Google Apps Mail n’est pas Gmail !

On pour­rait croire que le client mail de Google Apps, c’est une ver­sion « plus mieux » de Gmail, non ?

Et bien non, les deux sont dif­fé­rents. C’est une très mau­vaise chose, parce que ça va à l’encontre du prin­cipe de moindre sur­prise : ça ne se com­porte pas comme on l’attend, et de loin (deux logi­ciels d’apparence iden­tique pro­duits par la même entre­prise, on est en droit de croire que ça fonc­tionne pareil — même un infor­ma­ti­cien peut s’y faire avoir, c’est grave). Il est impor­tant pour l’utilisabilité de viser au stream­li­ning et là, c’est le contraire.

Venant au fait : Google Apps Mail ne per­met pas de nom­breuses choses que per­met Gmail. Liste pro­ba­blemnt non exhaustive :

  • pas de labs, très utiles !
  • pas de point variable. Tout point est signi­fiant. La pos­si­bi­lité de fil­trer l’origine des cour­riers en met­tant un point à un endroit ou à une autre n’est plus dis­po­nible (par exemple, que david.lat.a.pie soit donné à des entre­prises sus­cep­tibles de revendre l’adresse à la place de david.latapie, et ce afin de les confondre). Je peux com­prendre d’avoir désac­tivé cette fonc­tion, mais pas de l’avoir conservé sur Gmail. Plus que la fonc­tion, c’est la dif­fé­rence de trai­te­ment entre les deux ser­vices qui me gêne.

Ce que je dis pour Google Apps Mail vaut aussi pour le reste. Déjà, tous les ser­vices Google sont loin d’être acces­sibles dans Google Apps (très loin, même). Quand on veut l’utiliser, on sort de Google Apps, sans s’en rendre compte. Plus gênant est le cas où vous avez un compte sur un ser­vice non Google Apps : en effet, vous arri­vez sur la ver­sion non connec­tée de ce ser­vice. Et si vous vous connec­tez, alors vous per­dez votre connexion à Google Apps et donc du temps de perdu à devoir se recon­nec­ter (quand on y pense !).

Une ébauche de solu­tion est le mul­ti­compte, mais c’est nou­veau et encore bien buggué.

Bref, Google Apps est inté­res­sant (je repar­le­rai de ses avan­tages, notam­ment en terme de péren­nité des don­nées), mais ce n’est pas Google en mieux : c’est Google en dif­fé­rent, et sou­vent en moins bien.

Ter­mi­nons sur une note posi­tive : Google est par­fai­te­ment conscient que Google Apps est plus pauvre que Google nor­mal et a pris des mesures.

Offres d’emploi : du gros n’importe quoi

Tra­vail tem­po­raire, 7 jours. Pré-requis : Par­fai­te­ment bilingue, Bac+5

Et ceci n’est pas si excep­tion­nel que cela. Non, mais où va-t-on ?


Ah et puis ça aussi :

  • Bonnes connais­sances de l’informatique nécessaires.
  • For­ma­tion et connais­sances : DUT infor­ma­tique exigé(e) et BTS infor­ma­tique exigé(e)

On pas­sera sur le fémi­nin tota­le­ment déplacé ici et on savou­rera la pen­sée du nombre de titu­laires d’un BTS ou d’un DUT infor­ma­tique qui ne connaissent rien à l’informatique…

Coder les bons caractères en typographie – sus aux caractères de contrôle !

Je remarque depuis quelque temps sur d’autres sites une sub­sti­tu­tion de carac­tères UTF-8 cor­rect par des carac­tères de contrôle. C’est bien sûr très crade, d’autant plus que les carac­tères idoines existent. Je ne sais pas pour­quoi ça marche (idée : com­pa­ti­bi­lité Micro­soft), mais ça ne devrait pas, me semble-t-il.

Voici une liste, non exhaus­tive. Les uti­li­sa­teurs de navi­ga­teurs texte ou de lec­teurs d’écran sont invi­tés à me signa­ler com­ment les carac­tères de la seconde colonne s’affichent chez eux.

Carac­tères de contrôle mal uti­li­sés
Mau­vais caractère Bon carac­tère
HTML Carac. Nom HTML Carac. Nom
&#133; <contrôle> &hel­lip; points de suspension
&#146; <contrôle> &rsquo; apos­trophe typographique
à trou­ver <contrôle> &ldquo; guille­met anglais ouvrant
à trou­ver <contrôle> &rdquo; guille­met anglais fermant
à trou­ver <contrôle> &laquo; « guille­met fran­çais ouvrant
à trou­ver <contrôle> &raquo; » guille­met fran­çais fermant

Pourquoi éviter Verdana

Parce que dans sa forme natu­relle, elle est énorme et que, par consé­quent, les per­sonnes n’ayant pas Ver­dana (par exemple celles sous Linux), sont mal barrées :

  • Ver­dana impo­sant un pas­sage à font-size:70% pour être exploi­table, les polices de sub­sti­tu­tion, qui elles sont de taille stan­dard, seront illi­sibles car trop petites
  • Micro­soft à décidé de reti­rer ses polices du libre télé­char­ge­ment. (source : DLFP)