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Correspondances entre les temps du slovène et du français

Le slo­vène a beau­coup moins de temps que le fran­çais : six en tout et pour tout (infi­ni­tif ; passé, pré­sent et futur de l’indicatif ; pré­sent de l’impératif ; plus-que-parfait de l’indicatif qui n’est que très rare­ment employé), à com­pa­rer au vingt-quatre (au moins !) du fran­çais. Lire la suite

Infinitif négatif en français, anglais et slovène

L’infinitif néga­tif est une curio­sité rare­ment uti­li­sée en dehors du méta­lan­gage (lin­guis­tique, ensei­gne­ment d’une langue, didac­tique, péda­go­gie…). Il pose pro­blème à la tra­duc­tion, car cet « infi­ni­tif néga­tif » n’en est un qu’en fran­çais : dans d’autres langues, l’esprit d’un fait absolu (infi­ni­tif) et absent (néga­tif) sera traité par une autre lettre.
  • En fran­çais, la lettre est l’infinitif néga­tif. Ne pas fumer.
  • En anglais, la lettre est le pré­sent pro­gres­sif néga­tif. No smo­king, pas en train de fumer.
  • En slo­vène, j’ignore la lettre, mais il semble que ce soit tra­duit soit par la vieille forme gram­ma­ti­cale (et péri­phras­tique ?) connue sous le nom de supin soit, plus pro­ba­ble­ment (car le supin s’attache géné­ra­le­ment à une inten­tion et une verbe mou­ve­ment), par une phrase ver­bale néga­tive. Kaditi je pre­po­ve­danje, fumer est interdit.

application/francais+correct

J’ai à peine com­mencé à lire votre article et je bute sur mal­gré que…

Désolé mais à la pre­mière ligne ca ne me parait pas être un gage de clarté sur la suite (que je n’ai donc pas lu).

À la pro­chaine ;-)

Éric applique le application/xhtml+xml à la langue fran­çaise : il arrête de par­ser à la pre­mière erreur :-)

application/francais+correct ?

Enseignement d’une langue

On com­prend la gram­maire
On apprend le vocabulaire.

En effet, une langue suit des règles de gram­maire (et de mor­pho­syn­taxe), mais le voca­bu­laire (un cor­pus de mot, ainsi que, par­fois éga­le­ment les ortho­graphes excep­tion­nelles), lui, doit être appris par cœur.

Deux élé­ments à la frontière :

  • l’affixation, régie par des règles, mais qui demande de mémo­ri­ser un grand nombre d’affixes (-tion, tie, -ette, -ure…) ;
  • la conju­gai­son, là encore régie par des règles, mais dont les dés­inances sont encore nom­breuses (eo, ç…).

Gram­maire comme voca­bu­laire fonc­tionnent autant au cas-par-cas qu’à la règle, mais ils repré­sentent néan­moins les cas les plus éloi­gnés de chaque extrême.

L’expression de la quantité en slovène

Ini­tia­le­ment publié le 24 juillet 2005 à 13:35:13

Nombres et décli­nai­sons
Quan­tité Décli­nai­son Exemple Pri­mer
Un Sin­gu­lier Une voiture En avto
Deux Duel Deux voitures Dva avta
Trois ou quatre Plu­riel Trois voitures Trije avti
Cinq ou plus, ou indé­ter­mi­née dénombrable Géni­tif pluriel Des voitures Avtov
Indé­ter­mi­née indénombrable Géni­tif singulier Du lait Mleka

Excep­tion : les durées se comptent tou­jours au nomi­na­tif sept jours → sedem dni et non sedem dnov

Excep­tion à l’exception : les semaines et les mois à par­tir de cinq sont « exemp­tés d’exception » et se comptent nor­ma­le­ment sept mois → sedem tednov1 et non sedem teden

N’essayez pas de devi­ner les dési­nences avec ces exemples, vous n’avez pas assez de don­nées pour le faire.


  1. On dit ted­nov et non tede­nov car le e caduc (pol­glas­nik) s’amuïsse (dis­pa­rait) quand la flexion ajoute une syllabe.

Poser une question

Ini­tia­le­ment publié le 01 mars 2005 à 22:56:05

Trois manières de poser une question :

Forme into­na­tive
Phrase décla­ra­tive avec chan­ge­ment d’intonation (oral) ou point d’interrogation (à l’écrit). Gram­ma­ti­ca­le­ment incor­rect, mais très fréquent.
Registre fami­lier
Tu écris ? Je peux te tutoyer ?
Forme longue
Est-ce que + phrase décla­ra­tive. Peut s’employer n’importe quand, mais c’est long.
Registre cou­rant
Est-ce que tu écris ? Est-ce que je peux te tutoyer ?
Forme inver­sée
Phrase inter­ro­ga­tive. Plu­tôt à l’écrit.
Registre sou­tenu
Écris-tu ? Puis-je te tutoyer ?

Plus d’informations sur Wikipédia.

De l’importance d’apprendre une langue dans sa langue natale

Je prend depuis peu des cours de slo­vène avec une fran­çaise bilingue.

Ça change énor­mé­ment : outre que ce sont des cours par­ti­cu­liers, elle peut m’expliquer les sub­ti­li­tés de la langue, m’avertir des pièges ten­dus aux fran­co­phones… Ainsi, même quand on parle (presque) par­fai­te­ment anglais, comme moi, avoir un pro­fes­seur de langue locu­teur natif de sa langue natale est important.