Archives du mot-clé brevet:logiciel

La différence entre les brevets et les brevets logiciels

Longtemps, je ne comprenais pas pourquoi les informaticiens se battaient contre les brevets logiciels.

À la limite, s’ils se battaient contre tous les brevets, je comprendrais (et je ne serais pas d’accord, parce que le brevet, comme le rappelle Michel Rocard, est un outil au service de la société qui assure à l’inventeur qu’on ne lui volera pas son idée et qui donc l’encourage à créer, à charge de le reverser à la société lorsque le brevet expire). Mais uniquement les brevets logiciels ? Je voyais même ça comme une forme de corporatisme : là, on est concerné, alors on agit. De plus, il me parait normal d’assurer à quelqu’un qui a sué sang et eau qu’un petit malin ne va pas passer juste derrière et tout rafler sans en ficher une.

Mais grâce à Thomas Gerbier, j’ai enfin compris ce qu’il en est vraiment. Et j’ai changé d’avis.

  • Un brevet classique protège une implémentation
  • Un brevet logiciel protège un principe

Exemple : je peux poser un brevet sur ma manière de fabriquer un vélo. Mais je ne peux pas déposer un brevet sur le concept même de vélo. Avec les brevets logiciels, si/ Et c’est ça qui est choquant.

C’est là toute la différence. Il y a deux poids deux mesures. Un brevet logiciel devrait protéger une implémentation, comme c’est le cas pour le reste des inventions de l’humanité. Pourquoi, ce n’est pas le cas ? Je soupçonne que des pontes on trouvé là une manière de faire des gros sous.

Il ne devrait pas y avoir de brevets logiciels. Il devrait y avoir des brevets, tout court.

Flattr this!

Les perles de la rentrée

Il faut plus en pleurer qu’en rire.

Flattr this!

Pour reconsidérer sainement la DADVSI

Pressé par le temps et par Gandi, je mets en ligne le prototype de lettre que j’avais préparé de longues heures durant pour les parlementaires nationaux. J’ai contacté mon député, M. Cochet (ou plutôt son répondeur — mais c’est un informaticien Vert, donc je crois que j’aurais prêché un converti), il me reste à m’occuper des sénateurs… Dans tous les cas, il est je pense trop tard pour amender la lettre.

Ci-dessous une version HTML, le code source sous forme de page html et un PDF généré avec un Mac et Opera 9 (avec un petit problème de mon côté pour les notes de bas de page en print). Je n’ai pas non plus apposé une numérisation de ma signature (faudrait que j’y pense, un jour)

Continuer la lecture de Pour reconsidérer sainement la DADVSI 

Flattr this!

Du refus du progrès

J’ai essayé de résumer L’encodage des œuvres numériques, un nouveau Big Brother ?, sans succès. Ce texte a tout pour lui : court, aisément compréhensible et avec beaucoup d’idées justes (et co-écrit par Michel Rocard, en plus). Ainsi donc, je ne peux faire autrement que de vous en recommander la lecture.

Néanmoins, ça va me servir de base pour une réflexion :

Continuer la lecture de Du refus du progrès 

Flattr this!

Ultima ratio regum

Initialement publié le 30 janvier 2005 à 21:11:40

Quand on ne peut pas gagner à la loyale (c’est-à-dire en offrant la meilleure technologie), on change les règles du jeu à notre avantage. L’ultime argument des rois.

Daoro nous parle aussi de rabotages divers. Lire également la scandaleuse pratique anti-concurrentielle du Soleil sur les entreprises d’éclairage (je voulais un temps écrire un tel article avec l’air que nous respirons – nous avons un gros problème avec l’air des villes : il est encore respirables –, je vois que ce raisonnement par l’absurde à déjà été tenu il y a cent ans).

Olivier a eu la même idée que moi avec son script publicitaire Changeons les règles (opportun en ces temps de Coupe du monde de football).

Flattr this!

S’accaparer les idées dans le monde physique : le cas Peugeot

Le fabricant d’automobiles Peugeot a déposé il y a très longtemps tous les nombres à trois chiffres avec un zéro central dans les dénominations de véhicule comme marques déposées. C’est-à-dire que seul Renault peut avoir des 205, 504… ou des 901. Il n’y a aucune nécessité technique derrière cela (le mythe du zéro central se doublant d’une entrée pour la manivelle n’est pas fondé).

901 était le nom que Porsche voulait donner à sa voiture. Du fait de ces marques déposées, elle a dû être renommée 911. L’histoire se termine (très) bien pour Porsche, la 911 étant une voiture mondialement connue, plus même que les Renault1.

Il n’empêche. Hormis que ça se passe dans le monde physique, cela ne vous rappelle-t-il pas les brevets logiciels, qui consistent à breveter des idées ?


  1. Tous les détails sur Wikipédia : numéros de modèle de Peugeot

Flattr this!

Le libre, c’est surtout européen

Selon M. Michel Rocard, fer de lance de la coalition anti-brevets logiciels au Parlement européen, 60 % des développeurs de logiciels libres sont européens.

L’ensemble de l’article de Philippe Rivière est intéressant (pour la vulgarisation). Merci Chiwalou (un lecteur) pour le lien.

Flattr this!