Google Docs et visualisation des dossiers non-récursive

Dans Google Docs, vous pou­vez créer des dos­siers et des sous-dossiers. En revanche, quand vous sélec­tion­nez un dos­sier, il ne vous montre pas le contenu du sous-dossier.

Autre­ment dit, c’est le même com­por­te­ment qu’un explo­ra­teur de dos­sier clas­sique, comme explorer.exe ou Finder.

J’espérais que Google Docs pour­rait répondre à la ques­tion « je l’ai mis dans “Tra­vail”, mais où ? ». Il ne me vien­drait pas à l’idée de poser la ques­tion à mon Fin­der ou mon Explo­ra­teur mais, peut-être parce que c’est Google, peut-être parce que c’est du web, j’en attends plus ici. Peut-être une case à cocher « mon­trer les col­lec­tions et docu­ments plus profonds ».

Android : très décevant

Je me suis enfin acheté un télé­phone sous Android (le ZTE Blade).

Je suis très déçu. Rien à voir avec un iPhone.

Je suis pour­tant un afi­cio­nado de Google. Mais là, ce n’est vrai­ment pas convaincant.

Je ne crois pas que ce soit le maté­riel qui soit en cause, mais bien Android. Bien sûr, il y a les réflexes iPhone qui reviennent, mais pas que.

  • La superbe qua­lité gra­phique des icônes d’un iPhone, qui ne peut que rap­pe­ler celle des Mac, est rem­pla­cée par des icônes PlayS­kool qui font pen­ser à du Ubuntu. C’est moche, ça fait plas­tique, ce n’est pas engageant.
  • Sous Mac, faites ce qui vous semble logique et ça marche. Avec Android, on se croi­rait sous du Linux ou du Windows.
  • Éditer un texte, si simple avec un iPhone (pres­sion pro­lon­gée pour invo­quer la loupe) devient décou­ra­geant sous Android.
  • Reve­nir en arrière d’une piche­nette sous iPhone. Avec le bou­ton « retour » sur mon ZTE
  • Sup­pri­mer les appli­ca­tions ? Tou­jours pas trouvé.
  • Appli­ca­tions qui signalent d’elles-mêmes qu’elles doivent être mises à jour et où il suf­fit d’appuyer sur « Tout mettre à jour ». Sous Android, c’est quand vous lan­cez l’application que vous appre­nez qu’il faut la mettre à jour…
  • Pas trouvé com­ment faire des dos­siers (sous iPhone, on déplace les apps l’une sur l’autre.
  • Le dic­ta­phone est non seule­ment laid, mais en plus il est inuti­li­sable (je n’ai pas réussi à lire un seul de mes enre­gis­tre­ments) ; sans même par­ler de la mer­veille de sobriété de la ver­sion iPhone.
  • Pas de sup­pres­sion iner­tielle (vous lais­sez appuyé le bou­ton de sup­pres­sion ; au début, ça sup­prime carac­tère par carac­tère, puis de plus en vite, puis mot par mot). L’iPhone fait ça très bien.
  • Quand une appli­ca­tion est déjà ins­tal­lée, le bou­ton d’installation ne change pas en ins­tallé.
  • Sup­pri­mer quelque chose dans la vraie vie : prenez-le et jetez-le à la pou­belle. Mac : pareil. Win­dows ou Linux : rem­plis­sez un for­mu­laire en trois exem­plaires (le point fon­da­men­tal ici : sur Linux et Win­dows, vous devez vous éloi­gner de l’objet pour agir sur lui, ce qui est contre-intuitif). Main­te­nant, com­pa­rez la sup­pres­sion d’apps sur iPhone et sur Android. Devi­nez qui pro­cure la meilleure expérience ?
  • D’autres points qui, eux, peuvent être liés au télé­phone lui-même, donc ne remet­tant pas en cause Android :
    • faible réac­ti­vité
    • chauffe ! jamais vu ça avec un iPhone
    • dif­fi­culté de lec­ture (c’est clair que ce n’est pas du Retina)

Le tableau n’est bien sûr pas tout noir. D’une part, j’ai davan­tage confiance en Google qu’en Apple, sur­tout qu’Android est Open Source. De plus, un télé­phone Android peut être vu comme une clé USB et la dés­ins­tal­la­tion demande pour­quoi on dés­ins­talle (je suis le genre de per­sonne qui rem­plit sou­vent les ques­tion­naires). De plus, bien des griefs doivent venir du fait que mon télé­phone est bien trop lent.

Après quelques heures à tes­ter Android, j’ai mal aux poi­gnets et aux arti­cu­la­tions des doigts, quelque chose qui ne m’était jamais arrivé avec un iPhone. La quasi-absence de la piche­nette y est pro­ba­ble­ment pour beau­coup. Est-ce le ZTE ou Gin­ger­bread, je l’ignore. J’imagine qu’il y a aussi beau­coup de ques­tions de bre­vets qui empêchent de reprendre les bonnes idées d’Apple, mais quand même…

Je suis fan de Google, mais là, je suis refroidi. Même si je crois en les ver­tus de l’open source, Android nous montre que, une fois encore, quand il s’agit de maté­riel, il faut prendre du Apple !

Ceci est écrit à chaud, je chan­ge­rai peut-être d’avis plus tard. Ou pas. Je suis dans le même état d’esprit que par rap­port à Linux : ça fait près de 10 ans que j’essaie pério­di­que­ment d’y pas­ser, et à chaque fois, je me rends compte que ce n’est tou­jours pas mûr (astuce Google et Linux : ce sont dans les détails que l’on voit la dif­fé­rence). J’ai bien peur qu’Android prenne la même route : un poten­tiel jamais réalisé.

MAJ : j’ai fini par ne plus uti­li­ser du tout mon Android, tel­le­ment je suis déçu. J’ai quand même trouvé un bon point sup­plé­men­taire à Android, c’est la ges­tion des contacts. J’en parle sur Google+.

Révolution dans les sauvegardes de documents avec Lion

En dépit de décades d’exposition du public aux ordi­na­teurs per­son­nels, les habi­tudes et les attentes des gens ont obs­ti­né­ment refusé de s’aligner sur le modèle tra­di­tion­nel consis­tant à créer, ouvrir, et enre­gis­trer des docu­ments. Les vilaines his­toires sont deve­nues des clichés :

  • L’étudiant qui écrit pen­dant une heure sans enre­gis­trer, et qui perd tout quand l’application se plante.
  • L’homme d’affaires qui enre­gistre acci­den­tel­le­ment sur la « bonne ver­sion » d’un docu­ment, et prend sur lui de réin­ven­ter seul ver­sion control – pau­vre­ment – en se contrai­gnant à enre­gis­trer toute nou­velle ver­sion de chaque docu­ment sous des noms légè­re­ment différents.
  • L’utilisateur confirmé du Mac, qui par réflexe choi­sit le bou­ton « Ne pas enre­gis­trer », un docu­ment après l’autre, en quit­tant une appli­ca­tion avec de nom­breuses fenêtres ouvertes, et qui acci­den­tel­le­ment perd le seul docu­ment qui avait réel­le­ment des modi­fi­ca­tions importantes.
  • Le père qui jure qu’il a enre­gis­tré ce docu­ment impor­tant, mais ne peut pas à son grand dam se rap­pe­ler où il l’a mis et com­ment il l’a nommé.

À ce point, on ne peut plus appe­ler cela un pro­blème d’éducation. Nous avons expé­ri­menté l’éducation année après année ; les enfants sont nés et ont grandi jusqu’à leur majo­rité dans l’ère du PC. Et pour­tant, même les plus mor­dus d’entre nous ont perdu des don­nées, du temps, ou les deux, à la suite d’une faute « stu­pide » asso­ciée à la créa­tion, à l’ouverture, ou à l’enregistrement de documents.

Si bien qu’Apple a décrété que dans Lion, ce serait comme c’était sur le Mac ori­gi­nal de 1984, et comme c’est dans iOS aujourd’hui : la machine doit ser­vir l’homme, pas le contraire.

[…]≤/p>

Réflé­chis­sez à cela : jamais de perte de don­nées parce que vous avez oublié d’enregistrer. Quit­ter impu­né­ment les appli­ca­tions. Récu­pé­rer toutes les ver­sions des docu­ments à n’importe quel moment, en tota­lité ou en par­tie. Orga­ni­ser un bel arran­ge­ment des docu­ments et des fenêtres ouverts, en sachant que ce tra­vail dif­fi­cile ne va pas être perdu la pro­chaine fois que vous quit­tez l’application ou avez besoin de redé­mar­rer après une mise à jour de sécurité.

Source : <a href=« http://www.macpuissancedix.com/Sir_07_06.php » » title=« John Sira­cusa sur Lion »>John Sira­cusa sur Lion

Pourquoi lancer des applications avec Spotlight ne marche pas chez les débutants

Si vous ne com­pre­nez pas pour­quoi la frappe du nom d’une appli­ca­tion dans la boîte de recherche peut être beau­coup plus dif­fi­cile que de cli­quer une icône dans le Dock, je sup­pose que vous n’avez pas passé assez de temps avec des uti­li­sa­teurs débu­tants. Ces uti­li­sa­teurs ne connaissent même pas le nom de l’application qu’ils veulent, ou s’il le connaissent, ils ne savent pas com­ment l’écrire.

Source : John Sira­cusa sur Lion

Bien remplir les prénom, second prénom, nom… dans Google Contacts

Sur 7 rea­sons Google Contacts sucks, la pre­mière rai­son énon­cée est qu’il n’y a pas de champ pré­nom, nom du milieu, salutations… dans Google Contacts.

Même si c’est placé de manière sur­pre­nante (pour des rai­sons d’intuitivité peut-être mal ins­pi­rées), il y a bien de tels champs. Mais ils ne sont pas faciles à voir.

Allez sur votre compte Gmail (vous en avez un, n’est-ce pas ?) puis cli­quez sur « Contacts » sur la gauche. De là, cli­quez sur un contacts pour ouvrir sa fiche. Une fois sur sa fiche, sur­vo­lez (pas besoin de cli­quer) le nom. Vous ver­rez une petit icone sur la droite (…). Et là, miracle ! une fenêtre « Modi­fier le nom » s’ouvre, avec les champs attendus !

Vous note­rez que, géné­ra­le­ment, ils sont bien ren­sei­gnés. Google semble se baser sur les règles suivantes :

  • si un seul bloc de texte, c’est un prénom ;
  • si deux blocs de texte cha­cun sépa­rés par une espace, ce sont un pré­nom et un nom, dans cet ordre ;
  • si trois blocs de texte cha­cun sépa­rés par une espace, ce sont un pré­nom, un second pré­nom et un nom, dans cet ordre.

C’est bien sûr assez fra­gile comme règle, mais dans la majo­rité des cas pour des Occi­den­taux, ça marche. Assurez-vous, si vous ren­trez des civi­li­tés, salu­ta­tions ou titres (M., Dr.…) ou des suf­fixes (Jr.) de bien pas­ser par cette fenêtre de modification.

Cepen­dant, même sans ça, je confirme que Google Contacts sucks!

Ikari

Sans même connaître son nom, j’ai su que c’était elle. Il m’a suf­fit de poser sa main sur son corps l’espace d’un ins­tant, pour savoir que celle que je cher­chais depuis des années sans pou­voir mettre un nom des­sus était juste sous mes yeux.

Sobre et élégante, je suis immé­dia­te­ment tombé sous le charme de son galbe par­fait. Je savais pou­voir me repo­ser entiè­re­ment sur elle et elle, elle n’attendait que moi. Hélas ! j’étais déjà pris, par une concur­rente qui voit dans le noir.

Désor­mais, lorsque je cher­che­rai une sou­ris ergo­no­mique, je pour­rais enfin mettre un mot sur mes aspi­ra­tions ou sur le modèle à imi­ter ou dépasser.

La Ikari Mouse.

Miniaturisation et physiologie

Ser­veur cen­tral, minior­di­na­teur, micro-ordinateur, ordi­na­teur por­table… Les ordi­na­teurs n’arrêtent pas de se minia­tu­ri­ser, mais il y a quelques limites qui, elles sont bien déli­cates à dépas­ser. Il en va ainsi de la vitesse de la lumière (sur­tout quand on parle de pipe­lines) ou des effets quan­tiques (tran­sis­tors et disques durs), mais aussi d’une limite plus com­mune : la limite phy­sio­lo­gique.

En effet, quelle que soit la minia­tu­ri­sa­tion de la machine, il vous fau­dra tou­jours y poser les mains et les yeux (au moins dans un ave­nir proche). Actuel­le­ment, nous sommes en passe d’atteindre ces limites. Dans un por­table, tout à tel­le­ment été réduit que les éléments les plus encom­brants sont le cla­vier et l’écran, des inter­faces phy­sio­lo­giques1.

Je viens de pen­ser, en com­pul­sant le numéro spé­cial vingt-cinquième anni­ver­saire de l’Ordi­na­teur Indi­vi­duel (« des cla­viers avec moins de bou­tons »!, p. 122), à une manière de réduire la taille des claviers :

L’écriture pré­dic­tive

En effet, on pour­rait envi­sa­ger d’utiliser cette méthode popu­laire sur les télé­phones mobiles, qui ne néces­site que fort peu de touches. On aurait ainsi un cla­vier de la taille du track­pad. Certes, il res­te­rait la ques­tion de la taille de l’écran…

D’un autre côté, si on se heurte à la limite phy­sio­lo­gique, les com­po­sants n’auront plus à se battre sur le ter­rain de la mini­ta­tu­ri­sa­tion. Ils pour­ront dont s’améliorer sur d’autres points, comme l’autonomie, la légè­reté voire la sou­plesse (un ordi­na­teur enroulable ?)


  1. Le disque dur sera de plus en plus rem­placé par de la mémoire solide, le for­mat huit cen­ti­mètres devrait assu­rer l’intérim avant que la solide rem­place égale­ment les for­mats optiques et les bat­te­ries gagne­ront en capa­cité avec les nou­velles tech­no­lo­gies moins consom­ma­trices. Pour toute ces rai­sons, les limi­ta­tions non phy­sio­lo­giques ne sont pas un grand problème.

Merci Apple pour ce que vous avez fait ; merci Linux pour ce que vous allez faire

J’ai viré Win­dows pour un OS X il y a de cela cinq ans et ne l’ai jamais regretté (sauf pour un jeu ou une appli­ca­tion de temps en temps, mais c’est tou­jours resté supportable).

Paral­lè­le­ment, j’ai tou­jours été conscient qu’Apple est très dan­ge­reuse, puisqu’elle contrôle tant le logi­ciel que le maté­riel. J’ai depuis long­temps signalé cela : Apple et l’Open Source les idées reçues, Apple n’est pas un saint )der­nier en date, iTunes 7 ne per­met plus de par­ta­ger sa musique en local)

Mal­gré tout le bien que je dis de Mac OS X, je garde tou­jours à l’esprit (et ce, depuis le pre­mier jour ou presque), que mon pas­sage à Mac OS X est juste une solu­tion d’attente. D’attente qu’un logi­ciel libre arrive au niveau de fini­tion de Mac OS X.

L’état du (non-)art

En même temps que je me fai­sais ces réflexions, OS X a jus­te­ment pris du poil de la bête (du fauve, pour être exact). En consé­quence de quoi, le nombre d’utilisateurs d’OS X a aug­menté (avec quelques poin­tures). Le suc­cès venant, Mac a com­mencé à atti­rer des codeurs (Send other UNIX boxes to /dev/null). Avoir un Mac est passé de sujet de raille­rie à sujet d’envie.

Ce fai­sant, et c’est là que nous rejoi­gnons les sys­tèmes libres, de plus en plus de codeurs, notoi­re­ment connus pour avoir un sens et un savoir de l’ergonomie et de la cog­ni­tique au mieux per­fec­tible, ont pu consta­ter ce qu’est un logi­ciel bien fichu au niveau de l’interface. Le libre (au moins aujourd’hui) innove peu et copie beau­coup. C’est une tare que les acti­vistes connaissent bien : si une bonne idée sort en pro­prié­taire, elle sor­tira en libre avec des mois de retard, en fai­sant à peu près la même chose (voyez Skype et Wengo, par exemple). Et la « réfé­rence », pour l’interface uti­li­sa­teur, c’est quoi ? Ben oui, c’est Win­dows. Faites l’effort de res­ter un mois sous OS X, et vous ver­rez à quel point Fenêtres est mal pensé, voire hor­rible (et je ne parle pas même pas de la base de registres ou de l’interface Luna).

Pour­tant, si vous regar­dez une appli­ca­tion gra­phique Linux, c’est du Win­dows que vous avez sous les yeux : des menus à cinq ou six niveaux de pro­fon­deur, une absence fla­grante d’intégration ou de com­mu­ni­ca­tion, des hacks pour avoir l’air cool au lieu d’être natu­rel­le­ment cool (je pense à la trans­pa­rence, mais Tim Bray signale aussi les ombres por­tées et l’anticrénelage)… Ce n’est pas pour rien que je crie tant sur Fire­fox et Thun­der­bird, qui jurent tant sur l’exquise inter­face Aqua (je ne parle pas uni­que­ment de look, mais aussi de feel). Sur ce der­nier point, je m’accorde avec John Gru­ber. La ver­sion enfin Cocoa de Fire­fox (rap­pe­lons que ça a été sans cesse repoussé et déjà pro­mis pour la 1.0) semble pro­met­teuse ; je parle aussi d’expérience. Cepen­dant, ce ne sera jamais une « vraie » appli­ca­tion OS X ; plus de détails dans un pro­chain article sur les idées reçues sur Cocoa. Signa­lons qu’Opera ne fait pas mieux que Fire­fox quand il s’agit de por­ter sur Mac.

Enfin bref, je pour­rais conti­nuer long­temps comme ça. C’est d’ailleurs ce que j’ai déjà fait alors, je vous encou­rage si vous ado­rez me lire (;-)), à consul­ter Apple je te hais je t’aime.

Beau ou bon, faut-il donc choisir ?

Ainsi donc, nous avons d’un côté des logi­ciels phi­lo­so­phi­que­ment atti­rants (le libre), mais qui sont assez risibles au niveau de l’interface (Mandrake/Mandriva a long­temps été fameux pour ça, mais toute l’engeance libre souffre de ce défaut). Notons d’ailleurs que bien des logi­ciels gra­tuits, voire libres sous Mac sont bien plus beaux (Vienna). Ce sont égale­ment des logi­ciels en Cocoa, pas des logi­ciels en Car­bon. Ces deux remarques nous confirment donc que c’est l’API, et non le pen­chant phi­lo­so­phique ou un sens esthé­tique supé­rieur de « ceux qui ont fait le bon choix » qui fait le logi­ciel beau. Tout bête­ment, c’est une his­toire d’avoir les bonnes briques à disposition.

Où veux-je en venir ?

  1. Qu’Apple a su avec OS X poser des fon­da­tions solides qui per­mettent ensuite des logi­ciels agréables et convi­viaux. Alors qu’au contraire, Linux, obsédé par Win­dows, a tout juste été capable d’être aussi laid que Win­dows (c’est une forme de com­pa­ti­bi­lité, remar­quez ; l’utilisateur ne sent pas désta­bi­lisé s’il change de machine).
  2. Que tout ceci est une ques­tion de technologie
  3. Que la pous­sée média­tique d’OS X conduit de plus en plus de codeurs à faire quelque chose qui soit non seule­ment uti­li­sable, mais qui donne envie de l’utiliser.

Ubuntu : élégance aux autres

Je me crois dans le vrai lorsque je dis que ce n’est pas un hasard si la dis­tri­bu­tion Ubuntu, aujourd’hui peut-être la plus popu­laire entre toutes (chez les par­ti­cu­liers au moins), a éclos alors que la « ten­dance Apple » (puis­sance UNIX + convi­via­lité Win­dows, des bases solides plu­tôt que des couches de plâtre, la fin des clones de l’interface Win­dows) était si puis­sante. Apple a donné le coup d’envoi du switch mas­sif chez les par­ti­cu­liers, et Ubuntu montre que ce n’est pas parce qu’on est de l’Unix que l’on doit être laid et mal pensé. Linux aussi peut être iSimple.

Reve­nez au début de l’article : je vous disais que mon pas­sage à Mac OS X est juste une solu­tion d’attente. Pour moi, l’attente n’est pas ter­mi­née, mais elle touche à sa fin. En effet, Ubuntu Linux (et plus par­ti­cu­liè­re­ment Xubuntu, tant Gnome – quoi que… – que KDE ayant l’intention de conti­nuer à suivre Win­dows) com­mence à deve­nir fran­che­ment inté­res­sante. Et ce n’est pas que moi qui le dis : le Tri­ton aven­tu­reux sor­tira dans quatre mois et pro­met une mois­son d’innovations qui ne se situe­ront pas que der­rière le capot. J’avais dis il y a quelque mois (Rap­port mino­ri­taire, aspi­ra­tion majo­ri­taire) que les films peuvent agir comme des géné­ra­teurs de demande. Il en va de même de tout ce qui a du suc­cès, et OS X est clai­re­ment de cela. Merci OS X d’avoir mon­tré l’exemple. On peut main­te­nant espé­rer avoir sous peu le beurre (une inter­face à la fois belle et solide) et l’argent du beurre (un sys­tème libre, loin des desi­de­rata d’une société qui sait être détestable).

Et je ne suis pas le seul à le
pen­ser
 : Mark Pil­grim, per­son­na­lité très en vue dans le domaine de l’accessibilité a décidé, pour la pre­mière fois depuis 22 ans, de ne pas ache­ter un Mac (je n’ai pas ses pro­blèmes avec Mail.app, car j’utilise IMAP). Et Tim Bray, un déve­lop­peur Unix un peu connu égale­ment, a très bien expli­qué ce qui ne va pas avec la Pomme : une société para­noïaque (la culture du secret, diront cer­tains), tout est fermé et quand ça ne l’est pas (qu’ils ne peuvent pas faire autre­ment), ils s’arrangent pour que soit le moins ouvert pos­sible (dans le cas de Web­kit, il a fallu pas mal de gueu­lantes côté KHTML et le poids d’un déve­lop­peur du libre, Hyatt, pour que ça passe en libre).

Des tas d’applications n’ont pas leur pareil sur Linux. Aperçu est excellent, le colo­ri­mètre numé­rique aussi (il pour­rait être un poil amé­lioré), ainsi qu’Adium (j’ai vu GAIM — je vous le laisse) ou un truc aussi simple que la cal­cu­lette). Safari est vrai­ment rapide, Omni­web est très puis­sant (mais trop lent), Quick­Sil­ver n’est pas mal du tout, et, bien sûr iTunes est le roi (bien que, là encore, je ne peux pas tou­jours remer­cier Apple). Rien de tout ceci n’existe sous Linux, mais j’ose croire, quand je vois les pro­grès impres­sion­nants effec­tués par Ubuntu, que ce n’est qu’une ques­tion de temps. En deux ans, cette dis­tri­bu­tion a filé une claque à toutes les grandes qui patau­geaient dans un immo­bi­lisme confor­table (désolé pour les défen­seurs de l’une ou de l’autre, c’est l’impression que ça me donne).

Conclu­sion

Mac OS a ouvert il y a vingt ans la voie des inter­faces gra­phiques. Aujourd’hui encore, il reste la réfé­rence dans l’ergonomie informatique.

Cepen­dant, Mac OS est un pro­duit pro­prié­taire et pro­priété d’une entre­prise poten­tiel­le­ment très dan­ge­reuse, Apple, dont la maî­trise tech­nique n’a d’égale qu’une vision inquié­tante de la rela­tion aux uti­li­sa­teurs, allant du mépris à la paranoïa.

Le récent suc­cès de Mac OS dans le grand public a per­mis, enfin ! de poser la ques­tion de l’ergonomie dans une com­mu­nauté habi­tuée à faire du gen­til, fonc­tion­nel, effi­cace… et laid, voire rebutant.

On est en droit d’espérer avoir bien­tôt le meilleur des deux mondes : un pro­duit stable et convi­vial (fusion UNIX/Windows pro­duite par OS X), et l’assurance d’une cer­taine tran­quillité d’esprit (fusion OS X pour l’interface et logi­ciel libre pour la tran­quillité pro­duite par Ubuntu ou son successeur).

Merci Apple pour ce que vous avez fait ; merci Linux pour ce que vous allez faire.

Touche(s) + espace

  • cmd+espace : Spot­light en menu dérou­lant. Pouce.
  • cmd+maj+espace : Spot­light en fenêtre indé­pen­dante. Pouce.
  • alt+espace : bas­cule cla­vier. Pouce.
  • alt+maj+espace : espace insécable.
  • ctrl+espace : QuickS­li­ver. Auri­cu­laire.
  • ctrl+maj+espace : rien. Néces­si­te­rait que je passe sur le pouce, ce serait assez déli­cat pour les doigts (un mou­ve­ment de pin­çage, mais avec l’auriculaire)

Ce ne fut pas évident, mais j’ai réussi à tout caser en :

  1. réflé­chis­sant (l’écriture de ce billet m’a aidé)
  2. désac­ti­vant le contre-cycle des cla­viers vir­tuels. N’ayant que de cla­vier, le cycle revient à une bas­cule, donc pas besoin de deux touches.

Juste pour info, Apple ne per­met pas de map­per Spot­light sur cmd+espace).

Si vous n’avez pas com­pris à ce billet, mettez-vous devant un cla­vier Mac (ou PC, en rem­pla­çant cmd par win mais ça res­te­rais moins compréhensible).

Question : interdire l’indexation de certains billets

Dans la même genre que ma doléance pour des CSS embar­quées dans Dot­Clear, je vou­drais pou­voir per­son­na­li­ser le com­por­te­ment des robots sur cer­tains billets. Dans les deux cas, il s’agit de pou­voir modi­fier les head.

Plus exac­te­ment, ce coup-ci, je vou­drais que les moteurs de recherche n’indexent pas les PDF de mes articles (qui, d’ailleurs, ne fonc­tionnent pas pour le moment). Quelque chose du genre <meta name="robots" content="noindex, nofollow">. Je ver­rais bien en faire autant pour la syn­di­ca­tion (fils atom, RSS ou autre).

Pour le moment, la pré­sence d’un .htac­cess avec deny all dans le réper­toire des PDF n’a en rien impacté sur la chose : j’ai des méga-octets de PDF géné­rés dès qu’un robot vient à pas­ser. Quant au réfé­ren­ce­ment, les « vraies pages » sont étouf­fées par des liens RSS, Atom ou PDF. Pas idéal pour l’internaute.

Résultat (encombré) d’une recherche Google
Résul­tat (encom­bré) d’une recherche Google

Cepen­dant, pensez-vous que cela impac­tera sur mon réfé­ren­ce­ment ? Le contenu est exac­te­ment le même, après tout, mais d’un autre côté, il est trois fois moins pré­sent. Mais ça veut aussi dire que les résul­tats de recherche ne sont pas encom­brés par des retours dif­fi­ci­le­ment exploi­tables et qui font fuir l’internaute.

Une idée ?