Archives pour la catégorie Soigner

Incontinence féminine et périnée

56% des femmes auraient des pro­blèmes d’incontinence uri­naire, dont plus de 49% avant 40 ans. En outre, 13% des jeunes filles en pre­mière ou ter­mi­nale ont des fuites lorsqu’elles font du sport. Chez les grandes spor­tives, le taux peut atteindre 60% selon les dis­ci­plines. Le labo­ra­toire Tena, spé­cia­lisé dans les pro­tec­tions adap­tées, estime à 3,5 mil­lions le nombre de femmes concer­nées. La chi­rur­gie de l’incontinence est en crois­sance expo­nen­tielle chez des femmes de plus en plus jeunes.

Face à l’ampleur du pro­blème, le Dr. Ber­na­dette de Gas­quet spé­cia­li­sée dans l’accompagnement des futures mamans et accou­chées, au sein d’une consul­ta­tion de péri­néo­lo­gie pro­pose dans son ouvrage Péri­née, arrê­tons le mas­sacre !*, de pré­ve­nir et de ré-parer les erreurs répé­tées dans La vie quo­ti­dienne : mau­vaises pos­tures, pra­tiques spor­tives néfastes… Les patho­lo­gies du plan­cher pel­vien ont aussi un reten­tis­se­ment sur l’état psy-chologique des patientes or beau­coup de femmes n’osent pas en par­ler à leur médecin…

*paru aux édi­tions Hachette livre — Marabout.

Lu dans Pharma’vie de février-mars 2013

Les antidépresseurs sont-ils efficaces ?

Il vau­drait mieux évi­ter les anti­dé­pres­seurs. Il y a de fortes chance qu’une thé­ra­pie « orga­nique » (psy­cho­thé­ra­peute et exer­cice phy­sique) soit au moins sinon plus effi­cace (et sans effet secon­daire), sauf dans de rares excep­tions. Lire la suite

Travail sur écran et monophtalme

Une régle­men­ta­tion ancienne de 1991 s’impose aux « risques » liés au tra­vail sur des équi­pe­ments munis d’écrans de visua­li­sa­tion (décret n° 91–451 du 14 mai 1991). Une par­tie des dis­po­si­tions de ce décret concerne la sur­veillance médi­cale, l’équipement et les condi­tions d’ambiance. Le tra­vail sur écran fait éga­le­ment l’objet d’une norme ISO 9241. Depuis 2002, l’employeur doit for­ma­li­ser l’évaluation des risques dans un docu­ment dit « unique » cir­cu­laire DRT N°6 du 18 avril 2002. Il n’y a pas de contre-indication à un tra­vail sur écran pour un monoph­talme. Les plaintes visuelles sont sous-tendues par des méca­nismes phy­sio­lo­giques comme une mise en jeu exces­sive de l’accommodation-convergence, des chan­ge­ments de lumi­nance trop rapide don­nant ne lais­sant pas le temps au sys­tème visuel de s’adapter (adap­ta­tion à l’obscurité par un méca­nisme chi­mique, adap­ta­tion à la lumière par le réflexe pupil­laire jouant un rôle de dia­phragme) (SPEEG-SCHATZ 2001). Pour dimi­nuer et pré­ve­nir ces plaintes visuelles il faut (SCHERER. 1999) :
  • avoir le meilleur écran et la meilleure carte gra­phique pos­sible, ce qui est le cas en 2009 dans tous les ordi­na­teurs même d’entrée de gamme,
  • pré­fé­rer un écran un peu plus grand, le stan­dard aujourd’hui se situant à 17 pouces,
  • régler cor­rec­te­ment l’écran en contraste et luminosité,
  • avoir un éclai­rage ambiant cor­rect (méso­pique) si l’écran est sombre avec les lettres blanches, ou bien un éclai­rage plus impor­tant si l’écran est clair avec les lettres noirs (ce qui est la règle en bureautique),
  • il faut évi­ter les reflets sur l’écran, gêne qui a pra­ti­que­ment dis­paru avec les écrans plats,
  • évi­ter cer­taines asso­cia­tions de cou­leur (sauf cas par­ti­cu­lier comme chez cer­tains patients défi­cients visuels)
  • pos­ture correcte,
  • faire des pauses de 5 minutes toutes les 45 min de tra­vail sur écran en chan­geant de lieu pour acti­ver d’autres dis­tances d’accommodation-convergence, d’autres ambiance lumi­neuse, et d’autres postures.
Source : le borgne et son apti­tude pro­fes­sion­nelle. J’ai aussi appris par ce docu­ment que mon champ de vision est de 150° (180° pour la vision « nor­male », binoculaire)

Revenir au régime sécurité sociale quand vous êtes auto-entrepreneur

Je me suis mis il y a plu­sieurs mois comme auto-entrepreneur, mais ça a capoté (pas le temps, pas assez pour faire ça à plein-temps). Du coup, je ne suis auto-entrepreneur que de nom. Sauf que. Sauf que je suis au RSI et non à la sécu­rité sociale. Il est pos­sible de reve­nir au régime Sécu­rité sociale quand votre acti­vité d’auto-entrepreneur est mino­ri­taire (c’est mon cas). Je m’en suis occupé quand j’ai eu a signa­ler un arrêt de tra­vail (mau­dite grippe). Voici les démarches à effec­tuer pour reve­nir au régime sécu­rité sociale et signa­ler un arrêt de tra­vail en même temps.
  1. Impri­mer et com­plé­ter le for­mu­laire Cerfa 1104
  2. Joindre les docu­ments suivants :
    • pho­to­co­pie contrat de travail
  3. pho­to­co­pies pre­mier et trois der­niers bul­le­tins de salaire
  4. pho­to­co­pie jus­ti­fi­ca­tif d’identité (CNI ou pas­se­port — le per­mis de conduire n’est pas tou­jours consi­déré comme un jus­ti­fi­ca­tif, donc évitez)
  5. ori­gi­nal RIB (pre­nez celui de votre ché­quiez), en ins­cri­vant au dos notre numéro de sécu­rité sociale
  6. Joindre les volets 1 et 2 de votre arrêt de tra­vail en appo­sant la men­tion manus­crite sui­vante : Dos­sier en cours d’affiliation
  7. Envoyer le tout sous enve­loppe affran­chie à (si vous habi­tez Paris)
    Assu­rance mala­die de Paris
    CS 70001
    75948 Paris Cedex 19

Vous serez affi­lié sous 5 semaines et votre arrêt de tra­vail sera traité sous 3 semaines après l’affilitions — donc, sous deux mois.

Un grand merci à la per­sonne que j’ai eu au bout du fil, qui fut d’une com­pé­tence rare.

Vaccin contre la grippe : pas que pour les vieux !

Il n’y pas d’âge pour se faire vac­ci­ner conte la grippe. Je suis (rela­ti­ve­ment) jeune mais, de consti­tu­tion fra­gile, je la chope à chaque dois (sauf quand je suis en Slo­vé­nie). Du coup, afin de ne pas perdre trois jours de salaire (la Sécu­rité Sociale ne rem­bour­sant pas avant le qua­trième jour ; on parle de trois jours de carence), il est plus per­ti­nent pour moi de me faire vac­ci­ner. Et c’est quand même bien plus agréable que d’être cloué au lit !

Don de sang pour la recherche

Si vous ne pou­vez pas don­ner votre sang (ou votre moëlle) pour rai­son médi­cale, vous pou­vez tou­jours don­ner du sang pour la recherche. Le pro­ces­sus est légè­re­ment dif­fé­rent. Au lieu que ce soit vous qui pre­nez l’initiative d’aller dans un centre de don de sang, c’est ce der­nier qui vous appelle. Pour­quoi est-ce différent ?
  • D’une part, la pénu­rie de sang pour les malades est tel que l’on ne peut pas prendre ce der­nier pour la recherche, il faut donc un cir­cuit différent
  • D’autre part, on a tou­jours besoin de sang pour les malades, plus rare­ment pour la recherche. Mais le sang se conserve mal, on ne peut donc pas conser­ver le sang de volon­taires qui donnent peut-être des mois avant qu’on en ait besoin.

Aider les « enfants dys » face aux troubles de l’apprentissage

source
Le diag­nos­tic inter­vient sou­vent tar­di­ve­ment, quand l’enfant est déjà englué dans l’échec sco­laire. Pour­tant, les troubles spé­ci­fiques du lan­gage et des appren­tis­sages concernent envi­ron 6 % à 8 % de la popu­la­tion, soit plus de 4 mil­lions de per­sonnes en France. Près de 600 000 sont gra­ve­ment atteintes. La plus connue et la plus répan­due de ces patho­lo­gies est la dys­lexie : faute de pou­voir asso­cier cor­rec­te­ment les lettres et les sons, les enfants peinent à déchif­frer un texte, confondent les lettres. Il y a aussi la dys­pha­sie, qui affecte l’acquisition du lan­gage et se carac­té­rise par des paroles indis­tinctes, un voca­bu­laire pauvre, des troubles de la syn­taxe (pas de conju­gai­son, pas d’articles), ou encore la dys­praxie, un trouble de la coor­di­na­tion des gestes, qui rend les enfants par­ti­cu­liè­re­ment mal­adroits. Les pro­fes­sion­nels qui ren­contrent des enfants ou des adultes atteints de ces affec­tions connaissent sou­vent mal ces patho­lo­gies. Il est urgent de mettre en place des plans de for­ma­tion en direc­tion des ensei­gnants, des auxi­liaires de vie sco­laire, ou encore des res­pon­sables des mai­sons dépar­te­men­tales du han­di­cap, consi­dèrent la Fédé­ra­tion fran­çaise des troubles spé­ci­fiques du lan­gage et des appren­tis­sages (FLA) et la fédé­ra­tion des Asso­cia­tions pour adultes et jeunes han­di­ca­pés (Apajh). Ces deux struc­tures ont orga­nisé le 10 octobre la pre­mière Jour­née natio­nale des dys ainsi qu’un col­loque, à Paris. Long­temps, ces troubles ont été asso­ciés à des pro­blèmes rela­tion­nels avec les mères, ce qui n’a jamais été prouvé scien­ti­fi­que­ment, explique Franck Ramus, chargé de recherche en sciences cog­ni­tives et en psy­cho­lin­guis­tique au CNRS. Les recherches montrent qu’il s’agit d’un défi­cit cog­ni­tif spé­ci­fique cor­res­pon­dant à des dys­fonc­tion­ne­ments du cer­veau et pour les­quels des fac­teurs géné­tiques semblent jouer un rôle impor­tant.

Des enfants intelligents

Ces troubles sont sou­vent un obs­tacle aux appren­tis­sages sco­laires, mais ne signi­fient en rien que les enfants qui en souffrent sont moins intel­li­gents que les autres. Cer­tains, comme la dys­pha­sie, peuvent être dépis­tés assez tôt, à par­tir de 3 ans, par le pédiatre. D’autres, comme la dys­lexie ou la dys­cal­cu­lie (dif­fi­culté à comp­ter) ne peuvent être diag­nos­ti­qués que plus tar­di­ve­ment (vers 7 ans), une fois qu’apparaissent durables les dif­fi­cul­tés à apprendre. Les enfants qui risquent de déve­lop­per ces troubles pour­raient être repé­rés dès la grande sec­tion de mater­nelle, à l’occasion de la visite médi­cale obli­ga­toire au cours de la 6e année. Dans la pra­tique, ce n’est pas for­cé­ment le cas. Nous ne sommes que 1 200 méde­cins pour 12 mil­lions d’élèves, et nous sommes loin de pou­voir assu­rer l’ensemble de ces visites pour­tant pré­vues par la loi, explique le doc­teur Anne Vial­lat, secré­taire géné­rale du Syn­di­cat natio­nal des méde­cins sco­laires et uni­ver­si­taires (SNMSU). Compte tenu de cette pénu­rie, nous sommes obli­gés de deman­der aux ensei­gnants de nous signa­ler les enfants sus­cep­tibles d’être atteints de ces troubles. Tous ne sont cepen­dant pas sen­si­bi­li­sés à cette ques­tion, peu voire pas abor­dée dans la for­ma­tion des maîtres. Nor­ma­le­ment, le diag­nos­tic, assuré par un méde­cin, repose sur un bilan plu­ri­dis­ci­pli­naire, fai­sant inter­ve­nir ortho­pho­niste, psy­cho­logue, psy­cho­mo­tri­cien ou encore oph­tal­mo­lo­giste, en fonc­tion des symp­tômes de l’enfant. L’idéal est de s’adresser aux centres de réfé­rence des troubles du lan­gage, le plus sou­vent implan­tés dans les centres hos­pi­ta­liers uni­ver­si­taires (CHU). Mais, déplorent les asso­cia­tions, ces der­niers sont mal répar­tis sur le ter­ri­toire et les listes d’attente sont sou­vent de plu­sieurs mois. Une fois le diag­nos­tic éta­bli, il sera plus facile d’obtenir une prise en charge adé­quate dans l’établissement sco­laire fré­quenté. Aujourd’hui, les troubles des appren­tis­sages sont consi­dé­rés de plus en plus comme des han­di­caps. Pour défi­nir les moda­li­tés de prise en charge, les parents doivent s’adresser à la mai­son dépar­te­men­tale des per­sonnes han­di­ca­pées (MDPH). S’ils se sentent dému­nis, ils peuvent deman­der de faire cette démarche à l’enseignant réfé­rent chargé d’assurer le suivi de la sco­la­ri­sa­tion des élèves han­di­ca­pés, dont ils obtien­dront les coor­don­nées à l’école ou au col­lège. En fonc­tion du degré du han­di­cap, la MDPH décide d’aménagements spé­ci­fiques, for­ma­li­sés par le biais d’un pro­jet per­son­na­lisé de sco­la­ri­sa­tion. Pour les troubles les plus légers, les parents peuvent s’adresser à l’école afin d’obtenir la mise en place d’un pro­jet d’accueil indi­vi­dua­lisé, sous l’égide du méde­cin de l’éducation natio­nale. Ce docu­ment n’est cepen­dant guère contrai­gnant. Ma fille, dys­lexique sévère, béné­fi­ciait d’aménagements spé­ci­fiques à par­tir de la classe de sixième, com­pre­nant la copie des cours ainsi que des contrôles et dic­tées amé­na­gés. Ils n’ont cepen­dant été mis en oeuvre qu’à par­tir de la troi­sième, compte tenu du refus de cer­tains ensei­gnants, raconte un parent d’élève. Les efforts de réédu­ca­tion seront vains s’ils n’ont pas lieu dans le cadre d’un par­te­na­riat avec l’école, explique le doc­teur Michel Habib, neu­ro­logue au CHU de La Timone et coor­don­na­teur d’un centre réfé­rent à Mar­seille. On ne gué­rit pas d’un trouble de l’apprentissage mais, conclut le doc­teur Habib, on peut réduire la dis­pro­por­tion entre la per­for­mance sco­laire et les com­pé­tences réelles et, pour y arri­ver, la coopé­ra­tion de l’enseignant est majeure. Mar­tine Laronche

Fiche pra­tique

  • A lire. Dys­lexie, dys­or­tho­gra­phie, dys­cal­cu­lie, bilan des don­nées scien­ti­fiques, une exper­tise publiée par Ins­ti­tut natio­nal de la santé et de la recherche médi­cale (Inserm) consul­table en ligne : http://ist.inserm.fr/basisrapports/dyslexie.html.
  • Centres de réfé­rence des troubles du lan­gage. Le site de l’Institut natio­nal de pré­ven­tion et d’éducation pour la santé en publie la liste http://www.inpes.sante.fr (onglet : troubles du lan­gage).
  • FLA. www.federation-fla.asso.fr.