Trois facteurs sont à prendre en compte :
- L’efficacité lumineuse, exprimée en lumen/watt
- La température de couleur, exprimée en kelvin
- L’indice de rendu de couleur (IRC), exprimé en pourcentage
Dans mon cas, je cherche à éclairer ma studette (terme politiquement correct pour chambre de bonne). Pièce unique, multiusage. Comme je suis coincé entre quatre murs, j’ai un éclairage naturel très faible et donc la lampe est allumée au moins dix heures par jour. Par conséquent, l’économie d’énergie et le confort visuel sont primordiaux.
Les LED ont la meilleure efficacité lumineuse (dix fois plus efficace qu’une incandescente). Mais leur IRC est insuffisant pour une utilisation dans une pièce de lecture[1]. Enfin, les LED blanches ont tendance à avoir une température de couleur trop élevée, qui donne une impression glaciale (les températures physiques et psychologiques sont opposées : rouge est psychologiquement chaud, mais physiquement froid).
Par contraste, les fluocompactes sont moins efficaces que les LED, mais elles compensent par de biens meilleurs IRC et une plage de température de couleur plus vaste. Pour une pièce à usage intensif et généraliste, on peut ainsi trouver des fluocompactes à 2900 K (reposantes, peut-être trop) ou des 7400 K (blanc très cru et agressif, qui agrandit la pièce). De plus, certaines fluocompactes sont dites purifiantes
, puisqu’elles assainissent l’atmosphère par un procédé de photocatalyse du titane. L’efficacité reste à prouver, mais je peux déjà vous assurer qu’elles émettent un léger bourdonnement continu (audible à 20 centimètres dans un environnement peu bruyant).
Actuellement, j’alterne entre un 4 300 K et une 6 400 K, aucune ne me donnant pleinement satisfaction. J’envisageai de passer à un éclairage décentralisé, avec plusieurs sources lumineuses en LED (car les LED, même agglomérées en grappe, restent moins puissantes qu’une seule fluocompacte), mais après ce que j’ai lu sur leur faible IRC, je me tâte. Il paraît que l’éclairage décentralisé est plus confortable[2], de même que l’éclairage indirect[3], mais, outre le choix entre rendu des couleurs et consommation électrique, l’éclairage décentralisé nécessite une réflexion d’aménagement (où placer et combien de sources) ainsi que l’achat de lampes et fils électriques – ce qui, en plus de coûter, encombre une pièce déjà petite et surchargée. De plus, les LED, malgré de grands progrès (120°), restent très directionnelles ; elles doivent donc encore être considérées uniquement pour des spots ou des plafonniers, pas pour des lampes de chevet ou des liseuses.
Enfin, jetez un œil sur la base de calcul de lumière, qui donne des conseils concrets sur l’illumination nécessaire.
Alors, fluo ou LED, centralisé ou décentralisé ?
En général, dans les lieux d’habitation, il est préférable de ne pas utiliser de lampes à IRC inférieur à 85.
- Je peux alterner entre un plafonnier LED en 3 500 K ou 4 300 K la plupart du temps, un spot en 2 700 K en appoint ou pour regarder la télé et quelques LED multicolores si je veux faire une soirée (e)n s’assurant qu’elles soient désynchronisées et que les diodes rouges soient allumées plus souvent que les autres).
Pour animer agréablement chaque pièce, il est plutôt conseillé de privilégier les lumières indirectes, soit en faisant réfléchir les flux sur les murs, soit en jouant avec les abat-jour. Pour produire cet effet doux et diffus, rien de tel que les corniches lumineuses, lovées dans un plafond. Dotées de dispositifs électroniques, elles permettent de moduler l’intensité selon les besoins grâce à un bouton-poussoir ou rotatif.