Légitimité des 35 heures

PARIS (AFP) — Le ministre de l’Équipement Gilles de Robien, seul membre UDF du gou­ver­ne­ment, a déclaré que la réduc­tion du temps de tra­vail va dans le sens de l’histoire, dans un entre­tien au Monde daté de vendredi.

On est passé de 3 000 heures de tra­vail par an au XIXe siècle à envi­ron 1 680 heures aujourd’hui, avec, pour­tant, un enri­chis­se­ment glo­bal et une forte hausse de la pro­duc­ti­vité, dit M. de Robien, qui a donné son nom à une loi sur la réduc­tion du temps de tra­vail votée en 1996.

C’est le génie d’un peuple d’être capable de tra­vailler mieux. Les Fran­çais, qui ne sont pas fai­néants, sont parmi les sala­riés les plus pro­duc­tifs du monde, ajoute-t-il.

Alors que l’UDF, par la voix de son pré­sident Fran­çois Bay­rou, a affirmé que le gou­ver­ne­ment, qui a décidé de ral­lu­mer le débat sur les 35 heures, devait aller jusqu’au bout, M. de Robien déclare: Vous ne réus­si­rez pas à m’opposer à l’UDF. Je pré­fère m’opposer sur le fond à Mar­tine Aubry, qui a choisi une méthode auto­ri­taire et uni­forme pour les 35 heures.

Aujourd’hui, il faut que les par­te­naires sociaux dis­cutent entre eux de la pos­si­bi­lité de cor­ri­ger le tir, en fonc­tion des besoins par­ti­cu­liers propres à chaque entre­prise ou sec­teur, affirme M. de Robien. Le pro­jet de loi que le gou­ver­ne­ment pré­sen­tera en fin d’année sur la for­ma­tion et le dia­logue social per­met­tra d’introduire plus de sou­plesse et d’autonomie pour la négo­cia­tion dans les entre­prises, poursuit-il.

Ils en parlent mais ne me le disent pas, les petits cachottiers :

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Une réflexion au sujet de « Légitimité des 35 heures »

  1. Empyrée

    Bay­rou, trop hon­nête pour être élu ?

    À défaut de Rocard (mon favori der­rière Waech­ter), je vote­rais bien pour Bay­rou, si ce qui est dit est vrai (en plus, Bay­rou a déjà invité Rocard). Je me per­mets de reprendre la cita­tion rele­vée par Franck : Le pro­blème de Bay­rou, c’est qu’il…

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  2. nat

    Un pavé dans la mare. Le Conseil d’État a annulé mer­credi le décret du 30 décembre 2004 main­te­nant les 39 heures dans les hôtels, cafés et res­tau­rants en échange d’une sixième semaine de congés payés… enfin quelque chose de bien

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