Du minimalisme en informatique

J’appelle mini­ma­lisme dans ce cas bien pré­cis, du code qui ne génère pas des débauches de giga­oc­tets pour un truc qui se fai­sait en dix fois moins gros cinq ans aupa­ra­vant tout en ayant au moins 90 % des fonc­tions. Pour citer Krysz­tof von Murphy :

[Ce qui me choque, c’est] le fait que le moindre uti­li­taire fasse plu­sieurs mégas, qu’Office gas­pille des Go sans faire plus de choses qu’Office pour Win95 qui ne fai­sait pas 100 Mo, et qu’un docu­ment Word ne tienne plus sur une disquette !

Tou­jours plus. Ça ne vous rap­pelle rien ?

Or donc, du code élégant de concision

  • Per­mis­sions informatiques
  • Les cham­pion­nats de code concis, comme les demo­par­ties ou bien le code DeCSS, ou com­ment contour­ner un pro­tec­tion à plu­sieurs mil­lions de dol­lars avec un code qui tient sur un mor­ceau de papier (moins d’un kilooctet).
  • Le tra­vail vec­to­riel, comme du PDF bien fait ou du Flash (que je n’aime pas, mais reconnaissons-lui d’être com­pact. Ainsi que les fichiers source de POVRay (lien vers une artiste en herbe).
  • La musique inter­pré­tée que sont les modules.
  • Le XHTML strict + CSS sans image, qui là encore est de l’interprétation d’instructions, plu­tôt que du « tas de plâtre »

Dans tous ces cas (sur­tout les trois der­niers), il s’agit de ne pas don­ner un gros machin à l’ordi avec ins­truc­tion de tiens, débrouilles-toi avec, mais au contraire de lui don­ner quelque chose de raf­finé, d’« intel­li­gent », oserais-je dire qui a du sens (sémantique) ?

Lire aussi De l’usage de la truelle en infor­ma­tique et, sur Wiki­pé­dia, Hack value.

Esthétique de la concision : la permission informatique

Vous pou­vez lire et uti­li­ser ceci, mais vous ne pou­vez pas écrire dessus

En infor­ma­tique, ceci se dit avec un chiffre, un seul : 5

Conti­nue rea­ding

Modules : musique sémantique

J’ai enfin trouvé un lec­teur capable de lire les modules sur Mac !

Que sont les les modules ?

Plus connus sous le nom de tra­ckers (.s3m, .mod, .it, .xm pour les plus connus), ils sont appa­rus dès le temps de l’Amiga et de l’Atari et sont tech­ni­que­ment entre le fichier audio « brut » (.wav ou .aiff — PCM) et le fichier de réfé­rence MIDI (qui est une base de don­nées à uti­li­ser en conjonc­tion avec des « ins­tru­ments », char­gés géné­ra­le­ment dans la mémoire morte de la carte-son). La série des eJay (Rave eJay, Dance eJay…) est un reloo­kage de cette tech­no­lo­gie. En fait, ce sont des sortes de « tables de mixage auto-exécutables » ou, pour faire une com­pa­rai­son avec le monde de la pro­gram­ma­tion, de la « musique inter­pré­tée ».

Au final, des fichiers qui pour les meilleurs atteignent la qua­lité de la « vraie » musique avec des tailles qui se comptent en kilo-octets (de la musique séman­tique, si on veut).

Pour télé­char­ger des modules, la réfé­rence est le réper­toire « tra­ckers » sur dmoz. Vous trou­ve­rez une expli­ca­tion com­plé­men­taire (plus tech­nique et moins de réflexion, en anglais) sur Wikipédia/EN Comme d’habitude avec Wiki­pé­dia, si le cœur vous dit de tra­duire (moi, je n’ai pas le temps), vous pour­rez mettre votre tra­duc­tion sur Wikipédia/FR ainsi que Wikipedia/FR, en licence GPL.

Notez cepen­dant que les modules s’accommodent mal de musique non syn­thé­tique (après tout, ce sont les pré­cur­seurs de la techno) : à part quelques essais au piano (l’instrument le plus facile à syn­thé­ti­ser), les meilleurs mor­ceaux sont de la techno (les mor­ceaux de heavy metal sont sys­té­ma­ti­que­ment de mau­vaise qua­lité ; n’étant pas un fan, mon juge­ment est cepen­dant biaisé).

Enfin, les modules servent exclu­si­ve­ment à de l’ins­tru­men­tal (au pire, des samples de voix, comme en techno).

Si vous cher­chez des modules, voici quelques liens :