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Google to partner with Adobe. The ennemy of my ennemy….

We recently deci­ded to apply the same tech­niques to fuzz Adobe’s Flash Player, which we include with Chrome in part­ner­ship with Adobe.

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So, Google will part­ner with Adobe. Great but what?

Apple des­pises Adobe. iPad and iPhone do not include Flash sup­port. Apple is part of the Rocks­tar figh­ting against Google. Thus, Apple is Google’s ennemy (I would not be much sur­pri­sed if one day Safari would default to Bing for searching).

Thus, Adobe is Apple’s ennemy. And Google is Apple’s ennemy too. The ennemy of my ennemy is my friend.

Merci Apple pour ce que vous avez fait ; merci Linux pour ce que vous allez faire

J’ai viré Win­dows pour un OS X il y a de cela cinq ans et ne l’ai jamais regretté (sauf pour un jeu ou une appli­ca­tion de temps en temps, mais c’est tou­jours resté supportable).

Paral­lè­le­ment, j’ai tou­jours été conscient qu’Apple est très dan­ge­reuse, puisqu’elle contrôle tant le logi­ciel que le maté­riel. J’ai depuis long­temps signalé cela : Apple et l’Open Source les idées reçues, Apple n’est pas un saint )der­nier en date, iTunes 7 ne per­met plus de par­ta­ger sa musique en local)

Mal­gré tout le bien que je dis de Mac OS X, je garde tou­jours à l’esprit (et ce, depuis le pre­mier jour ou presque), que mon pas­sage à Mac OS X est juste une solu­tion d’attente. D’attente qu’un logi­ciel libre arrive au niveau de fini­tion de Mac OS X.

L’état du (non-)art

En même temps que je me fai­sais ces réflexions, OS X a jus­te­ment pris du poil de la bête (du fauve, pour être exact). En consé­quence de quoi, le nombre d’utilisateurs d’OS X a aug­menté (avec quelques poin­tures). Le suc­cès venant, Mac a com­mencé à atti­rer des codeurs (Send other UNIX boxes to /dev/null). Avoir un Mac est passé de sujet de raille­rie à sujet d’envie.

Ce fai­sant, et c’est là que nous rejoi­gnons les sys­tèmes libres, de plus en plus de codeurs, notoi­re­ment connus pour avoir un sens et un savoir de l’ergonomie et de la cog­ni­tique au mieux per­fec­tible, ont pu consta­ter ce qu’est un logi­ciel bien fichu au niveau de l’interface. Le libre (au moins aujourd’hui) innove peu et copie beau­coup. C’est une tare que les acti­vistes connaissent bien : si une bonne idée sort en pro­prié­taire, elle sor­tira en libre avec des mois de retard, en fai­sant à peu près la même chose (voyez Skype et Wengo, par exemple). Et la « réfé­rence », pour l’interface uti­li­sa­teur, c’est quoi ? Ben oui, c’est Win­dows. Faites l’effort de res­ter un mois sous OS X, et vous ver­rez à quel point Fenêtres est mal pensé, voire hor­rible (et je ne parle pas même pas de la base de registres ou de l’interface Luna).

Pour­tant, si vous regar­dez une appli­ca­tion gra­phique Linux, c’est du Win­dows que vous avez sous les yeux : des menus à cinq ou six niveaux de pro­fon­deur, une absence fla­grante d’intégration ou de com­mu­ni­ca­tion, des hacks pour avoir l’air cool au lieu d’être natu­rel­le­ment cool (je pense à la trans­pa­rence, mais Tim Bray signale aussi les ombres por­tées et l’anticrénelage)… Ce n’est pas pour rien que je crie tant sur Fire­fox et Thun­der­bird, qui jurent tant sur l’exquise inter­face Aqua (je ne parle pas uni­que­ment de look, mais aussi de feel). Sur ce der­nier point, je m’accorde avec John Gru­ber. La ver­sion enfin Cocoa de Fire­fox (rap­pe­lons que ça a été sans cesse repoussé et déjà pro­mis pour la 1.0) semble pro­met­teuse ; je parle aussi d’expérience. Cepen­dant, ce ne sera jamais une « vraie » appli­ca­tion OS X ; plus de détails dans un pro­chain article sur les idées reçues sur Cocoa. Signa­lons qu’Opera ne fait pas mieux que Fire­fox quand il s’agit de por­ter sur Mac.

Enfin bref, je pour­rais conti­nuer long­temps comme ça. C’est d’ailleurs ce que j’ai déjà fait alors, je vous encou­rage si vous ado­rez me lire (;-)), à consul­ter Apple je te hais je t’aime.

Beau ou bon, faut-il donc choisir ?

Ainsi donc, nous avons d’un côté des logi­ciels phi­lo­so­phi­que­ment atti­rants (le libre), mais qui sont assez risibles au niveau de l’interface (Mandrake/Mandriva a long­temps été fameux pour ça, mais toute l’engeance libre souffre de ce défaut). Notons d’ailleurs que bien des logi­ciels gra­tuits, voire libres sous Mac sont bien plus beaux (Vienna). Ce sont éga­le­ment des logi­ciels en Cocoa, pas des logi­ciels en Car­bon. Ces deux remarques nous confirment donc que c’est l’API, et non le pen­chant phi­lo­so­phique ou un sens esthé­tique supé­rieur de « ceux qui ont fait le bon choix » qui fait le logi­ciel beau. Tout bête­ment, c’est une his­toire d’avoir les bonnes briques à disposition.

Où veux-je en venir ?

  1. Qu’Apple a su avec OS X poser des fon­da­tions solides qui per­mettent ensuite des logi­ciels agréables et convi­viaux. Alors qu’au contraire, Linux, obsédé par Win­dows, a tout juste été capable d’être aussi laid que Win­dows (c’est une forme de com­pa­ti­bi­lité, remar­quez ; l’utilisateur ne sent pas désta­bi­lisé s’il change de machine).
  2. Que tout ceci est une ques­tion de technologie
  3. Que la pous­sée média­tique d’OS X conduit de plus en plus de codeurs à faire quelque chose qui soit non seule­ment uti­li­sable, mais qui donne envie de l’utiliser.

Ubuntu : élé­gance aux autres

Je me crois dans le vrai lorsque je dis que ce n’est pas un hasard si la dis­tri­bu­tion Ubuntu, aujourd’hui peut-être la plus popu­laire entre toutes (chez les par­ti­cu­liers au moins), a éclos alors que la « ten­dance Apple » (puis­sance UNIX + convi­via­lité Win­dows, des bases solides plu­tôt que des couches de plâtre, la fin des clones de l’interface Win­dows) était si puis­sante. Apple a donné le coup d’envoi du switch mas­sif chez les par­ti­cu­liers, et Ubuntu montre que ce n’est pas parce qu’on est de l’Unix que l’on doit être laid et mal pensé. Linux aussi peut être iSimple.

Reve­nez au début de l’article : je vous disais que mon pas­sage à Mac OS X est juste une solu­tion d’attente. Pour moi, l’attente n’est pas ter­mi­née, mais elle touche à sa fin. En effet, Ubuntu Linux (et plus par­ti­cu­liè­re­ment Xubuntu, tant Gnome – quoi que… – que KDE ayant l’intention de conti­nuer à suivre Win­dows) com­mence à deve­nir fran­che­ment inté­res­sante. Et ce n’est pas que moi qui le dis : le Tri­ton aven­tu­reux sor­tira dans quatre mois et pro­met une mois­son d’innovations qui ne se situe­ront pas que der­rière le capot. J’avais dis il y a quelque mois (Rap­port mino­ri­taire, aspi­ra­tion majo­ri­taire) que les films peuvent agir comme des géné­ra­teurs de demande. Il en va de même de tout ce qui a du suc­cès, et OS X est clai­re­ment de cela. Merci OS X d’avoir mon­tré l’exemple. On peut main­te­nant espé­rer avoir sous peu le beurre (une inter­face à la fois belle et solide) et l’argent du beurre (un sys­tème libre, loin des desi­de­rata d’une société qui sait être détestable).

Et je ne suis pas le seul à le pen­ser : Mark Pil­grim, per­son­na­lité très en vue dans le domaine de l’accessibilité a décidé, pour la pre­mière fois depuis 22 ans, de ne pas ache­ter un Mac (je n’ai pas ses pro­blèmes avec Mail.app, car j’utilise IMAP). Et Tim Bray, un déve­lop­peur Unix un peu connu éga­le­ment, a très bien expli­qué ce qui ne va pas avec la Pomme : une société para­noïaque (la culture du secret, diront cer­tains), tout est fermé et quand ça ne l’est pas (qu’ils ne peuvent pas faire autre­ment), ils s’arrangent pour que soit le moins ouvert pos­sible (dans le cas de Web­kit, il a fallu pas mal de gueu­lantes côté KHTML et le poids d’un déve­lop­peur du libre, Hyatt, pour que ça passe en libre).

Des tas d’applications n’ont pas leur pareil sur Linux. Aperçu est excellent, le colo­ri­mètre numé­rique aussi (il pour­rait être un poil amé­lioré), ainsi qu’Adium (j’ai vu GAIM — je vous le laisse) ou un truc aussi simple que la cal­cu­lette). Safari est vrai­ment rapide, Omni­web est très puis­sant (mais trop lent), Quick­Sil­ver n’est pas mal du tout, et, bien sûr iTunes est le roi (bien que, là encore, je ne peux pas tou­jours remer­cier Apple). Rien de tout ceci n’existe sous Linux, mais j’ose croire, quand je vois les pro­grès impres­sion­nants effec­tués par Ubuntu, que ce n’est qu’une ques­tion de temps. En deux ans, cette dis­tri­bu­tion a filé une claque à toutes les grandes qui patau­geaient dans un immo­bi­lisme confor­table (désolé pour les défen­seurs de l’une ou de l’autre, c’est l’impression que ça me donne).

Conclu­sion

Mac OS a ouvert il y a vingt ans la voie des inter­faces gra­phiques. Aujourd’hui encore, il reste la réfé­rence dans l’ergonomie informatique.

Cepen­dant, Mac OS est un pro­duit pro­prié­taire et pro­priété d’une entre­prise poten­tiel­le­ment très dan­ge­reuse, Apple, dont la maî­trise tech­nique n’a d’égale qu’une vision inquié­tante de la rela­tion aux uti­li­sa­teurs, allant du mépris à la paranoïa.

Le récent suc­cès de Mac OS dans le grand public a per­mis, enfin ! de poser la ques­tion de l’ergonomie dans une com­mu­nauté habi­tuée à faire du gen­til, fonc­tion­nel, effi­cace… et laid, voire rebutant.

On est en droit d’espérer avoir bien­tôt le meilleur des deux mondes : un pro­duit stable et convi­vial (fusion UNIX/Windows pro­duite par OS X), et l’assurance d’une cer­taine tran­quillité d’esprit (fusion OS X pour l’interface et logi­ciel libre pour la tran­quillité pro­duite par Ubuntu ou son successeur).

Merci Apple pour ce que vous avez fait ; merci Linux pour ce que vous allez faire.

Apple et la Norvège sont dans un bateau…

Encore des idées pleines de bon sens dans un pays scan­di­nave et qui gênent les méga­cor­pos aux entournures :

Apple crai­gnait la France et ses lois. C’est la Nor­vège qui leur fait un sale coup.

L’iTMS va devoir revoir ses condi­tions d’usage d’iTunes et de l’iTMS.

Les points visés sont les suivants :

  • Apple ne peut obli­ger des consom­ma­teurs nor­vé­giens à se plier à des lois étrangères.
  • Apple ne peut se libé­rer des dom­mages cau­sés par l’usage d’iTunes et des mor­ceaux chargés.
  • Apple ne peut modi­fier les limi­ta­tions d’usage des mor­ceaux ache­tés de manière uni­la­té­rale et à son gré.

Après tout, ces der­niers points sont pleins de bon sens.

Mais les avo­cats atta­quant Apple veulent aller plus loin, et s’attaquer aux DRM Fair­Play et les faire décré­ter illégaux.

On change les règles ?

L’innovation en continu, la vraie

Ini­tia­le­ment publié le 24 mars 2006 à 11:32:44

Il y a un acteur dans le monde des nou­velles tech­no­lo­gies qui crée la sur­prise per­ma­nente, c’est Google.

Mais du côté de la tech­no­lo­gie incar­née, Apple ne fait pas mal non plus : outre l’avant-gardisme per­ma­nent (design dans les machines, lec­teurs mange-disque, Inter­net sans câble, bi-processeurs pour les masses, écrans larges, GigaE­ther­net…), Apple signe aussi des (bonnes) sur­prises de taille : iTMS ou un modèle com­mer­cial et viable de télé­char­ge­ment de musique sur Inter­net, Air­Tunes ou la musique qui vous suit par­tout, iTunes, excel­lente appli­ca­tion par elle-même et che­val de Troie chez Win­dows de l’ergonomie Mac et, der­niè­re­ment, iPod Hi-Fi.

Appa­rem­ment, il ne vaut pas tri­pette et est cas­tré.

Qu’il est bon d’être richissime

Une fois de plus, Micro­soft a sorti son ché­quier pour mettre fin à un litige. Cette fois-ci, c’est IBM qui a empo­ché 775 mil­lions de dol­lars pour aban­don­ner des pour­suites visant l’attitude anti­con­cur­ren­tielle de Micro­soft. Cette der­nière aurait tué OS/2 et les autres logi­ciels d’IBM.

Peu ran­cu­nier, IBM tou­chera en plus 75 mil­lions de dol­lars en logi­ciels pour équi­per sa société avec les pro­duits Microsoft.

Qui arri­vera main­te­nant à ébran­ler les mono­poles de Micro­soft, qui a un pou­voir d’achat suf­fi­sant pour s’offrir des pays entiers ?

Wow. Si IBM abdique, qui peut tenir ?

Uni­que­ment quelqu’un qui n’est pas sen­sible à l’argent, n’a pas à répondre de ses résul­tats finan­ciers devant des actionnaires.

Je vois Apple, qui met un point d’honneur à conser­ver 51 % de son capi­tal en mains propres, et le logi­ciel libre, qui n’est tout sim­ple­ment pas dans une logique consu­mé­riste. Et parmi eux, le pin­gouin qui valait trois mil­liards.

Elliot Ness, open source, même combat ?

Par ailleurs, un bre­vet logi­ciel, ça s’achète…