Citoyenneté d’entreprise

Publié d’abord sur le forum des trans­hu­ma­nistes fran­co­phones, je trou­ve­rai dom­mage de ne pas vous en faire pro­fi­ter. https://plus.google.com/107266737312698360485/posts/hUjczf3g1Nv
On l’aura com­pris, Schmidt n’a pas men­tionné les gou­ver­ne­ments, car il ne croit pas en leur per­ti­nence dans la ges­tion des tech­no­lo­gies… et ne tient pas à les subir en tant que repré­sen­tant d’une entreprise.
Que reste-t-il aux États ? De moins en moins de choses à mon sens. Et vous savez quoi ? Je ne les pleu­re­rai pas. Pas que je sois liber­ta­rien ou anarcho-capitaliste, bien au contraire. Mais parce que la classe poli­tique dans son ensemble est révol­tante (je sais qu’il y a des excep­tions, même si trop peu). Je vais voter à chaque élec­tion ou presque. Et j’ai une conscience poli­tique, je suis même ren­tré en poli­tique à plu­sieurs reprises. Et pour­tant… Quand on voit que la Bel­gique a tourné des mois entiers sans gou­ver­ne­ment Quand on voit que la cor­rup­tion semble être une seconde nature dans la classe poli­tique Quand on voit que le gas­pillage et l’inefficacité n’est pas loin der­rière (j’ai tra­vaillé dans des admi­nis­tra­tions cen­trales) Quand on voit que les citoyens sont obli­gés de faire le tra­vail des États (j’ai tra­vaillé dans l’économie sociale et soli­daire) Quand on voit que Dis­ney à des pou­voirs qua­si­ment éta­tiques (il parait que Sam­sung en Thaï­lande, c’est pire) Quand on voit que Vive la nation est presque devenu une injure, qu’un natio­na­liste est quelqu’un de dan­ge­reux et un patriote limite un arriéré men­tal Quand, enfin, on sait com­bien la science-fiction peut être une pros­pec­tive non cas­trée, Alors on réflé­chit et on prend peur en lisant ceci : [Dans le monde de Cyber Age] Un homme peut donc avoir une double natio­na­lité, celle de son ensemble d’origine ou de son pays, et celle de son Tech­no­Bloc. […] Pre­nons l’exemple d’un habi­tant de Paris, né en France. Il paye des impôts locaux qui lui donnent la pro­tec­tion rela­ti­ve­ment faible de la police pari­sienne. Il peut se décla­rer Fran­çais, auquel cas il n’aura que peu de recours en cas de pro­blème grave. […] Ce même citoyen, s’il est employé du Tech­no­Bloc Paris­Bas (par exemple), dont le siège social est à La Défense, peut deman­der un rat­ta­che­ment de natio­na­lité à ce Tech­no­Bloc. En termes simples, cela veut dire que le citoyen n’a plus à payer d’impôts natio­naux à la France, et qu’il est placé sous la juri­dic­tion de la milice de son propre Tech­no­Bloc. En consé­quence de quoi, tout pro­blème cri­mi­nel est suivi par cette milice. C’était il y a quinze ans (Max Hea­droom). Main­te­nant, mes­dames et mes­sieurs qui pre­nez les trans­hu­ma­nistes pour des « exci­tés de la carte gra­phiques », je vous prie­rai de réflé­chir un peu.
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