Archives du mot-clef Big Brother

Du refus du progrès

J’ai essayé de résu­mer L’encodage des œuvres numé­riques, un nou­veau Big Bro­ther ?, sans suc­cès. Ce texte a tout pour lui : court, aisé­ment com­pré­hen­sible et avec beau­coup d’idées justes (et co-écrit par Michel Rocard, en plus). Ainsi donc, je ne peux faire autre­ment que de vous en recom­man­der la lec­ture. Néan­moins, ça va me ser­vir de base pour une réflexion : Lire la suite

Google-bashing

Appa­rem­ment, on vient de pas­ser un nou­veau stade dans la peur du grand méchant Google : ça devient le bashing à la mode.

À lire aussi : Goo­gle­Grid, Goo­gle­Base, Cra­cher sur Goo­gle­Print, c’est facile et, bien sûr, It’s On.


  1. Ce terme pro­vient du jeu de rôle fran­çais Cybe­rage. D’autres termes sont : Sapient Arti­fi­cial Intel­li­gence (Trans­hu­man Space) ou intel­li­gence arti­fi­cielle forte (c’est-à-dire qui n’a pas sim­ple­ment l’air intel­li­gent, mais qui est intel­li­gente ; je consi­dère per­son­nel­le­ment cette der­nière dis­tinc­tion comme non per­ti­nente, mais c’est un autre sujet). Voir à ce sujet Retour sur l’intelligence arti­fi­cielle « clas­sique »)

Microsoft censure en temps réel sur MSN Messenger

Je doute que ça change quoi que ce soit pour les mil­lions de per­sonnes qui sont sur MSN et s’en fichent de leur vie pri­vée / pro­tec­tion / liberté… (bien sûr, ce n’est pas ce qu’ils vous diront), mais de mon côté, je vais désor­mais essayer de refu­ser les contacts sur MSN, en ren­voyant les gens sur cette page.

J’envisage de limi­ter à Jab­ber, mais uni­que­ment quand j’aurait trouvé une adresse qui marche (chez Mac­Touch, ça marche quand ça veut). En plus, il est dif­fi­cile de s’inscrire sur Jab­ber quand on est sur Mac.

Il me fau­drait aussi un mes­sa­ger ins­tan­tané mul­ti­pro­to­coles (ou au moins Jab­ber), beau, en fran­çais et facile à uti­li­ser (pas de GAIM ; pour ce que j’en ai vu, le look boîte à savon est un vrai repous­soir. Je ne m’adresse pas à des geeks, ici. En plus le sup­port Jab­ber de GAIM est incom­plet) ; pas besoin qu’il soit Open Source (mais c’est mieux) pour Win­dows 2K/XP (pour encore quelques années, les Linuxiens seront des geeks, donc pas besoin de recommandation).

On doit pou­voir faire plus simple et plus com­plet à la fois ; ceci est un pre­mier jet.

L’adresse directe vers le mes­sage est blog.empyree.org/?2113#msnon

MSNon

  1. Micro­soft espionne et cen­sure en temps réel vos conver­sa­tions MSN (source).
  2. Ils le recon­naissent eux-mêmes et on sait qu’ils sont très « coopé­ra­tifs ».
  3. Si vous, vous en fichez, moi non.
  4. Si vous vou­lez me contac­ter, je suis dis­po­nible sur :

Pour Mac, je vous recom­mande Adium.

Pour Win­dows, je vous recom­mande Pan­dion ou Miranda.


La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Dans leurs justes com­bats, [ces bien-pensants] oublient que toute tech­nique qui per­met­trait le fil­trage sans juge­ment des conte­nus concer­ne­rait néces­sai­re­ment toutes les expres­sions, et pas seule­ment celles des néo­na­zis ou des pédophiles.

Géocontrôle parental

Juste une his­toire qui nous vient d’Angleterre… C’est l’histoire d’un jour­na­liste qui décide d’emprunter le télé­phone de sa copine pour véri­fier ce qu’il vient de décou­vrir sur Inter­net et qui le laisse tota­le­ment incrédule.

Le site lui pro­pose de suivre à la trace n’importe quel télé­phone por­table GPS. En bon jour­na­liste il véri­fie et s’inscrit sur le site indi­qué, met des­sus les coor­don­nées du télé­phone de son amie. Trente livres payées plus tard par carte bleue (ce n’est pas donné d’être jaloux !), le télé­phone se met à vibrer, en affi­chant un SMS de confir­ma­tion de l’activation de la surveillance.

Il efface le SMS, remets le télé­phone dans le sac de son amie. Dès le len­de­main, le gars se rend sur le site Inter­net, rentre ses codes d’accès et voit un petit point se pro­me­ner en ville : sa copine, enfin, plus exac­te­ment le télé­phone dans son sac est bien suivi à la trace. Et ce, sans qu’elle s’en aper­çoive le moins du monde. Ça marche plu­tôt bien, l’arme ultime de sur­veillance existe bien.

Bon, l’histoire s’est ter­mi­née nor­ma­le­ment après expli­ca­tions à son amie, ce qui a fait sur­tout rire cette der­nière, notre jour­na­liste a rési­lié dans la fou­lée son contrat de sur­veillance à distance.

Mais vous allez me dire, c’est en Angle­terre, et non en France.

Non, non, ça existe aussi chez nous (j’en vois déjà qui deviennent blêmes devant leur écran). Il existe par exemple OOTAY, orienté détec­tion de mômes per­dus ou ayant trop ten­dance à pas­ser par le maga­sin de War­mers situé dans l’autre quar­tier au lieu de faire leurs devoirs. Cela porte le joli nom de géo­con­trôle paren­tal.

Ini­tia­le­ment paru chez Mac­Di­git.


L’enfant, le nou­veau bâton blanc ?

GoogleGrid, GoogleBase

2004
Robin Sloan, Matt Thomp­son and Aaron McLe­ran create EPIC 2014, a vision of what the Web could be in 2014 (an even more astoun­ding upda­ted ver­sion is avai­lable). They pre­dicts for 2006 the intro­duc­tion of Goo­gle­Grid, Google’s data­base for all.
2005
With one year in advance of what was then consi­de­red a wet dream, Google intro­duces Goo­gle­Base, Google’s data­base for all.

Even though Google claims no owner­ship or control over any of [this] content [and] you retain all patent, tra­de­mark and copy­right, this starts to worry me.

Google, taking over the search indus­try advers­ti­se­ment indus­try Web. Well, for some more years…

Le 11-Septembre : une attaque terroriste nommée Opportunité

(le titre est en réfé­rence à un article sur le pré­texte d’un oura­gan employé par les États-Unis pour s’inviter à Panama, il y a de cela longtemps)

Il m’arrive par­fois, parce que des com­men­ta­teurs en parlent, de relire mes articles. Qui par­fois ne sont pas de moi, comme c’est le cas ici.

Or donc, quelqu’un fait écho à mes sen­ti­ments sur La Constance du Jar­di­nier. Je com­mence donc à relire le texte de John Le Carré :

La guerre froide four­nis­sait aux gou­ver­ne­ments occi­den­taux une excuse par­faite pour piller et exploi­ter le tiers-monde au nom de la liberté, pour tru­quer ses élec­tions, cor­rompre ses hommes poli­tiques, dési­gner ses tyrans et, par les moyens sophis­ti­qués de la per­sua­sion et de l’ingérence, frei­ner l’émergence des jeunes démo­cra­ties au pré­texte même de la démocratie.

Traîtez-moi de parano adepte des théo­ries de la conspi­ra­tion, si vous vou­lez. Mais rem­pla­cez guerre froide par 11-Septembre1, et reli­sez le texte…

Lire aussi IP et sur­veillance, à pro­pos des écoutes Inter­net et de Car­ni­vore et, dans les com­men­taires, du 11-Septembre.


  1. Et, peut-être mais ce n’est pas cer­tain, gou­ver­ne­ments occi­den­taux par gou­ver­ne­ment des États-Unis.

Cette fois-ci, Internet doit vraiment être international

On peut dire tout ce qu’on veut de Google, au moins, eux, ils ne baissent pas leur froc.

L’administration Bush veut avoir accès à un échan­tillon des recherches menées sur les prin­ci­paux moteurs de recherche. Pour pro­té­ger les enfants, bien sûr. Micro­soft, Yahoo et AOL ont décidé d’obtempérer. Google, non.

(source : News.com.com, via David Jobet)

Certes, il ne s’agit que d’un mil­lion de requêtes (cen­sé­ment) ano­nymes et uti­li­sées à de seules fins sta­tis­tiques et je suis cer­tain que les échan­tillons four­nis par les autres moteurs ne mon­tre­ront rien de fara­mi­neux. Mais le plus impor­tant est la consé­quence de cette poli­tique. C’est à l’aune des réac­tions à cette affaire que se tis­se­ront les pro­chaines mesures « sécuritaro-intrusives ».

Ceux qui aban­donnent les liber­tés fon­da­men­tales en échange d’une sécu­rité tem­po­raire ne méritent ni la liberté, ni la sécurité.

Laura me signale éga­le­ment un article de L’Expansion : « Google se dresse en rem­part de la vie pri­vée face à l’administration Bush ».

Voici de quoi conti­nuer le débat sur l’indépendance d’Internet.

Lire aussi Le 11-Septembre : une attaque ter­ro­riste nom­mée Opportunité

Un candidat aux Big Brother Awards ?

Il existe des lois aux USA inter­di­sant au gou­ver­ne­ment de sto­cker ce genre d’informations. Mais là, bien sûr, ce n’est pas le gou­ver­ne­ment, puisque c’est une société pri­vée qui tra­vaille pour le gouvernement…

Dans cer­tains cas, les écoles qui refu­se­raient de four­nir les don­nées pour­raient perdre leurs sub­ven­tions fédérales.

La société (de mar­ke­ting, en pas­sant) pourra aussi ajou­ter aux pro­fils des infor­ma­tions pro­ve­nant d’autres bases de don­nées, pour « affi­ner » la recherche.

Ah oui, on peut deman­der à ne pas être sur la base de don­nées : la société va éga­le­ment créer une base de don­nées de gens refu­sant d’être dans la base de données…

Le der­nier point me semble dif­fi­ci­le­ment évi­table, même si ça n’enlève rien au risque conséquent.

El granelero pasa (5)

  • Trouvé grâce à Lola dans ses propres com­men­taires : les auto­col­lants des bigots sur les manuels sco­laires. Ça fait froid dans le dos quand on sait que c’est la pre­mière puis­sance au monde…
  • Inventé par le pays à l’origine du neigh­bo­rhood watch (que j’exècre pour avoir dû m’y frot­ter), voici la sur­veillance citoyenne, ou l’anti-Big Bro­ther. À rap­pro­cher d’Orwell’s revenge.
  • Centre-gauche :
    • Le jour­nal le plus popu­laire aux États-Unis, le New-York Times, est de centre-gauche.
    • Le jour­nal le plus popu­laire en France, Le Monde, est de centre-gauche.
    • Le jour­nal le plus popu­laire en Ita­lie, La Repu­blicca, est de centre-gauche.
    • Le jour­nal le plus popu­laire au Japon, Asahi Shim­bun, est de centre-gauche.
  • Pour pré­pa­rer la paix, faites des filles.
  • Bush et les États-Unis, pen­sée d’un ami fran­çais depuis 14 ans aux États-Unis :

    Faut pas dépri­mer, c’est du tout bon pour l’Europe. Quatre ans de plus de Bush va ache­ver de démo­lir l’économie états-unienne, on ne s’en remet­tra sans doute pas avant une bone ving­taine d’années. D’un autre côté si tu as des frayeurs de troi­sième guerre mon­diale, tu n’as peut-être pas tort non plus.