Introspection, relation aux autres

La lec­ture du billet de Ron l’infirmier (via Embruns) m’a fait com­prendre (enfin, peut-être) pour­quoi j’étais si mal vu à l’école primaire.

J’ai tou­jours eu des manières effé­mi­nées, ce qui est ren­forcé par un phy­sique ecto­morphe, pré­sen­te­ment des che­veux longs (que j’avais aussi mi-longs à l’époque mais alors pour rai­son d’impé­cu­nio­sité) et une force mus­cu­laire réduite. Et les filles ne m’ont inté­ressé que fort tard. Quoi qu’il en soit, ce jour fati­dique où j’ai pres­senti que je serais le der­nier choisi pour les équipes de foot en sport au pri­maire (pres­sen­ti­ment qui s’est avéré) reste mar­qué au fer rouge au fond de mon être. Ajou­tons que, ayant grandi sans pré­sence mas­cu­line, j’étais natu­rel­le­ment porté à une faible confiance en moi (voir Coup de blues) ; ce der­nier point (la cor­ré­la­tion entre un entou­rage for­te­ment fémi­nin chez un gar­çon et le manque d’amour-propre) m’a été affirmé par une amie serbe qui a connu quelques per­sonnes dans le même cas que moi (le pour­quoi est assez facile à devi­ner, avec les guerres de Yougoslavie).

Pour finir, je me demande si je ne serais pas un bisexuel contra­rié (avec une com­pagne asexuelle, sinon, ce n’est pas drôle). Un ami hétéro qui a bien poussé sa com­pé­tence en gay­dar m’affirme que je ne suis pas un homo contra­rié ; peut-être alors suis-je de niveau 1 ou 2 sur l’échelle de Kins­ley (à ne pas confondre avec Keir­sey, dont les tra­vaux se rap­prochent du MBTI). Remar­quez, un excellent ami est ignos­tique, même moi j’ai du mal à le com­prendre… qui se res­semble s’assemble, comme on dit.

Ceci n’explique pas tout, bien sûr : j’ai tou­jours été assez intel­lec­tuel (vous l’aviez remar­qué, j’imagine :-) ), pas­sais mon temps dans les livres (j’avais créé un club CDI dans mon deuxième col­lège) et ne jouais pas au foot (Rien à fout’ du foot — Je suis aller­gique au foot, dans les condi­tions nor­males de tem­pé­ra­ture et de pres­sion.).

Voilà, c’est fini pour aujourd’hui. Veuillez nous excu­ser pour cette inter­rup­tion momen­ta­née des articles poten­tiel­le­ment inté­res­sants, inter­rup­tion mal­heu­reu­se­ment dépen­dante de notre volonté. Je caresse cepen­dant le (pas-si) secret espoir que quelques un des liens four­nis au fil du texte soient utiles à cer­tains d’entre vous.


La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : La chose la plus ter­ri­fiante, c’est de s’accepter soi-même complètement.

Quand le jeu vidéo ne sert pas qu’à jouer

Ini­tia­le­ment publié le 20 juin 2006 à 05:13

America’s Army, Marine Doom, serious game, mili­tain­ment… Ces noms ne signi­fient sûre­ment rien pour vous. Les deux pre­miers sont des noms de jeux de tir à la pre­mière per­sonne (FPS) déjà assez anciens. Ce n’est pas leur valeur tech­no­lo­gique qui est inté­res­sante, ni peut-être même leur valeur ludique et leur game­play, mais leur objec­tif et leur audience.

En effet, ces deux jeux-là ne sont pas des jeux « clas­siques », que nous pour­rions appe­ler des « jeux ludiques ». Il n’y pas vrai­ment pléo­nasme dans cette der­nière expres­sion, car depuis un peu plus d’une dizaine d’années appa­rait ce que les Anglo-saxons appellent des jeux sérieux, c’est-à-dire des jeux avec un objec­tif didactique.

On dit que la honte est un puis­sant fac­teur d’apprentissage. Le jeu en est un aussi. Dans les jeux sérieux, c’est par le jeu que l’on va sen­si­bi­li­ser l’utilisateur à quelque chose, en le pla­çant dans un état hau­te­ment récep­tif. Ainsi, un jeu comme America’s Army (et son ancêtre Marine Doom) a-t-il pour objec­tif de mon­trer à des recrues poten­tielles com­ment se passe réel­le­ment le quo­ti­dien (ou presque) de l’armée des États-Unis. Ce jeu est for­te­ment contro­versé, accusé de n’être ni plus ni moins que de la pro­pa­gande éhon­tée voire men­son­gère, mais c’est une autre question.

Le jeu sérieux et ses cousins

Jeu sérieux et jeux éducatifs

Vous connais­sez tous les jeux éduca­tifs clas­siques, des­ti­nés aux enfants ou aux ado­les­cents. Qu’il s’agisse d’apprendre à lire, comp­ter ou jar­di­ner, ils sont pré­sents depuis plu­sieurs années et ren­contrent un suc­cès cer­tain, per­met­tant aux jeunes de se fami­lia­ri­ser avec un ordi­na­teur tout en leur appre­nant des choses de la vie. Apprendre en s’amusant.

Jeu sérieux et simulateur

On avait fin 2001 glosé sur l’usage de simu­la­teurs de vol par Al-Qaïda pour pré­pa­rer les atten­tats du 11-Septembre ; il s’agit de quelque chose de simi­laire. Cepen­dant, alors qu’un simu­la­teur doit sim­ple­ment recréer des condi­tions réa­listes, un jeu sérieux doit, lui, être amu­sant pour pla­cer le sujet dans un état pro­pice à l’apprentissage. Ainsi, simu­la­teur et jeu sérieux pour­suivent des buts proches, mais dif­fé­rents et par­fois oppo­sés : dans un contexte didac­tique, un jeu sérieux sera plus effi­cace si c’est une bonne simu­la­tion ; cepen­dant, une simu­la­tion est sou­vent moins « pre­nante » qu’un autre type de jeu.

Typo­lo­gie des jeux sérieux

Mili­tain­ment

Mot-valise formé de mili­tary et enter­tai­ne­ment, c’est un type de diver­tis­se­ment ayant pour objec­tif de rendre l’Armée atti­rante. Lar­ge­ment uti­lisé par les États-Unis (notam­ment les sus­men­tion­nés Marine Doom et sur­tout America’s Army). Il ne s’agit pas uni­que­ment de jeux vidéo : n’importe quel « Army Chan­nel » rentre égale­ment dans cette caté­go­rie. Lire Wiki­pe­dia – Militainment

D’autres sous-genres

Les jeux sérieux sont sur­tout connus pour leur fina­lité mili­taire, voire mili­ta­ri­sante. C’est le type de jeux le plus fré­quent, mal­heu­reu­se­ment. Rap­pe­lons cepen­dant, pour res­ter opti­mistes, que c’est un schéma clas­sique : beau­coup de tech­no­lo­gies ont d’abord servi à l’armée (ou à la por­no­gra­phie) pour ensuite trou­ver un usage ailleurs.

  • Moins guer­rier que les deux jeux pré­ci­tés, Pax War­rior est un « jeu » sur le géno­cide au Rwanda. Le joueur doit essayer de limi­ter les tue­ries1.
  • Inter­ac­tive Trauma Trai­ner a, comme son nom l’indique, pour objec­tif d’entraîner à la méde­cine en condi­tions d’urgence. Certes, là encore, la fina­lité est les méde­cins mili­taires, mais c’est tout à fait expor­table à autre chose.
  • Making His­tory (à la fois faire l’Histoire et faire date, un jeu de stra­té­gie his­to­rique ayant pour objec­tif de déve­lop­per l’esprit cri­tique et les capa­ci­tés de négociation.
  • Avec Food Force on quitte le domaine de la guerre : l’objectif du jeu créé par le pro­gramme ali­men­taire mon­dial des Nations-Unies est de sen­si­bi­li­ser les 8–13 ans au pro­blème de la faim dans le monde2. Food Force va sus­ci­ter l’intérêt des enfants et leur faire com­prendre que c’est la faim qui tue plus de gens que le sida, le palu­disme, et la tuber­cu­lose réunies.

Le futur de l’éducation

Je vais ter­mi­ner avec une cita­tion de l’un des livres pré­fé­rés, Trans­hu­man Space, un jeu de rôle (mais bien plus, puisque c’est du GURPS !), tiré de la rubrique éponyme de mon blog perso (hop !, un peu de pub). Ce livre reflète nombre de mes visions sur ce siècle qui com­mence, et cette cita­tion ne fait pas exception :

Au ving­tième siècle, l’éducation était conçue pour pré­pa­rer les gens à la vie dans une civi­li­sa­tion de la Seconde vague. Les enfants appre­naient les com­pé­tences néces­saires pour être effi­caces dans une usine : alpha­bé­ti­sa­tion, arith­mé­tique, ponc­tua­lité, dis­ci­pline et tra­vail d’équipe. Ils appre­naient aussi l’idéologie domi­nante de leur nation, à laquelle ils étaient cen­sés se confor­mer. Les écoles étaient elles-mêmes orga­ni­sées comme des usines de tra­vail à la chaîne, pre­nant des jeunes enfants comme matière pre­mière et déli­vrant des citoyens-travailleurs comme pro­duits finis. Apprendre était un tra­vail, et pour nombre d’enfants, un tra­vail pénible et difficile.

Aujourd’hui, l’éducation est bien plus impor­tante qu’elle ne l’était en 2000. Les enfants doivent acqué­rir des com­pé­tences tech­niques bien plus com­plexes. En même temps, au lieu de devoir ingur­gi­ter une seule idéo­lo­gie, ils doivent apprendre à recon­naître et trai­ter l’imposante masse de mèmes à laquelle ils seront confron­tés une fois adultes. La charge sur le sys­tème éduca­tif serait insup­por­table si l’on uti­li­sait encore les méthodes de l’ère indus­trielle. À la place, l’éducation moderne repose sur des moyens de rendre le pro­cédé d’apprentissage aussi facile et incons­cient que pos­sible. Les enfants ne se sentent plus obli­gés d’apprendre. Au contraire, ils apprennent aussi natu­rel­le­ment qu’ils res­pirent ou jouent, leur curio­sité natu­relle mise à défi par des jouets infor­ma­tiques et des médias ludiques.

À bon enten­deur, joystick !

Dans la même veine, je vous conseille la lec­ture de Jeu vidéo éduca­tif (qui aborde entre autres la ques­tion de la liberté de la connais­sance, mise à mal ces der­nières années et de la « connais­sance publi­ci­taire ») et L’éducation dans
la Cin­quième Vague
.

Ils en parlent mais ne me le disent pas, les petits cachottiers :



  1. Il n’est cepen­dant pas pos­sible de faire moins que le décompte offi­ciel, ce qui me parait fort poli­ti­que­ment correct.
  2. Le jeu est un peu bug­gué, sur la mis­sion de convoyage de nourriture.

Enseignement d’une langue

On com­prend la gram­maire
On apprend le vocabulaire.

En effet, une langue suit des règles de gram­maire (et de mor­pho­syn­taxe), mais le voca­bu­laire (un cor­pus de mot, ainsi que, par­fois égale­ment les ortho­graphes excep­tion­nelles), lui, doit être appris par cœur.

Deux éléments à la frontière :

  • l’affixation, régie par des règles, mais qui demande de mémo­ri­ser un grand nombre d’affixes (-tion, tie, -ette, -ure…) ;
  • la conju­gai­son, là encore régie par des règles, mais dont les dés­inances sont encore nom­breuses (eo, ç…).

Gram­maire comme voca­bu­laire fonc­tionnent autant au cas-par-cas qu’à la règle, mais ils repré­sentent néan­moins les cas les plus éloi­gnés de chaque extrême.

À partir de quel âge responsabiliser un enfant

Confier très tôt de (petites) res­pon­sa­bi­li­tés à un enfant peut par­fois lui per­mettre de déve­lop­per une cer­taine aisance. Mais cela peut aussi induire des angoisses qui rejailli­ront sur la per­son­na­lité de ce futur adulte. Tout est affaire de modération…

Par Domi­nique de Greef pour Le Monde de l’éducation, mai 2006.

Conti­nue rea­ding

Le futur de l’éducation

Denis Ram­baud, pré­sident de l’Association des uni­ver­si­tés popu­laires de France, Sciences humaines, mai 2006.

Le déve­lop­pe­ment des uni­ver­si­tés popu­laires s’explique sans doute par la conjonc­tion de plu­sieurs facteurs.

La mon­tée en puis­sance de la réduc­tion du temps de tra­vail a aug­menté la dis­po­ni­bi­lité des gens. Des mou­ve­ments pro­téi­formes tels que les cafés philo montrent qu’il y a égale­ment une volonté de réin­ven­ter des formes col­lec­tives d’apprentissage, de réflexion, de découverte.

Plus fon­da­men­ta­le­ment, nous sommes dans une société où toute une série de repères clas­siques a changé. Où les indi­vi­dus adhèrent moins à des sys­tèmes idéo­lo­giques tout faits, et cherchent à construire un schéma d’analyse de la société qui leur soit per­son­nel. Notre société est égale­ment mar­quée par de fortes muta­tions tech­no­lo­giques. Les gens qui ont 40 ans aujourd’hui n’ont pra­ti­que­ment pas vu de micro-ordinateurs pen­dant leur for­ma­tion initiale.

Face à la révo­lu­tion des modes de tra­vail, l’idée de l’éducation tout au long de la vie fait son che­min. Aujourd’hui, les par­cours pro­fes­sion­nels sont aussi sou­vent moins linéaires. Moins auto­ma­tiques. Avant, vous pou­viez faire le même métier toute votre vie. Aujourd’hui, les par­cours pro­fes­sion­nels sont sou­vent plus complexes.

Lire aussi L’éducation dans la cin­quième vague et Repen­ser la rému­né­ra­tion des masses.

Hiérarchisation et navigation

Ainsi, récem­ment, Manue m’a fait remar­quer qu’un enfant avait plus de faci­lité à navi­guer dans un site dont l’organisation n’est pas hié­rar­chique, alors que la per­sonne habi­tuée à l’outil infor­ma­tique retrou­vera plus faci­le­ment ses repères avec une arborescence.

Comme dit l’auteur, c’est empi­rique et à véri­fier, mais inté­res­sant, non ? Tout ce que l’on apprend sans le savoir…

Lire aussi Déve­lop­pe­ment de l’enfant.

Luc Ferry : Les jeunes m’effarent par leur conservatisme

Un article inté­res­sant dans L’Expansion : Luc Ferry :Les jeunes m’effarent par leur conser­va­tisme (page 2, page 3). Les jeunes en prennent pour leur grade. Cette ten­dance quasi-démagogique du jeune qui a tou­jours rai­son (héri­tière du jeu­nisme ambiant) m’énerve assez alors for­cé­ment, je ne suis pas très objec­tif sur ce point.

Mais les jeunes ne sont pas le seul sujet. M. Ferry parle égale­ment du consu­mé­risme et des entre­prises, ainsi que de ce que c’est que d’être ministre (au niveau de la marge de manœuvre) ; bon, sur ce der­nier point, il ne se mouille pas trop. Il aborde égale­ment deux points sur lequel nous sommes tous les deux d’accord : la fac n’est pas faite et ne devrait pas être faite pour trou­ver un bou­lot et le 80 % de bache­lier, de la manière dont ça a été implé­menté, c’est pathé­tique et contre-productif.

Lisez avant que ça devienne payant.

Amour d’adolescente

Comme presque tous les jeunes, je pense que ma pre­mière fois, ce fut avec mon inter­face. J’avais bap­tisé San­jay d’après la star InVid et il avait vrai­ment un ava­tar canon, que Rose m’avait aidé à coder. Quelques mois plus tard, Rose ajouta un peu de hot­ware à son propre com­pa­gnon et m’aida à modi­fier le mien. Après ça, San­jay et moi fîmes beau­coup d’expériences avant que j’ai le cou­rage de deman­der à un mec. Même après que je me sois mise avec Anto­nio puis Paul, je pen­sais à com­bien je pré­fé­rais San­jay : il était là juste pour moi, tout le temps, et savais exac­te­ment ce que je voulais.

Voir aussi Les ordi­na­teurs per­son­nels d’après-demain : les implants voire L’éducation dans la Cin­quième vague. Trans­hu­man Space (jeu de rôles, mais sur­tout exer­cice de prospective-fiction à un siècle par des gens comme Jamais Cas­cio de World­Chan­ging) est dis­po­nible chez Ama­zon* (atten­tion, uni­que­ment en anglais, même si ce n’est pas l’envie qui me manque de le tra­duire). Si vous pré­fé­rez d’abord en savoir un peu plus : tag Trans­hu­man Space.

Lettre ouverte aux petits cons qui se croient des caïds

L’emphase est mienne.

Colère.

Pour la seconde fois en quelques mois, mon fils ainé vient de se faire bra­quer, mena­cer, et fina­le­ment piquer son bala­deur. En plein jour cette fois, dans un quar­tier pas par­ti­cu­liè­re­ment difficile.

Alors à vous, les pseudo-caïds qui se mettent à plu­sieurs pour bra­quer un ado comme vous, je vou­drais dire que vous êtes vrai­ment cons.

Cons parce que ce que vous faites se retourne contre vous. Le sécu­ri­ta­risme, le racisme, tout ce contre quoi les groupes de rap dont vous vous récla­mez se révoltent à juste titre, votre com­por­te­ment l’encourage et le favo­rise. Vous par­ti­ci­pez ainsi a faire le lit des com­por­te­ments de rejet que vous dénon­cez.

Vous êtes cons parce que votre com­por­te­ment a un impact direct sur le com­por­te­ment des autres envers vous. Vous êtes cons, enfin, parce que ces com­por­te­ments réac­tifs des gens nor­maux se font non pas seule­ment envers vous, mais aussi, par amal­game, à tous les mômes de quar­tiers dits dif­fi­ciles qui, eux, pour­tant, ont le cou­rage et la force de res­pec­ter les autres, et de ten­ter de réus­sir leur vie autre­ment qu’en volant, mena­çant, cas­sant. Les entraî­ner mal­gré eux dans votre conne­rie, c’est encore beau­coup plus grave que tout le reste.

Vous êtes entrés dans une spi­rale dont vous n’êtes sans doute pas seuls res­pon­sables, un échec de notre société qui date de bien des années et s’accroit de jour en jour. Mais ça n’est sur­ement pas une excuse, et vous êtes en revanche tota­le­ment res­pon­sable de ce que vous faites du res­pect, envers les autres, envers vous-même.

Au final, vous êtes per­dants, à tous les coups.

Je connais un de ces mômes de quar­tiers (un Magh­re­bin) qui vou­lait s’en sor­tir. Sérieux, atten­tif, bien habillé… En six mois, la pres­sion des connards de son lycée pro­fes­sion­nel ont réduit ces espoirs en miettes. J’ai fait ce que j’ai pu, c’est-à-dire par grand-chose et peu avant de quit­ter ce trou à rats, j’ai appris qu’on avait dû lui confis­quer un cou­teau avec lequel il se bala­dait; évidem­ment, ses résul­tats sco­laires avaient eux aussi plongé au trente-sixième dessous.

Connards.