Les grappes de console ont-elles de l’avenir ?

Ini­tia­le­ment publié le 23 octobre 2003 à 12:20:00

Au-delà de la blague et ou de l’exploit tech­nique, les ins­tal­la­tions de Linux sur des grappes de PlayS­ta­tion 2, pla­te­forme moins oné­reuse qu’un PC, ont-elles un inté­rêt industriel ?

Conti­nue rea­ding

L’écriture, ferment d’un peuple

Les Perses, les Grecs et les Romains, dit-il, ont dis­paru de la terre, et un petit peuple dont l’origine pré­céda celle de ces grands peuples existe encore grâce à un livre mys­té­rieux donné à lire à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants : désor­mais, ce furent les livres sacrés et leur étude qui empê­chèrent ce peuple dis­persé de se désagréger.


La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Si vous pla­ni­fiez pour un an, plan­tez une graine. Pour dix ans, plan­tez un arbre. Pour cent ans, éduquez un peuple.

« La laïque » pour mieux appréhender le religieux

Pour Dalil Bou­ba­keur, ancien élève du lycée Bugeaud, à Alger, l’apprentissage de la valeur « laï­cité » a été déter­mi­nante. Cela peut paraître para­doxal que quelqu’un issu de l’enseignement laïque fran­çais soit rec­teur de la Mos­quée de Paris. Ce n’est peut-être pas un hasard.

Détail amu­sant : un jour, lors d’une grande céré­mo­nie reli­gieuse œcumé­nique à Paris, nous nous sommes retrou­vés, le car­di­nal Lus­ti­ger, le grand rab­bin Sitruk et moi-même. Nous nous sommes rendu compte que nous étions tous les trois issus de la Laïque, et non pas sor­tis de nos écoles reli­gieuses res­pec­tives. Nous en avons parlé, nous nous sommes dit que peut-être cette for­ma­tion laïque était un atout pour l’évaluation du rap­port au reli­gieux, quel qu’il soit.

Pour moi, la laï­cité est née des textes de Vol­taire. En fai­sant sou­rire sur les abus des pou­voirs reli­gieux, il nous a ren­dus encore plus authen­ti­que­ment spi­ri­tuels. Sans la dimen­sion uni­ver­selle de cette for­ma­tion, la fonc­tion que j’occupe aurait pu dévier vers une forme plus sec­taire, une vision plus réduite des êtres humains, qui n’aurait pris en consi­dé­ra­tion que les croyants et les fidèles de ma seule tradition.

L’opportunité d’un matériel payant

Pour répondre à une ques­tion que m’a posé Denis Bouf­flet : d’où est-ce que tu vient ?

Je ne viens ni du gra­phisme, ni de la typo­gra­phie ou de l’imprimerie. Tout ce que je sais sur le codage Web, je l’ai appris par moi-même ces cinq der­nières années. Dit autre­ment : ce que je fais, vous pou­vez le faire.

Je conçois cepen­dant qu’il est dif­fi­cile de s’y retrou­ver dans toutes ces notes épar­pillées. J’envisage d’écrire un gros article sur tout cela. Ce pour­rait même être un livre élec­tro­nique. Mais un tel livre prend du temps à composer.

Seriez-vous prêt à payer pour un tel livre (qui ne serait dis­po­nible que sous forme élec­tro­nique) ? Combien ?

Le français en Slovénie, beurk (1) : enseignement public

Je connais deux pro­fes­seurs de fran­çais, un étudiant fran­çais en pre­mière année d’étude en Slo­vé­nie et deux anciennes élèves de français.

Dans les cinq cas, ils sont catas­tro­phés des pro­fes­seurs slo­vènes de fran­çais : imbus de leurs com­pé­tence (qui ne fait guère illu­sion devant un natif), ou bien mau­vais péda­gogues, qui arrivent à dégoû­ter les élèves d’apprendre notre langue.

Je suis moi-même (occa­sion­nel­le­ment) ensei­gnant de fran­çais. Je suis conscient que je ne suis pas fameux (quoique… j’ai eu de bons échos, mais je ne suis pas sûr de leur objec­ti­vité), mais je n’ai pas non plus de diplôme ni de connais­sance théo­rique en didac­tique (la science appli­quée de l’enseignement, qui dif­fère de la péda­go­gie, notion plus vague et plus « intuitive »).

Bref, j’ai l’impression que l’enseignement public (c’est appa­rem­ment mieux dans le privé) du fran­çais en Slo­vé­nie est à revoir.

Le français en Slovénie, beurk (1) : enseignement public

Je connais deux pro­fes­seurs de fran­çais, un étudiant fran­çais en pre­mière année d’étude en Slo­vé­nie et deux anciennes élèves de français.

Dans les cinq cas, ils sont catas­tro­phés des pro­fes­seurs slo­vènes de fran­çais : imbus de leurs com­pé­tence (qui ne fait guère illu­sion devant un natif), ou bien mau­vais péda­gogues, qui arrivent à dégoû­ter les élèves d’apprendre notre langue.

Je suis moi-même (occa­sion­nel­le­ment) ensei­gnant de fran­çais. Je suis conscient que je ne suis pas fameux (quoique… j’ai eu de bons échos, mais je ne suis pas sûr de leur objec­ti­vité), mais je n’ai pas non plus de diplôme ni de connais­sance théo­rique en didac­tique (la science appli­quée de l’enseignement, qui dif­fère de la péda­go­gie, notion plus vague et plus « intuitive »).

Bref, j’ai l’impression que l’enseignement public (c’est appa­rem­ment mieux dans le privé) du fran­çais en Slo­vé­nie est à revoir.

Limites de la démocratie (2)

Suite du pré­cé­dent (ouh ! le beau pléonasme).

Je crois que c’est du Cor­né­lius Cas­to­ria­dis, mais c’est de mémoire.

La démo­cra­tie est dan­ge­reuse en ceci qu’elle donne autant de pou­voir au séna­teur qu’au concierge, sans leur don­ner autant de sagesse.

(j’en avais déjà parlé)

Qu’en pensez-vous ?

Comme me le signale Yves Duel, ma for­mu­la­tion était au mieux mal­adroite, j’ai trop sorti l’idée de son contexte et l’ai insuf­fi­sam­ment signalé.

Cas­to­ria­dis par­lait du droit de vote. Le rai­son­ne­ment de Cas­to­ria­dis peut mener au retour du suf­frage cen­si­taire (seule une élite à la capa­cité de voter) ou à la « confis­ca­tion par les experts » (atten­tion, je n’ai pas dit que c’est ce que pen­sait Cas­to­ria­dis ; c’est juste une pos­sible manière – mal­heu­reuse – de réuti­li­ser ses arguments.

Ces deux sens (cens ou confi­sac­tion) ne me semblent pas une bonne idée et c’est appa­rem­ment l’avis de M. Cas­to­ria­dis (que je n’ai pas lu et je devrais), puisque la réponse Edu­ca­tion figure dans Casto.

Un grand pou­voir implique une grande res­pon­sa­bi­lité. Et cette res­pon­sa­bi­lité, elle se gère grâce au civisme (pour conju­guer inté­rêt géné­ral et inté­rêt par­ti­cu­lier) et à l’éduca­tion (pour com­prendre de quoi on parle).



La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : C’est pas parce qu’ils sont nom­breux à avoir tort qu’ils ont raison.