Pourquoi je suis malheureux en amour

Révé­la­tion : je viens de com­prendre pour­quoi j’ai tou­jours été mal­heu­reux en amour.

Parce que je le voulais.

Avant, je m’en dou­tais mais depuis cinq minutes (vingt au moment où ce texte sera publié), je le sais.

Pour­quoi est-ce que je vou­lais être mal­heu­reux en amour ? Parce que toute ma vie, j’ai été incom­pris. Par les autres et sur­tout par moi-même. Ce n’est pas du pleur­ni­chage, c’est un fait : je suis un sur­doué non diag­nos­ti­qué et la lec­ture de Trop intel­li­gent pour être heu­reux, que j’ai com­mencé avant-hier, ne fait que confir­mer ce que tous ceux qui ont cotoyé des sur­doués me disent : j’en suis bien un.

Le sur­doué non diag­nos­ti­qué est habi­tué à tou­jours être à part et rejeté (MAJ du 14/02/2013 : appa­re­ment, être diag­nos­ti­qué n’améliore pas sen­si­ble­ment les choses tant qu’on ne ren­contre pas d’autre sur­doués). Lors, l’amour, la com­pli­cité lui sont étran­gers et, par là-même, il est mal à l’aise. Ma seconde copine, qui avait beau­coup souf­fert mais dans d’autres contextes, me disait qu’elle pré­fè­rait les insultes aux flat­te­ries, parce que les insultes, au moins, elle avait l’habitude.

J’ai tel­le­ment été habi­tué au rejet que, pour être à l’aise, je me « devais » de reje­ter l’amour. Ce que je fis avec cha­cune de mes copines. C’était incons­cient, bien sûr. Ce n’est que main­te­nant que je com­mence enfin à com­prendre qui je suis que, je crois et j’espère, je peux envi­sa­ger une véri­table rela­tion amoureuse.

Il reste à trou­ver la bonne per­sonne. Mais ça, j’ai envie de dire, en regard du reste, c’est la par­tie facile…

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Le seul point com­mun de toutes vos mau­vaises rela­tions, c’est vous.

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8 réflexions au sujet de « Pourquoi je suis malheureux en amour »

  1. Caïn Marchenoir

    Si vous êtes si futé com­ment expliquez-vous que vous vous enor­gueillis­siez aussi ridi­cu­le­ment dans ces quelques lignes sans panache. Effet bar­num… voilà tout. De grâce ne lisez jamais la bio­gra­phie de Napo­léon Bonaparte.

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    1. David Latapie Auteur de l’article

      L’effet Bar­num est au contraire quelque chose que j’ai constam­ment à l’esprit. Et la meilleure réponse que je peux vous pro­po­ser est la sui­vante : devant la masse d’informations allant dans le même sens, je consi­dère que ce ne peut être du simple effet Bar­num. Je vous conseille de lire par exemple je suis neuro-droiter (même si depuis, j’ai appris que les neuro-droitiers ne sont pas for­cé­ment sur­doués, ça ne change pas grand-chose).

      Votre pre­mière phrase m’est dif­fi­cile à com­prendre. Sous-entendez-vous que si on est « si futé », alors on ne s’enorgueillit pas ? Ou bien si on « si futé », l’enorgueillissement ne peut se faire qu’avec du panache ?

      Je ne peux m’empêcher de per­ce­voir dans le ton de votre réponse un cer­tain dédain. Pas que ça me sur­prène : les « non-surdoués » com­prennent rare­ment que « sur­doué » ne veut pas dire « élite ». Confu­sion toute natu­relle, vu le choix mal­heu­reux du mot. Je vous conseille de lire Trop intel­li­gent pour être heu­reux et la dif­fé­rence entre intel­li­gence adap­ta­tive du Brillant Bos­seur et intel­li­gence alter­na­tive du surdoué.

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  2. maxloulia

    Je te com­prends d’un sens car je me retourne. Je me suis tou­jours sen­tis rejeté, incom­pris, seule. Mais je ne me consi­dere pas comme une sur­douée loin de la. Tu vois pen­dant que je t’ecris ces lignes. L« homme de ma vie est en train de prendre ses affaires pour par­tir loin de moi. Il dit qu’il m’aime mais qu’il s’est perdu lui même.

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  3. Anonymous

    Bon­jour,

    J ai ete diag­nos­ti­quee pre­coce etant enfant (QI 138). Oui, je me suis sou­vent sen­tie plus sen­sible que les autres. Oui, je ne me suis sou­vent sen­tie en deca­lage. Mais etre sur­doue, ce n est pas que ca. Il y a une masse de sur­doues qui n’ont jamais ren­contre ces pro­blemes. J ai aussi lu le bou­quin dont vous par­lez, et je pense que de nom­breux lec­teurs peuvent se retrou­ver dans la des­crip­tion qui est faite du sur­doue sans pour autant en etre un. Tout le monde s est senti une fois et meme de nom­breuse fois en deca­lage avec les autres, rejetes etc.. La pre­co­cite, ce n’est pas que l’hypersensibilite et la dif­fe­rence dans la facon de pen­ser, c’est aussi la rapi­dite a ana­ly­ser et a com­prendre un enchai­ne­ment logique (ce que mesure pre­ci­se­ment le QI). Le mieux pour vous est donc de faire le test. Vous serez ainsi fixe.

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    1. David Latapie

      Bon­jour et merci pour votre message,

      J’ai ren­con­tré une (et une seule) sur­douée qui ne s’est jamais senti mal dans sa peau du fait de sa condi­tion. Donc, ça existe, c’est peut-être même une majo­rité (silen­cieuse), mais ça ne se ren­contre pas sou­vent :)

      Aujourd’hui que je me sens mieux (même si je fais quand même faire le test), je trouve que le plus dif­fi­cile à gérer, c’est l’acuité. Consta­ter d’un coup l’étendu de ce qu’il y a à faire dans un pro­jet et se sen­tir impuis­sante. Ne voir que la roche sur la falaise, ça sim­pli­fie pas mal les choses. Quand on voit d’emblée la falaise entière, c’est dif­fi­cile de ne pas som­brer dans le sen­ti­ment d’impuissance (même si en s’entraînant et en revoyant ses ambi­tions à la baisse, on peut s’en sortir).

      Si vous sou­hai­tez en dis­cu­ter avec d’autres, je vous conseille http://zebrascrossing.forumactif.org

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