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Thème from scratch, partie 2

Après le choix du thème et la rini­tia­li­sa­tion des CSS, pas­sons à la tra­duc­tion du thème. Fort heu­reu­se­ment, ce thème est par pour l’internationalisation (le dve­lop­peur a bien fait son tra­vail).

Je suis donc les ins­truc­tions de tra­duc­tion et tlcharge poE­dit (c’est très mal expliqu : on a l’impression qu’il faut ins­tal­ler get­text pour Dar­win­Port, alors que non).

  1. Tlchar­ge­ment de poEdit
  2. Rapa­trie­ment en local du thème sandbox
  3. Fichier/Nouveau catalogue depuis un fichier POT (sandbox/translation/sandbox.pot). Ne vous inqui­tez pas pour le mes­sage d’erreur.
  4. Rem­plir les infor­ma­tions dans le pre­mier onglet (sauf les formes plu­rielles, car je ne suis pas sûr de ce qu’il faut ren­trer). Pour le second, il vous faut ren­trer à la main le che­min, car le binaire n’a pas de bou­ton Parcourir (perso, je passe par un glisser-dposer sur le Ter­mi­nal — /Users/david/Desktop/sandbox/). Dans le troi­sième, je mets comme mot cl ngettext.
  5. Traduisez-moi tout ç. Beau­coup de texte sera en dou­blon d’un Word­Press de base, je trouve ç dommage.
  6. Enre­gis­trez, copiez-coller fr_FR.mo et fr_FR.po dans /wp-content/themes/sandbox/translation/ (fr_FR.po est facul­ta­tif, sur­tout si vous uti­li­sez poE­dit — c’est la ver­sion lisible à la main du fichier .mo. Mais si un jour vous avez envie de tra­duire rapi­de­ment une nou­velle chaine, vous serez content de l’avoir sous la main)

Si vous avez des pro­blèmes avec poE­dit (ce fut mon cas), vous pou­vez, une fois que vous avez pris le coup, ouvrir votre fichier .po, l’diter à la main (cher­cher msgstr ""») et ensuite seule­ment l’ouvrir avec poE­dit sans rien modi­fier juste pour qu’il gnère le .mo.

Sur l’internationalisation du monde

Voici un texte trans­mit par un ami (il y a trois ans), qui le tient lui-même d’autrui.

Le texte étant intem­po­rel, je me per­mets de le publier, mal­gré sa rela­tive ancienneté.

Dis­cours du ministre bré­si­lien de l’Éducation, en visite aux États-Unis.

Pen­dant un débat dans une uni­ver­sité aux États-unis, le ministre de l’Éducation Cris­to­vam Buarque, fut inter­rogé sur ce qu’il pen­sait au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie. Le jeune étu­diant amé­ri­cain com­mença sa ques­tion en affir­mant qu’il espé­rait une réponse d’un huma­niste et non d’un Brésilien.

Voici la réponse de M. Cris­to­vam Buarque.

En effet, en tant que Bré­si­lien, je m’élèverais tout sim­ple­ment contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gou­ver­ne­ments pour ce patri­moine, il est nôtre.

En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégra­da­tion du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux ima­gi­ner que l’Amazonie soit inter­na­tio­na­li­sée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité.

Si, au nom d’une éthique huma­niste, nous devions inter­na­tio­na­li­ser l’Amazonie, alors nous devrions inter­na­tio­na­li­ser les réserves de pétrole du monde entier.

Le pétrole est aussi impor­tant pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre ave­nir. Et mal­gré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de dimi­nuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.

De la même manière, on devrait inter­na­tio­na­li­ser le capi­tal finan­cier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brû­lée par la volonté de son pro­prié­taire, ou d’un pays. Brû­ler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chô­mage pro­vo­qué par les déci­sions arbi­traires des spé­cu­la­teurs de l’économie glo­bale. Nous ne pou­vons pas lais­ser les réserves finan­cières brû­ler des pays entiers pour le bon plai­sir de la spéculation.

Avant l’Amazonie, j’aimerai assis­ter à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appar­te­nir à la seule France . Chaque musée du monde est le gar­dien des plus belles oeuvres pro­duites par le génie humain. On ne peut pas lais­ser ce patri­moine cultu­rel, au même titre que le patri­moine natu­rel de l’Amazonie, être mani­pulé et détruit selon la fan­tai­sie d’un seul pro­prié­taire ou d’un seul pays. Il y a quelque temps, un mil­lion­naire japo­nais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il fau­drait inter­na­tio­na­li­ser ce tableau.

Pen­dant que cette ren­contre se déroule, les Nations unies orga­nisent le Forum du Mil­lé­naire, mais cer­tains Pré­si­dents de pays ont eu des dif­fi­cul­tés pour y assis­ter, à cause de dif­fi­cul­tés aux fron­tières des États-unis. Je crois donc qu’il fau­drait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit inter­na­tio­na­lisé. Au moins Man­hat­tan devrait appar­te­nir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasí­lia, Recife, chaque ville avec sa beauté par­ti­cu­lière, et son his­toire du monde devraient appar­te­nir au monde entier.

Si les États-unis veulent inter­na­tio­na­li­ser l’Amazonie, à cause du risque que fait cou­rir le fait de la lais­ser entre les mains des Bré­si­liens, alors inter­na­tio­na­li­sons aussi tout l’arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui pro­vo­que­rait une des­truc­tion mille fois plus vaste que les déplo­rables incen­dies des forêts brésiliennes.

Au cours de leurs débats, les actuels can­di­dats à la pré­si­dence des États-unis ont sou­tenu l’idée d’une inter­na­tio­na­li­sa­tion des réserves flo­res­tales du monde en échange d’un effa­ce­ment de la dette. Com­men­çons donc par uti­li­ser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde ont la pos­si­bi­lité de man­ger et d’aller à l’école. Inter­na­tio­na­li­sons les enfants, en les trai­tant, où qu’ils naissent, comme un patri­moine qui mérite l’attention du monde entier. Davan­tage encore que l’Amazonie. Quand les diri­geants du monde trai­te­ront les enfants pauvres du monde comme un Patri­moine de l’Humanité, ils ne lais­se­ront pas tra­vailler alors qu’ils devraient aller à l’école; ils ne lais­se­ront pas mou­rir alors qu’ils devraient vivre.

En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une inter­na­tio­na­li­sa­tion du monde.

Mais tant que le monde me trai­tera comme un Bré­si­lien, je lut­te­rai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seule­ment à nous !

Com­plé­ments :

  • Texte en portugais
  • Texte en anglais
  • Compte-rendu d’Hoaxbuster sur la ques­tion. Pour résu­mer : tout est vrai, mais ça date de 2000, pas de 2004, Buarque n’était pas encore ministre (ce qui n’a pas de consé­quence sur le texte) et l’article a bel et bien été dif­fusé (bien qu’insuffisamment à mon sens), y com­pris par le New York Times le 2 novembre 2003, contrai­re­ment à ce que l’on peut lire.

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