L’engagement associatif

  • L’éducation à la vie asso­cia­tive aujourd’hui est à déve­lop­per ; elle est deve­nue le ter­reau de la citoyen­neté. Le vivier des futurs béné­voles est dans la popu­la­tion des écoles et des col­lèges. À tra­vers une infor­ma­tion et une ini­tia­tion à la vie asso­cia­tive, on sus­ci­tera chez les plus jeunes des pas­sions, des envies de s’engager pour se réa­li­ser, s’affirmer. Le carac­tère urgent de cette éduca­tion civique à l’école néces­site sa pro­gram­ma­tion dans chaque établis­se­ment de chaque dépar­te­ment. Le nombre de béné­voles, fait défaut aujourd’hui dans le tissu associatif.
  • Quand on est béné­vole, par défi­ni­tion, on n’est pas payé. Pra­tique pour l’État qui peut inves­tir les sous ailleurs (pour­quoi inves­tir dans les quar­tiers défa­vo­ri­sés ? De toutes façon, il y aura bien des asso­cia­tions pour faire le minimum).
  • Le monde asso­cia­tif compte 13 mil­lions d’adhérents, mais mal­heu­reu­se­ment pas 13 mil­lions de béné­voles, car dans bien des cas, les adhé­rents sont juste consom­ma­teurs d’une ou plu­sieurs pres­ta­tions et font peu de cas du pro­jet asso­cia­tif qui devrait les gui­der. L’engagement asso­cia­tif doit être un enga­ge­ment militant.

J’émets des réserves sur les deux der­niers (cet argent uti­lisé ailleurs peut aussi être bien uti­lisé, et on ne peut pas être mili­tant par­tout — une adhé­sion, c’est un apport finan­cier), mais les trois me paraissent des lec­tures intéressantes.

Civisme, crotte de chien, Slovénie

Voici un sou­ve­nir de 2004. J’étais dans un café en train de savou­rer un thé glacé avec trois cama­rades autri­chiennes lorsque je fus témoin d’une scène remarquable.

Dans la rue, une dame pro­me­nait son chien. Celui-ci fut pris de la sou­daine envie de se déchar­ger de quelques grammes, ceci en plein dans une rue pié­tonne à forte affluence. La maî­tresse n’eut pas le temps de réagir que déjà son tou­tou offi­ciait. La dame était très gênée, mais que pouvait-elle faire ? (c’était un gros ber­ger, pas un yorkshire).

Une fois le chien satis­fait, ils reprirent leur che­min et dis­pa­rurent de mon champ de vision. Rien que de très (trop) ordi­naire jusqu’à maintenant.

Sauf que…

Je vis bien­tôt reve­nir en cou­rant la maî­tresse (sans son chien), un Klee­nex à la main. Et elle ramasse la crotte de son chien.

Ce n’est pas en France que vous ver­riez cela…

Limites de la démocratie (2)

Suite du pré­cé­dent (ouh ! le beau pléonasme).

Je crois que c’est du Cor­né­lius Cas­to­ria­dis, mais c’est de mémoire.

La démo­cra­tie est dan­ge­reuse en ceci qu’elle donne autant de pou­voir au séna­teur qu’au concierge, sans leur don­ner autant de sagesse.

(j’en avais déjà parlé)

Qu’en pensez-vous ?

Comme me le signale Yves Duel, ma for­mu­la­tion était au mieux mal­adroite, j’ai trop sorti l’idée de son contexte et l’ai insuf­fi­sam­ment signalé.

Cas­to­ria­dis par­lait du droit de vote. Le rai­son­ne­ment de Cas­to­ria­dis peut mener au retour du suf­frage cen­si­taire (seule une élite à la capa­cité de voter) ou à la « confis­ca­tion par les experts » (atten­tion, je n’ai pas dit que c’est ce que pen­sait Cas­to­ria­dis ; c’est juste une pos­sible manière – mal­heu­reuse – de réuti­li­ser ses arguments.

Ces deux sens (cens ou confi­sac­tion) ne me semblent pas une bonne idée et c’est appa­rem­ment l’avis de M. Cas­to­ria­dis (que je n’ai pas lu et je devrais), puisque la réponse Edu­ca­tion figure dans Casto.

Un grand pou­voir implique une grande res­pon­sa­bi­lité. Et cette res­pon­sa­bi­lité, elle se gère grâce au civisme (pour conju­guer inté­rêt géné­ral et inté­rêt par­ti­cu­lier) et à l’éduca­tion (pour com­prendre de quoi on parle).



La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : C’est pas parce qu’ils sont nom­breux à avoir tort qu’ils ont raison.

De l’incivilité des vélos

Sale­tés de bagnoles, pol­lu­tion auto­mo­bile, vive les vélos… D’accord mais on constate depuis quelque temps, un phé­no­mène per­vers : fort de leur bonne répu­ta­tion, les cyclistes se croient tout per­mis. Comme si le code de la route, ce n’était pas pour eux.

Je n’ai pas de vélo. Je n’ai pas de voi­ture non plus. Je marche, ce qui est très bon pour la santé et si je dois aller loin, je prends les trans­ports en com­mun (métro/bus/RER ou TGV), excep­tion­nel­le­ment une voi­ture de location.

Je ne connais rien des pro­blèmes spé­ci­fiques aux vélos, même si je sais que le pié­ton est mieux loti que le cycliste, qui néces­site une infra­struc­ture par­ti­cu­lière (les pistes cyclables). Mais ceci n’empêche pas de res­pec­ter le code de la route. Ça s’appelle le civisme.