Le futur d’Internet

Il paraît que l’Internet est cassé. La Natio­nal Science Foun­da­tion veut tout revoir à zéro.

  • L’occasion de mettre en place la Matrice
  • …ou un Inter­net « contre le ter­ro­risme et pour les bons patriotes » ?

Géopolitique d’Internet

Ce dif­fé­rend [sur la main­mise états-unienne sur Inter­net] pos­sède une dimen­sion géo­po­li­tique. Dans un monde de plus en plus glo­ba­lisé, où la com­mu­ni­ca­tion est deve­nue une matière pre­mière stra­té­gique et où explose l’économie de l’immatériel, les réseaux de com­mu­ni­ca­tion jouent un rôle fon­da­men­tal. Le contrôle d’Internet confère à la puis­sance qui l’exerce un avan­tage stra­té­gique déci­sif. Comme, au ⅩⅠⅩe siècle, le contrôle des voies de navi­ga­tion pla­né­taires avait amené l’Angleterre à domi­ner le monde.

[…]

L’hégémonie sur Inter­net donne aux États-Unis, en théo­rie, le pou­voir de limi­ter l’accès à tous les sites du réseau dans quelque pays que ce soit. Ils peuvent aussi blo­quer tous les envois de mes­sages élec­tro­niques de la pla­nète. Jusqu’à pré­sent, ils ne l’ont jamais fait. Mais ils ont la pos­si­bi­lité de le faire. Et cette simple éven­tua­lité inquiète au plus haut point de nom­breux pays.

Le temps est donc venu de récla­mer que l’ICANN cesse d’être sous contrôle de Washing­ton. Et devienne enfin un orga­nisme indé­pen­dant rele­vant des Nations unies.

Le même article nous apprend la loca­li­sa­tion des fameux « ser­veurs racines ». Au nombre de treize, on constate qu’ils sont tous inféo­dés aux États-Unis (à l’exception notable de celui de Stock­holm) : dix aux États-Unis, un à Londres (wouaf ! wouaf !) et le der­nier à Tokyo.

Inter­ne­tActu consacre deux articles à la ques­tion, Le gen­darme du monde garde le DNS sous sa garde et  La gou­ver­nance de l’internet en ques­tion. Le blog de SVM en parle aussi à l’occasion du refus d’ouvrir le tld .xxx.

Partir à l’étranger

Infor­ma­tions à véri­fier avant le départ

  • Le vol­tage. Même s’il est iden­tique, la forme de la prise peut dif­fé­rer, vous empê­chant d’utiliser une prise de terre. C’est le cas en Slovénie.

Les fausses évidences

Horaires d’ouvertures

  • En France, on est habi­tué à ce que l’administration ouvre à 8 heures et ferme à 16h30 voire 17 heures. Ce n’est pas for­cé­ment pareil ailleurs (en Slo­vé­nie, c’est de 7 heures à 15 heures).
  • Véri­fier si l’on tra­vaille le samedi (tou­jours en Slo­vé­nie, beau­coup de bou­tiques sont fer­mées le samedi). Dans les pays n’ayant pas une his­toire chré­tienne (Afrique et Asie prin­ci­pa­le­ment), le jour férié heb­do­ma­daire peut dif­fé­rer et ne pas être le dimanche.

Maté­riel à emporter

  • Câble Ether­net. Essayez d’en trou­ver un pas trop encom­brant (moins de 3 mètres)
  • Véri­fier com­ment on peut avoir un accès à Inter­net. Selon vos objec­tifs, un cyber­café peut suf­fire ou bien il vous fau­dra une connexion personnelle.
  • Une para­pluie pliable, si vous allez dans un pays où il pleut (mais non, je ne pense pas à la Slovénie…).
  • Des acces­soires pré­vus pour le voyage : brosse pliable, sèche-cheveux pliables (je sais que ça existe)…

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : La gre­nouille dans un puits ne sait rien de la haute mer.

La fracture numérique, elle se creuse tous les jours !

Si je veux conti­nuer à exer­cer mon art depuis là où j’ai choisi d’habiter [Dans le Cal­va­dos, à St Julien Le Fau­con, com­mune de 700 âmes, avec une école élémen­taire, et tous les com­merces et ser­vices qui y rendent la vie belle], je n’ai plus qu’à démé­na­ger, les ter­ri­toires qui ne peuvent rece­voir le haut-débit actuel­le­ment sont de plus en plus écar­tés du déve­lop­pe­ment des hautes technologies.

[…]

Je me suis trompé. Bien­tôt 4 ans que j’attends. Comme je suis au chô­mage actuel­le­ment, je me résigne à vendre ou à consi­dé­rer l’endroit où je vou­lais élever ma petite fille comme une mai­son de cam­pagne. Allez, Capu­cine, finies les pro­me­nades à regar­der les vaches et les che­vaux dans la val­lée de la Vie, tu vas regar­der des Porsche Cayenne de Paris te chier du gaz car­bo­nique à la tronche !

Un espoir cepen­dant : le CPL, qui per­met de faire pas­ser Inter­net par le réseau élec­trique (même s’il ne décol­lera qu’en 2006).