourtant, en cas de crash machine, ça devrait pouvoir aider, non ?) À moins qu’elle soit encore plus chère que celle-ci… Succès limité.
  • NRAM. Elle utilise des nanotubes de carbone, a les mêmes avantages que la précédente avec en plus une densité théorique supérieure.
  • PRAM. La dernière-née (11 septembre 2006) et la plus performante. Associez-là à un processeur Cell, ça pourrait faire très mal…
  • Millipede. De prometteuse nano-cartes perforées, pourrait être commercialisé en 2007 mais, comme pour la FeRAM et la MRAM, la bataille sur la Flash (pourtant technologiquement inférieure) est si intense qu’elle risque d’éclipser cette nouvelle forme de mémoire. Densité quatre-mille fois supérieure à celle de la Flash et cent fois supérieure à la DRAM. Elle semble cependant plus faire faire de l’ombre aux disques durs que servir de « mémoire universelle ».

Cette liste n’est pas exhaustive ; pour cela, voyez Wikipedia — Category: Non-volatile memory.

Si vous pouvez aider à remplir les trous…

Comparaison des NVRAM intéressantes
(+ disque dur pour référence)
Nom # cycles Vit. écrit. Conso. Densité1 Coût
DD ••••• •••• (230)2 •••••
Flash •• ••• ••• (0.25) •••
Millipede •• ••• ••••• (1000)23
FeRAM ••••• •••• •••• •••
MRAM
NRAM ••••• •• (10)
PRAM ••2 ••

  1. En gigabit par pouce carré
  2. La densité théorique maximale d’un l’enregistrement perpendiculaire ou de la PRAM est égale à la densité théorique minimale du Millipede : 1 Tb par pouce carré.
  3. Convient davantage à de la mémoire de masse

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De la mémoire Flash à la place des disques durs

Initialement publié le 02 juillet 2005 à 14:10:26

Après les batteries à combustibles, qui augmenteront l’autonomie, voici la mémoire Flash pour remplacer les disques durs. Les avantages sont multiples :

  • Rapidité démentielle
  • Taille réduite
  • Pas de partie mécanique
    • moindre consommation électrique
    • plus grande robustesse
  • Les prix de la mémoire Flash me semblent baisser bien plus vite que ceux des disques durs (-40 % en un an ; ça donne quoi, côté disques durs ?)

Et c’est sans compter les écran organiques (OLED), qui eux aussi consomment drastiquement moins…

Un premier test confirme que même un RAID peut aller se coucher et qu’un port PCI est trop lent. Ça tombe bien, les G5 ont du PCI-X…

Les SSD sont arrivés depuis quelques temps et Décision informatique no686 a écrit un article sur les disques à mémoire solide et les transitionnels disques hybrides. Imaginez quand ça atteindra la taille des microSD… (oui, je sais, on n’arrêtera pas de les perdre).

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L’ordi à 100 $ arrive, et il dépote !

Initialement publié le 19 novembre 2005 à 00:07:15

C’est Ludovic qui m’avait averti en premier, ça commence désormais à se savoir, le MIT a conçu un ordinateur à 100 $ à destination des pays en voie de développement pauvres (marre des euphémismes politiquement corrects). Il sera fabriqué par les gouvernements.

Peu de gens le savent, mais ce n’est pas le premier ordinateur à 100 $ ; cet honneur revient à la compagnie Solar PC : Un PC pour le tiers-monde.

C’est bien sûr une très bonne nouvelle, dans la droite ligne de mon billet Développer l’Afrique, pour notre bien (qui pourrait bien être le continent du ⅩⅩⅠⅠe siècle – avec un peu de chance, on sera encore là).

Voyez la liste des fonctionnalités…

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La sauvegarde informatique sur les moyen et long termes

À la base, deux articles de Jean-Christophe Courte, intitulés Stockage 2001… et Stockage 2006…. Ils traitent de la problématique des sauvegardes sur 22 ans et leur pérennité, tant du point de vue de la résistance physique du support et du lecteur que de la possibilité d’ouvrir le format d’origine après tant de temps ainsi, bien sûr que de l’utilité d’une méthodologie de catalogage.

On se met à parler d’alternative à l’existant.

Support physique

aacp29 signale que la NASA perd 30 % de ses données pour ces raisons.

Je ne sais pas ce qu’est le support universel, mais ce ne peut pas être un CD, qui a trop de limitations (déjà, il est trop fragile, seul le CD en verre de l’astronautique durant 100 ans et seuls les plus chers des CD du commerce durent leur 10 ans — tablons plutôt sur 2 à 5 ans). Ce ne peut pas non plus être un disque magnétique, avec le risque de démagnétisation.

J’opte (pour le moment) pour de la mémoire solide (Flash, MRAM…)

Tony précise que la mémoire solide, Flash en l’occurrence, n’est pas non plus gage de sécurité puisqu’elle est donnée pour une durée des données de l’ordre de 10 ans. Ensuite, les petits « minicondensateurs » qui enregistrent les différents états binaires perdent l’information.

Notons qu’une problématique importante pour les conservateurs de donnée est l’approche du moment où la durée de transfert sera aussi longue que la durée de vie du support.

Une bibliothèque transfère ses cassettes vidéo magnétiques sur support CD. Ça lui demande des années. Quand elle a terminé, les premiers CD ont dix ans, il faut donc transférer les données pour s’assurer qu’il n’y a pas de dégradation dans le CD. Mais le transfert de donnée lui-même prend dix ans… Voire plus, et là, on est mal.

Quand j’ai découvert cette problématique, je ne l’ai pas prise au sérieux, me disant que c’était le fruit de l’imagination d’un paranoïaque. Je me suis depuis entretenu avec un bibliothécaire : ils prennent ça très au sérieux, la menace est réelle.

Des mémoires Flash ou MRAM auraient l’avantage d’un transfert plus rapide (débit plus rapide, mais aussi moindres interventions manuelles).

Support logique

Voici la mésaventure de Jean-Christophe :

Un exemple vécu hier : je retombe sur un fichier de ma compta des années 95-99… Tout était sur Excel avant que je bascule l’ensemble de mes infos en FileMaker en 1999…

J’essaye d’ouvrir ce fichier sous une version plus récente d’Excel (Office X de 2003 - 10.1.5)…

À la fin, j’ai droit à un message : La traduction a échoué. Pour plus d’informations, reportez-vous au fichier trnslate.log

Et mon fichier ne s’ouvre pas, CQFD

Hop, je vois qu’il y a une mise à jour en 10.1.6… je tente l’opération ce matin…

Niet. J’ai essayé sur d’autres fichiers Excel des années 98, que dalle… Question : dois-je passer à une version plus récente pour ouvrir mes fichiers… La réponse est : je ne le souhaite pas… !

Aucune certitude quant à l’ouverture de mes fichiers et ensuite, si la version de 2003 n’ouvre pas les fichiers de 1998, quid des capacités de la version 2006/2007…!

Je crois que c’est le bon moment de parler d’OpenDocument, le format universel pour la bureautique1.

Pour expliquer l’importance d’un format standardisé pour la bureautique, Tim Bray utilise toujours le même argument dans ses présentations : il pose cette question Qui d’entre vous est sûr de posséder des documents auxquels il voudra pouvoir accéder dans dix ans ?, puis cette autre Qui d’entre vous est sûr d’utiliser la même application bureautique dans dix ans ?. Lorsqu’il reçoit beaucoup de réponses oui à la première question, et peu à la seconde, il continue en disant Bien, donc je vais vous parler d’OpenDocument…

Comme me disais Laura il y a un an : Je m’en fous d’utiliser un logiciel propriétaire, du moment que le format de sortie, lui, est libre.

On pourrait penser aussi penser à la dégradation gracieuse comme alternative.

La « dégradation gracieuse » est un terme utilisé dans le domaine du webdesign lorsque l’on parle de compatibilité. L’idée est de rendre une version peut-être moins belle, mais en tout cas fonctionnelle pour les lecteurs non prévus (audio, handicapés…).

Pour la bureautique, voilà comment je vois la dégradation gracieuse : pour l’exemple d’Excel, un export en CSV (fichier texte où les données sont séparées par des virgules). Tout le zoli formattage en couleur et en gras est perdu (dégration), mais l’essence du travail (les données) est toujours là (gracieuse).

Évidemment, il faut encore un produit capable d’ouvrir le fichier d’origine. Il s’agit donc de faire une version « dégradée » tant qu’on le peut encore. Parce que dans dix ans, cette version dégradée sera toujours lisible. La version native, par forcément (ou plutôt « forcément pas »).

Si vous êtes sous Mac OS X, je vous recommande SilverKeeper.


  1. Personnellement, la majorité de mon travail est en HTML, donc OpenDoc ne me sert pas. En plus, le principal utilisateur d’OpenDoc, c’est OpenOffice, que je n’aime pas.

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Flash, MRAM, NRAM : ce qui nous attend

Flash
Stockage de données sur une petite surface, sans disque dur (et donc sans partie mobile) et sans perte à l’extinction (contrairement à la DRAM). Couplé à l’USB, permet les clés USB, qui remplacent pas mal des usages de la disquette et du CD(-RW).
MRAM
Beaucoup plus rapide que la précédente, est aussi plus durable car elle supporte bien plus de cycles d’écritures. Encore à l’état de prototype, elle devrait pouvoir remplacer toutes les mémoires actuelles : Flash, DRAM des ordinateurs et même la très véloce SRAM des caches processeur.
NRAM
La dernière en date, c’est un concurrente de la précédente.

Voir aussi l’ordinateur du futur.

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Florilège Internet Actu — Divers, part. 1

N’oubliez pas, comme me le fait remarquer Hubert que la technologie évolue trèsvite et que, toutes impressionnantes que puissent sembler certaines d’entres elles, elles ne sont plus forcément le sommet de l’art (traduction proposée pour SOTA).

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