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Des Moscovites pas si bêtes

La vie en milieu urbain ren­drait les ani­maux errants — chiens, chats, oiseaux — plus intel­li­gents : telle est la consta­ta­tion effec­tuée par des cher­cheurs russes. Les expli­ca­tions du quo­ti­dien Novyé Izves­tia. Lire la suite

Les étranges amours d’un paon et d’une pompe à essence

2006-06-17 12:51:59, Londres (AFP)

Mis­ter P., un superbe paon plein de pas­sion amou­reuse, passe dix-huit heures par jour à se pava­ner et à faire la roue dans une station-service en Angle­terre pour ten­ter de séduire l’une des pompes à essence, rap­porte dimanche un jour­nal britannique.

Trois mois par an, l’ardent oiseau se met en spec­tacle dans une flam­boyante parade amou­reuse à la station-service de Brierly, au sud-ouest de l’Angleterre, dans le vain espoir de faire une touche auprès d’une des pompes.

Mais après trois ans de fré­quen­ta­tions dou­teuses, les bouf­fon­ne­ries du Roméo à plumes ont attiré l’attention des auto­ri­tés locales, qui veulent main­te­nant cap­tu­rer Mis­ter P. et mettre fin aux exploits de l’oiseau de Vénus.

Les orni­tho­logues sup­posent que le vola­tile est attiré par les cli­que­tis des pompes qui res­semblent aux appels à l’accouplement des paonnes, selon le jour­nal The Times.

La pro­prié­taire de Mis­ter P., Shir­ley Hors­man, raconte qu’au prin­temps, il a de nou­velles plumes à la queue et devient vif. Après, il part à la conquête de l’amour.

Il devient éper­du­ment amou­reux et le cli­que­tis des pompes à essence fait le même bruit qu’une paonne qui crie­rait: Viens me voir, je suis prête ! Chaque fois qu’il entend quelqu’un faire le plein, il pense qu’il est sur le point de par­ve­nir au sep­tième ciel, selon Mme Horsman.

Ca doit être vrai­ment dur pour lui d’écouter toutes ces pompes qui lui donnent le signal à lon­gueur de jour, mais sans lui per­mettre de sou­la­ger sa frus­tra­tion, com­pa­tit la pro­prié­taire de l’oiseau.

Les deux frères de Mis­ter P. sont appa­rem­ment aussi fous que lui, quand il s’agit d’amour: l’un est épris d’un chat, tan­dis que l’autre en pince pour un réver­bère dans un jardin.

Comprends-moi : éthologie du chien

Ques­tion : remuer la queue

  • Un chien a-t-il conscience qu’il remue la queue ?
  • Remuer la queue est-il un com­por­te­ment cou­rant parmi les qua­dru­pèdes, ou bien est-ce spé­ci­fique au chien ?
  • Le loup (ancêtre géné­ra­le­ment reconnu du chien) remue-t-il la queue ?
  • Le lou­ve­teau (on pense que les chiens ont des com­por­te­ments infantiles) ?
  • Les coyotes, cha­cals ou lycaons (ancêtres alter­na­tifs du chien) ?

Com­prendre un chien

Je trouve très frus­trant de ne pas com­prendre les ani­maux fami­liers. Je sais qu’ils sont moins intel­li­gents que nous, mais je sais aussi que de ce sont pas des décé­ré­brés. C’est tou­jours mieux de bien se com­prendre, et ça enlève de la frus­tra­tion des deux côtés. Alors voilà des infor­ma­tions utiles de la part d’un cyno­phile : Un peu d’éthologie : le quizz d’Old Boy.

Com­mu­ni­ca­tion

  • Les chiens se disent bon­jour en se reni­flant. Ils peuvent tout à fait remuer la queue pour indi­quer leur inten­tion paci­fique, ou adop­ter des pos­tures d’intimidations, d’ignorance, d’agressivité, de jeux ou de soumissions.
  • Quand un chien vient vers vous en baillant, ce n’est pas parce qu’il est fati­gué, mais pour dire je viens en paix. Essayez vous-même : allez à la ren­contre de votre chien en bâillant à gorge déployée (le chien bâille cepen­dant aussi quand il a som­meil : fiez-vous au reste du corps pour savoir)
  • Contrai­re­ment aux idées reçues, le chien qui grogne pré­vient qu’il pré­fère ne pas arri­ver à la confron­ta­tion, mais que si votre com­por­te­ment conti­nue dans ce sens, il se défen­dra. Là encore, vous pou­vez vous-même uti­li­ser ce gro­gne­ment quand vous ne devez pas être dérangé, ce sera plus effi­cace que de lui parler.
  • Quand un chien hurle à la mort, il envoie deux messages :
    • il se sent très seul, triste et s’ennuie ;
    • il cherche à rameu­ter ou à entendre le hur­le­ment de ses congé­nères. C’est pour cela aussi que les chiens se répondent en hur­lant d’un bout à l’autre du village.

Domi­na­tion

  • Un chien qui dresse ses oreilles veut mon­trer sa domi­na­tion (le chien hausse aussi les oreilles pour écou­ter : fiez-vous au reste du corps pour savoir)
  • Le chien qui tente de simu­ler un acte sexuel sur un autre chien ou un humain montre qu’il veut domi­ner. C’est un acte social qui n’a abso­lu­ment rien à voir avec un acte sexuel. S’il le fait sur un humain, il faut le rap­pe­ler à l’ordre, ce n’est pas lui le domi­nant : emme­nez votre chien dans une pièce, laissez-le seul deux minutes, puis reve­nez le cher­cher. Au bout de quelque temps, le chien asso­ciera son action au fait de se retrou­ver isolé et ne le fera plus.
  • Quand le chien nous regarde fixe­ment dans les yeux d’un air triste, ce n’est pas parce qu’il qué­mande une frian­dise, mais parce qu’il veut man­ger avec vous, car il estime être du même rang que vous. D’où l’importance de ne pas le satisfaire.
L’auteur a une très bonne conclu­sion : votre chien est heu­reux lorsqu’il a une place claire et défi­nie au sein de la meute de votre famille. Et pour finir : un chien est un chien, pas une peluche ou un enfant ! Il est moins intel­li­gent que nous, il entend des choses que nous n’entendons pas, il ne voit pas cer­taines que nous voyons, il a besoin d’un rap­port dominant/dominé… et il n’aime pas les imper­méables sur la peau. Un chien est un chien, pas un sub­sti­tut d’humain. Laissons-les être des chiens ! Lisez Un vété­ri­naire en colère, il frappe juste. Ainsi que Le sen­ti­ment « ani­ma­li­taire ».

Séduction et rôle des sexes

  • Chez les humains, c’est la femelle qui doit se faire belle pour plaire aux mâles.
  • Chez les autres ani­maux, c’est le mâle qui doit se faire beau pour plaire aux femelles (paon).

Est-ce qu’une majo­rité d’animaux (au moins de ver­té­brés) suit ce schéma, ou bien ma réflexion ne tient-elle que pour une par­tie minoritaire ?

Par ailleurs, j’avais noté (mais impos­sible de retrou­ver le lien sur ce blog) que, dans une île au large de la Guinée-Bissau, la société, non tou­chée par les mis­sion­naires blancs, était res­tée matriar­cale (mais peut-être s’agit-il en fait de matri­lo­ca­lité). L’auteur en pro­fi­tait pour signa­ler que l’Afrique était fon­da­men­ta­le­ment matriar­cale, et que c’était l’influence euro­péenne (seul conti­nent où on ne trouve plus de société matriar­cale) qui avait mené à la patriarchie.

Hominologie

On les appelle big­foot, yéti, soko ou almasty. Des êtres de légendes, entr’aperçus aux quatre coins du monde. Quelques mois après la décou­verte des êtres de Tores en Indo­né­sie et à l’occasion de la redif­fu­sion de Homo Sapiens, voici l’interview de Jean Roche, auteur de Sau­vages et velus. His­toire de décou­vrir une science non offi­cielle : celle des homi­ni­dés reliques.

Texte par Maxence Layet, ini­tia­le­ment paru sur Futu­rinc.

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