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Genèse des universités populaires en France

 

 

Les universités populaires sont apparues en France au moment de l’Affaire Dreyfus, lorsque les intellectuels souhaitaient remédier, par le biais de l’éducation, à l’antisémitisme, alors très présent dans les classes ouvrières, explique Denis Rambaud, président de l’Association des universités populaires de France. Elles s’inscrivent dans une mouvance générale : avec la création de la ligue de l’enseignement, l’hygiénisme, les habitations à bon marché… Avant la Première Guerre mondiale, la France comptait trois-cent universités populaires.

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Ce généreux président qui prête tant à rire

La satire politique, qui avait quasiment disparu, est de retour en France. Inspirés par la vie publique et privée du président, les humoristes s’en donnent chaque jour à cœur joie.

Lizzy Davis, The Guardian, Londres.

D’abord, il y eut le divorce, le remariage et les yachts de millionnaires. Puis vinrent les Rolex, le jogging et la « carlamania ». Et aujourd’hui – il était bien temps –, les satiristes entrent dans la danse médiatique.

Les comiques français, régénérés, sont nombreux à en avoir pris leur parti : le meilleur moyen de résoudre un problème comme Nicolas Sarkozy est de le prendre à la rigolade. La plume acérée, la gorge éclaircie, ils sont les pionniers, ils sont le retour de la satire politique populaire.

La satire est bien de retour. Elle avait quasiment disparue dans les années 1980, les comiques engagés en politiques n’ont plus été à l a mode depuis vint ans en France remarque le trublion Stéphane Guillon. Mais, aujourd’hui, avec la crise et Sarkozy, nous, les comiques, nous recommençons à travailler, comme jamais depuis bien longtemps.

La radio est à l’avant-garde de cette révolution de l’humour. Stéphane Guillon, dont les quatre minutes quotidiennes de dynamite politique sont écoutées par deux millions d’auditeurs sur la radio publique France Inter, est le plus connu de toute une clique d’intervenants qui haussent le ton pour répondre aux provocations de l’ère Sarkozy.

Imitateurs, auteurs de sketch radiophoniques ou chroniqueur de la matinale, Laurent Gerra (RTL), Nicolas Canteloup [Europe 1], Didier Porte [France Inter] et consorts savourent les travers, du gouvernement du président bling-bling, attirant un nombre croissant d’auditeurs.

Selon les chiffres publiés le mois dernier, leurs tranches horaires respectives ont gagné plus d’un demi-million d’adeptes en quatre mois. Pour Stéphane Guillon, qui avoue avoir volontairement politisé au fil des deux dernières années, quoi qu’ait fait Sarkozy par ailleurs, il faut au moins reconnaître au président le mérite d’avoir remis la satire à la place qui lui revient, autrement dit au premier rang du répertoire humoristique.

Comme aux États-Unis de George W. Bush, dans la Grande-Bretagne de Margaret Thatcher ou l’Italie de Silvieo Berlusconi, un programme de droite agressif prôné par un dirigeant qui divise et se révèle facile à parodier conduit une foule de citoyens à chercher un exutoire à leur déception.

Nous avons Sarkozy, qui mène une politique très à droite et pratique une sorte de monopolisation du pouvoir, explique Stéphane Guillon. Face à lui, une opposition qui est trop occupée à se tirer dans les pattes pour se faire entendre. C’est un terreau fertile.

Pour les Français de gauche, pourtant, tout ce la ne prête gère à rire. Non seulement ils subissent l’insécurité de l’emploi et la baisse de leur pouvoir d’achat à cause de la crise financière, mais ils sont aussi guidés dans cette tempête par un homme qui, avec ses réformes libérales et sa vie de soap opera, incarne tout ce qu’ils abhorrent.

Satiristes et caricaturistes n’ont pas tardé à exploiter le filon comique de ce président dont beaucoup considèrent, en des temps de graves incertitudes économiques, qu’il se comporte avec désinvolture et extravagance au bras de son épouse top-modèle devenue pop star.

En ce moment, il ne se passe pas une semaine sans que des gens manifestent ou se mettent en grève. Constate Stéphane Guillon. Dans un climat de tension et de malaise, assurent les humoristes, rien d’étonnant à ce que le rire engagé ait le vent en poupe. Comme le dit Figaro, illustre personnage de théâtre français, je me presse d’en rire de peur d’être obligé d’en pleurer.

Assumant ses devoirs de satiristes avec un sérieux consommé, Stéphane Guillon, Didier Porte et les autres sont impitoyables. Ces derniers jours, tous ont planté leurs piques sur Martine Aubry, Rachida Daty ou encore Bernard Kouchner, ministre des Affares étrangères et icône de l’humanitaire – Stéphane Guillon par exemple, sur les critiques ports contre Bernard Kouchner ( dans le livre de Pierre Péan Le Monde selon K., ed. Fayard] : Qu’en a-t-il fait du sac de riz [à Madagascar] une fois que les caméras sont parties ? Est-ce que Christine Ockrent lui a dit : Rapporte-le à la maison, c’est du basmati, ça vaut une blinde ?

Mais la politique français a beau regorger de personnages faciles à tourner en dérision, il en est un que ces nouvelles stars de la radio chérissent plus que tout autre. Saekozy, avec son exercice de pouvoir autoritaire et populiste, ses goûts de luxe et sa vie amoureuse mouvementée, c’est pain bénit pour les satiristes.

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Tomber directement sur le répondeur d’un téléphone mobile

Question
Pour diverses raisons (pas envie de l’avoir en face, de la déranger, vouloir faire concis sans être interrompu, laisser une trace qui peut être réécoutée…), vous voulez laisser un message vocal à une personne. Autrement dit, vous voulez être sûr de tomber sur le répondeur.
Réponse
Appeler le 0 825 29 25 29 ou le 3665. Donnez le numéro de mobile du correspondant et on tombe directement sur sa messagerie, sans faire sonner son portable.

J’ignore si ceci fonctionne depuis l’étranger (en fait, même depuis la France, je n’ai pas essayé). C’est sensé fonctionner avec tous les opérateurs français (y compris les opérateurs virtuels comme Coriolis ou Débitel ?).

Source

Attention : ce service ne sert pas à consulter son répondeur.

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De par Le Monde — 14 août 2007

  • Exporter du nucléaire, une décision politique. Pour résumer : il faut vendre du nucléaire à l’Union méditerranéenne, pas à la Lybie. À une entité supranationale, pas à un État. Comme Jean Monnet l’avait compris, il sera toujours plus dur à un État de déléguer ses prérogatives sur une industrie déjà constituée sur une base nationale que sur une industrie qui n’a pas encore émergé. En refusant de s’inspirer de cet exemple et en signant des contrats de coopération nucléaire binationaux, la France et son président tournent le dos au chemin emprunté par les constructeurs de l’Europe. On ne peut que le regretter, car, dans ce domaine, les premières actions sont souvent décisives et entraînent des conséquences irrattrapables et pourtant prévisibles pour qui veut apprendre de l’histoire. Et c’est ça le pire : les politiciens qui font se genre de chose savent très bien ce qu’ils sèment. Ce n’est pas de l’ignorance, ou même du l’incompétence. C’est de la criminalité.
  • Dick Fosbury : un flop gagnant Toute cette histoire n’est qu’un accident, avance-t-il. J’aimais sauter mais je ne parvenais pas à franchir des barres élevées autrement que sur le dos. […] Pressé par les journalistes locaux qui n’arrivent pas à mettre en mots son style, Dick le baptise Fosbury flop. Autant par goût pour l’allitération que par autodérision, explique-t-il. Et parce qu’un journaliste avait décrit mes sauts comme ceux d’un poisson bondissant hors de l’eau. […] Si le flop a rapidement conquis tous les sautoirs du monde, c’est parce qu’il est naturel, assure-t-il. Avec ou sans moi, il serait né tôt ou tard.

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La récupération en action ?

Certains disent de La France en action que c’est un mouvement de récupérateurs fondé par un type qui veut juste se faire du blé. Moi, je n’en sais rien (je ne connais pas assez son histoire ou son programme), même si j’ai quelques petites idées.

Je ne dirai rien de plus en bien ou en mal sur ce parti ici. C’est juste que je viens de recevoir les bulletins électoraux et m’amuse de voir ceci sur le bulletin de la France en action :

Slogan de « La France en action » en 2007

Ça me rappelle un slogan que j’avais inventé (archive.org vous le prouvera) pour le MEI (lequel a été un temps approché par « La France en action ») :

Slogan du MEI en 2004

Au delà du clivage droite/gauche, Au delà du clivage droite-gauche

Enfin moi, je dis ça, je dis rien — après tout, c’est un slogan simple qui a déjà dû germer dans nombre de têtes). Comme je vous disais, ça m’amuse plus qu’autre chose. L’important, c’est que le ras-le-bol du droite-gauche et des guerres de camp progresse (et ce n’est pas être pragmatique que de dire cela).

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Charlemagne, fierté de la France ? Pas vraiment…

Le rite gallican (rite gaulois), a été aboli par Charlemagne, que l’on a un peut trop tendance à considérer comme la fleur de la France. Autant pour la spécificité (pré-)française. Voir aussi ma note sur les calendriers carolingiens en… haut-allemand. Le rite gallican, remonte au premier siècle de notre ère, est l’un des plus anciens qui aient été. Ceci donne une autre cachet à l’expression la France, la fille aînée de l’Église.

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