L’art d’être séduisant

Allez savoir pour­quoi, mais j’ai hérité d’un nou­veau sobri­quet dans mon école de for­ma­tion, Doc­teur Love… Au risque d’en rajou­ter une couche, voici un article sur la séduc­tion. Je ne don­ne­rai pas des détails pratico-pratiques, mais une expli­ca­tion géné­rique sur le pour­quoi et le com­ment. Les avan­tages : d’abord, c’est facile à rete­nir et ensuite, ça s’applique aussi aux rela­tions pro­fes­sion­nelles, ami­cales ou autres (car fina­le­ment, la séduc­tion sen­ti­men­tale n’est qu’une facette d’un tout plus grand). En deux phrases : la femme cherche un chef de meute. Il faut être proac­tif, affirmé, élé­gant et inté­res­sant. Main­te­nant, pour la ver­sion longue.

Une femme cherche un chef de meute

Chef de meute, hou quel vilain mot ! Il est certes pro­vo­ca­teur, mais il résume bien la chose. Le terme de meute ren­voie à une idée d’ani­ma­lité, d’instincts pri­maux. Et c’est bien de ça qu’il s’agit, même avec le ver­nis cultu­rel. Mais pri­mal ne signi­fie pas rustre. Pri­mal signi­fie « est-ce que ce sera un bon repro­duc­teur et bon pro­tec­teur ? » Meute ren­voie aussi à petit groupe d’individus. L’homme doit être le diri­geant du petit groupe d’individus que consti­tuent les rela­tions fré­quentes qu’aura la femme. En pous­sant, on peut dire que si vous êtes la risée de vos amis, mais que votre femme ne le sait pas, ce n’est pas un pro­blème. S’il n’y avait qu’une qua­lité à avoir, ce serait la confiance en soi. Tout le reste (accès à des fonc­tions de diri­geant, rému­né­ra­tion enviable) en découle. Je vous fais quand même un dia­gramme pour que vous voyiez com­ment tout ceci va ensemble. Dans mon dia­gramme, la confiance en soi et la situa­tion maté­rielle sont indé­pen­dantes, mais la confiance en soi peut ame­ner la situa­tion maté­rielle bien plus faci­le­ment que le contraire.
Confiance en soi
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    +->  Aisance à diriger
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            |     +->  Prestige pour « la femme de… » (être fier de son homme, voir « prestige de l'uniforme »)
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            +->
                 Protection de la femme et des futurs enfants (protection physique, financière, sociale) -----------> famille réussie
    +--------->                                                                                                           ^
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Situation matérielle enviable                                                                                                |
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Différents indices de santé sexuelle (phéromone, angles de certaines parties du corps)-------> enfants vigoureux ---------+

Être sédui­sant

La femme est bien plus atten­tive aux signaux que l’homme (la fameuse « intui­tion fémi­nine », c’est ça). Donc, à vous de les donner :

Être proac­tif

C’est vous qui déci­dez spon­ta­né­ment de la table au resto, pas elle. Pen­sez à être à l’écoute : si elle vous a fait part de cer­taines demandes, prenez-les en compte ; si elle pro­teste, sachez concé­der à moins d’avoir de bonnes rai­sons — et dans ce cas, argumentez-les, ce sera un pre­mier test de force de caractère.

Être affirmé

Nice guy finish last, ça vous dit quelque chose ? Quand on dit que les filles aiment les bad boys et que le gen­tillet finit der­nier, c’est qu’elles ne veulent pas d’un caniche ; elles veulent un bou­clier, pas un dou­dou. Concrè­te­ment, ça veut dire savoir dire non (par­fois même sans rai­son), ne pas aimer les mêmes choses qu’elles (sauf si c’est vrai), ne pas répondre à la minute… C’est aussi le sens de l’expression don’t be her girl­friend (ne soyez pas sa copine, avec un jeu de mot que je vous laisse trou­ver). Et même, avant la rela­tion, quand on en est aux ren­contres, ne pas payer pour elle (ce qui lui don­nera la désa­gréable impres­sion de « hou-là, celui-là, il cherche quelque chose »). Ne sur­tout pas don­ner l’impression que “il dit ça pour me faire plai­sir », car ce sera à la fois perçu comme une exas­pé­ra­tion (qui aime les gens obsé­quieux ?) et comme une preuve que vous n’avez pas de cou­rage. Pas l’envergure pour la pro­té­ger. Astuce : quand vous ne savez pas ou que vous ne com­pre­nez pas, dites-le avec déter­mi­na­tion. Là où d’autres se grille­ront en bafouillant, vous réus­si­rez le tour de force d’impressionner même quand vous ne savez pas !

Être élé­gant

L’élégance n’est pas abso­lue, elle dépend du contexte. Être élé­gant, ça veut dire « être par­fai­te­ment inté­gré à son milieu, et y appa­raitre comme un domi­nant ». Donc, on peut être élé­gant en sur­vêt” Adi­das comme en costume-cravate. Mais pas au même endroit et avec la même per­sonne. Par exemple, je me pro­mène sou­vent en cos­tume et je suis rela­ti­ve­ment élé­gant. Mais si je vais dans « les quar­tiers » habillé comme ça, je ne serai pas élé­gant, je serai « che­lou ». Bien sûr, je parle de l’accoutrement, mais c’est un tout : la démarche, le phrasé, la ges­tuelle… Se mon­trer sous son bon jour, ça inclut aussi ne pas par­ler de ses mal­heurs (sauf si néces­saire et en pre­nant bien soin de ne pas le faire sur le registre du pathos).

Être inté­res­sant

La com­pli­cité doit se créer. Vous êtes à l’écoute, vous rebon­dis­sez sur ses paroles… Les échanges doivent être des par­ties de ping-pong, pas des mono­logues (dans un sens comme dans l’autre). Atten­tion à ne pas trop en faire et don­ner l’impression d’avoir un esprit de contra­dic­tion. Bon, ceci étant dit, il y a aussi des filles qui ne veulent pas dis­cu­ter et qui ne veulent qu’obéir. Si, si, ça existe. Un der­nier point, qui concerne l’aspect atti­rance sexuelle. Celle-ci est pas mal basée sur des carac­té­ris­tiques phy­siques. Vous ne pou­vez pas faire grand-chose sur celles-ci, mais vous pou­vez les mettre en valeur ou les occul­ter par un savant mélange d’entrainement, de vête­ments et acces­soires bien choisis…

Textes à méditer

Je ter­mine avec quelques cita­tions de www.drague-internet.com (site pas du tout pri­maire, contrai­re­ment à ce qu’on pour­rait croire). Je vous laisse un petit jeu : rac­cro­cher chaque cita­tion à une par­tie de mon texte ci-dessus :)

Le point de vue de Freud

Notez que je n’aime guère Freud et son sexua­lisme (je pré­fère Jung, qui fut certes son élève), mais force est de recon­naître que le texte ci-dessous fait réflé­chir (le texte n’est pas de Freud !)
On constate dans la vie de tous les jours qu’en règle géné­rale, les femmes sont davan­tage à l’écoute que les hommes. C’est pour­quoi à force d’observer et d’écouter plus, elles déve­loppent au fur et à mesure ce que cer­taines appellent l’intuition fémi­nine, bref peu importe le terme. Dès le plus jeune âge, les femmes se posent plus de ques­tions, elles se creusent plus la tête, c’est la femme céré­brale. Une femme est « inté­rieure », elle réflé­chit davan­tage comme leur vagin qui est inté­rieur. Tan­dis qu’un homme est nar­cis­si­que­ment cen­tré sur son pénis. Il est en quelque sorte assu­jetti à ses pul­sions et hor­mones mâles. En oppo­si­tion avec le vagin qui est inté­rieur, le pénis de l’homme est bien exté­rieur. Enfant, il ne pense qu’à jouer dehors avec ses copains sur la cour de récréa­tion pen­dant que les filles dis­cutent déjà entre elles. Bref, une fois jeune adulte, l’homme a géné­ra­le­ment pris du retard com­paré à la femme dans sa qua­lité d’écoute et d’observation de l’autre. Retard qu’il pourra néan­moins rat­tra­per avec l’expérience et la matu­rité intellectuelle.
Nota : je pas­sais mon temps fourré dans les livres, tout seul. Mais d’une part je suis un intello, et d’autre part, on m’a long­temps classé « fille ».

Hys­té­rie

Un pas­sage sur l’hystérie fémi­nine, qui explique en par­tie le fameux les femmes sont com­pli­quées.
Made­moi­selle HYSTERIE à soif et veut un verre d’eau. Vous lui ten­dez un verre d’eau, elle vous répond non fina­le­ment je veux un verre de jus d’orange. Vous lui don­nez le verre de jus d’orange demandé, elle vous répond : Euh non en fait je veux un verre d’eau. Le verre d’eau tendu à nou­veau, elle rétorque Non je ne sais pas en fait.

Une par­tie de ping-pong

Pour ne pas que votre inter­lo­cu­teur parte en cou­rant, ne faites pas de mono­logue ou à l’inverse, ne soyez pas muet comme un pois­son. La com­mu­ni­ca­tion doit être sem­blable à une par­tie de ping-pong. Un coup je parle, tu réponds, je t’écoute puis te sou­ris, je reparle à nou­veau, tu me poses une ques­tion et ainsi de suite…

Conci­liant, mais droit dans ses bottes

Il convient en effet de pré­ci­ser qu’adaptation du dis­cours ne signi­fie sur­tout pas être tou­jours d’accord avec elle. Au contraire, dites-lui votre avis et argu­men­tez logi­que­ment votre pen­sée. Ceci contri­bue à l’échange et lui montre que vous avez une per­son­na­lité et vos propres points de vue. Si vous n’êtes pas fichu de vous affir­mer, alors vous n’êtes pas l’homme pro­tec­teur qu’elle recherche incons­ciem­ment. Ainsi, il faut à tout prix lui dire NON à un moment ou un autre de vos échanges. Dire non c’est s’affirmer ! Il ne faut vrai­ment pas être sys­té­ma­ti­que­ment tout miel­leux et sym­pa­thique avec elle : en séduc­tion, c’est une des erreurs fon­da­men­tales à évi­ter. […] Atten­tion, l’adaptation ne signi­fie pas essayer de res­sem­bler à la femme que vous vou­lez séduire ! Si une femme aime l’art et la pein­ture, OK vous lui par­lez de votre der­nière visite au Louvre, mais atten­tion, vous n’aimez pas les mêmes tableaux qu’elle ! Être un homme miroir n’a aucun inté­rêt et c’est une faute en séduc­tion. Vous ne devez pas adop­ter com­plè­te­ment ses goûts et ses pré­fé­rences pour la séduire, au contraire vous devez expri­mer vos points de vue per­son­nels. En effet, vous pen­sez qu’en ten­tant de lui res­sem­bler, vous allez lui plaire davan­tage… eh bien non, vous vous dépersonnifiez.

La galan­te­rie, avec modération

Pour les pre­miers rendez-vous, ne lui payez pas son verre ni son cinéma, ni le res­tau­rant d’ailleurs. Dans le début d’un jeu de séduc­tion, c’est cha­cun sa part ! C’est une atti­tude qui affirme que vous n’êtes pas à ses pieds, à tout lui payer pour lui faire plai­sir. Vous ne lui paye­rez un res­tau­rant que bien plus tard et une fois que vous aurez conclu. Les deux ou trois pre­miers res­tau­rants ou ciné­mas, c’est niet ! Même sur du long terme, payer doit res­ter une excep­tion : le geste pour faire plai­sir. Cela ne doit pas deve­nir une habi­tude comme pour mieux la garder.
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