Initialement publié le 28 novembre 2005 à 00:16:37
Contexte : l’élimination massive des malades mentaux par le ⅠⅠⅠe Reich.
La liquidation des malades mentaux apprit au régime quelque chose d’essentiel : ce génocide n’avait pas fondamentalement ébranlé la loyauté de la population – une expérience décisive pour la mise en œuvre du programme d’extermination des prisonniers des camps, des juifs, des Tziganes (Roms et Sintis). D’ailleurs, les structures administratives et le personnel ayant fait leurs « preuves » dans l’assassinat des handicapés participèrent ensuite au judéocide.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’assentiment massif des Allemands de l’époque peut être transposé n’importe quand, n’importe où. Regardez la situation aux États-Unis, ou d’une manière générale le panurgisme de l’être humain (revers de l’union fait la force
).
Les esprits chagrins penseront sûrement que j’enfonce des portes ouvertes, que je répète des généralités, mais réfléchissez à deux fois avant de dire : moi, jamais
. On pourrait tous être nés à Leidenstadt, y compris les plus vertueux d’entre nous.
Nous sommes tous capables du pire. Rien n’est trop odieux pour ne pas se reproduire.
Kozkika rescussite un billet de la même trempe de Garfieldd. Cet article lui-même est un rebond sur quelque chose d’effrayant dans ses conclusions : l’expérience de Milgram (il me semble qu’une expérience proche a été effectuée il y a peu, avec des faux prisonniers et des faux gardiens, et que c’était tout aussi réjouissant). Maurice Papon est effectivement une bonne piste.