Archives pour la catégorie Non classé

Creative Commons pour les nuls

Inspiré par le travail de Petitagore, disponible ici. Travail qui est sous licence WTFPL (faites ce que vous voulez).

Vous avez créé quelque chose. Vous voulez maîtriser un tant soit peu ce qu’il en sera fait — y compris si vous voulez que n’importe qui puisse en faire ce qu’il veut (ce qui n’est pas forcément le cas par défaut).

Sauf que le droit intellectuel (et le droit tout court d’ailleurs), c’est compliqué.

Heureusement, des juristes ont pensé à vous. Voici Creative Commons, des licences complètes et simples à comprendre. Vous choisissez dans l’assistant de licence (uniquement en anglais pour le moment) ce que vous autorisez les autres à faire avec votre produit et vous mentionnez ensuite l’abréviation qui correspond sur votre travail. Et voilà, c’est tout !

Voici les questions que pose l’assistant :

  1. Autorisez-vous les modifications de votre création ? Oui, Oui contaminant, Non
  2. Autorisez-vous les utilisations commerciales de votre œuvre ? Oui, Non
  3. Pays

Plus le domaine public qui est mis à part parce que c’est un peu spécial.

Examinons rapidement les licences selon le nombre de restrictions qu’elles imposent :

  • Aucune restriction
    • CC0 : domaine public d’emblée (et non à expiration du copyright)
  • Une restriction
  • Deux restrictions
  • Trois restrictions

Quelques explications, ça ne peut pas faire de mal.

Quelques remarques d’ordre général :

  • SA et ND sont deux positions sur un même thème. C’est donc normal qu’il n’y ait pas de SAND &mdash: c’est soit l’un, soit l’autre.
  • Hormis CC0, toutes les licences incluent l’obligation de crédit. Donc, pas de CCNC, CCSA, CCND, CCNCSA ou CCNCND.
  • Les licences portent sur un produit, pas sur l’ensemble de votre carrière !

Et quelques autres liées à une licence en particulier :

  • CC0 : Le domaine public, c’est un document sur lequel vous abandonnez tous vos droits (vos droits patrimoniaux en tout cas ; pour les droits moraux, c’est plus compliqué). Vous le donnez à l’Humanité. Souvent, un produit « tombe » dans le domaine public après un certain temps. En choisissant CC0, vous imposez que le produit soit tout de suite (et pas dans vingt ou cinquante ans) dans le domaine public. Attention : abandonner tous ses droits, ça veut aussi dire abandonner le droit d’empêcher quelqu’un de se faire de l’argent avec et même celui de donner des droits préférentiels à quelqu’un (un musicien plaçant ses musiques sous CCBYNC qui autorise plus tard le label avec qui il a signé à en faire un usage commercial). CC0 est irréversible&xx202f;!
  • CCBY : En droit français, le droit de base se rapproche de CCBY (obligation de citer l’auteur), car les droits moraux (c’est-à-dire « qui est l’auteur ? ») sont inaliénables.
  • CCBYNC : même vendre à prix coûtant (sans faire de bénéfice), c’est toujours vendre ! Attention donc. Je ne connais pas de licence autorisant la vente à prix uniquement coûtant. Bien sûr, vous pouvez contourner en vendant un truc inutile à côté très cher (par exemple, vous prenez un produit gratuit et vous vendez le carton d’emballage 200 euros). Gare si ça se sait cependant ; vous risquez d’y laisser des plumes.
  • CCBYSA : on parle de licence « contagieuse », parce que les produits dérivés (et dérivés de dérivés…) doivent être sous la même licence. Lire le vieux débat Berkeley Software Licence vs GNU Public Licence (une licence non contagieuse et une licence contagieuse, respectivement) pour plus d’information sur les conséquences &mdash: les deux camps ont d’excellent arguments, il n’y a pas une position meilleure que l’autre.
  • CCBYND : ne pas toucher au produit, ça ne veut pas dire uniquement ne pas toucher au fond. C’est aussi valable pour la forme : ne pas transformer un .doc en rtf ou .txt, ne pas changer la taille de police… En revanche, le produit, tant qu’il n’est pas modifié, peut être intégré dans une compilation.
  • CCBYNCSA : en cumulant NC et CA, vous empêcher les gens de vendre le carton d’emballage 200 euros. En effet, le dérivé (produit + emballage) doit partager la même licence que le produit de base, donc être lui aussi non commercial ! Pourquoi utiliser CCBYNC si CCBYNCSA existe, alors ? Parce que l’on peut aussi ne pas être paranoïaque et ne pas vouloir punir ceux qui jouent le jeu et apportent une véritable valeur ajoutée pour les abus de ceux qui vendent des cartons d’emballage à 200 €.
  • CCBY et CCBYSA sont des licence libres — respectivement proches de Berkeley Software Licence et GNU Public Licence. Les autres sont des licences non libres, puisqu’elles imposent des restrictions non acceptés par les organisation de logiciel (et autre produits) libres. Si vous contribuez à Linux (ou autre), ça peut avoir son importance.

J’espère vous avoir permis d’y voir un peu plus clair. N’hésitez pas à me demander des éclaircissements, je me ferai un plaisir de vous répondre.

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Abattement forfaitaire sur les dividendes et SAS

Suppression de l’abattement forfaitaire de 1525 euros sur les dividendes pour les actionnaires préférant soumettre leurs gains à l’impôt sur le revenu — L’Express

Est-ce que ça concerne les dirigeants de SAS ayant opté pour le dividende ? En effet, pour opter pour le dividende dans une SAS, il faut que celle-ci soit imposée à l’IS (impôt sur les sociétés) et non à l’IR (impôt sur le revenu, comme vous et moi).

J’ai l’impression donc que les dirigeants de SAS ne sont pas concernés, mais j’aimerai bien une confirmation. Je suis sûr qu’Uriel Myéline aussi (1525 euros sur lesquels ont ne paye pas d’impôt, ça met du beurre dans les épinards,non ?)

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Les quolibets et l’innovation

On a commencé à casser du sucre sur le dos de Mickaël Jackson à partir du moment où il a arrêté de faire de la bonne musique. Les quolibets étaient la conséquence, pas la cause.

On a commencé à casser du sucre sur le dos des Bleus à partir du moment où ils ont arrêté de faire des bons matchs. Les quolibets étaient la conséquence, pas la cause.

On commencé à casser du sucre sur Apple à partir du moment où l’innovation à stagné : retrait de Steve Jobs, iPhone 4S, iPad 3, iPhone 5. Si ça devient ringard d’être un fan d’Apple, c’est surtout parce que l’innovation n’est plus là (alors que j’ai vu de mes propres yeux à Laval Virtual 2012 la révolutionnaire technologie électrotactile que Nokia a vendu à Apple pour l’iPhone 6 – non, il n’y a pas de coquille).

Leçon de vie (#invariant) : quand on casse du sucre sur le dos d’une personne, ne vous concentrez pas sur le sucre. Concentrer sur la personne.

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Consulting neuro-droitiers et surdoués ?

Mon article Je suis neuro-droitier rencontre un franc succès. Plusieurs fois (encore aujourd’hui), des personnes m’ont contacté parce que soient elles, soit leur enfant souffrait et se reconnaissait dans ce texte.

Si j’avais le temps, je pourrais envisager du coaching. Gratuit dans un premier temps, payant dans un second. Parce que c’est dommage de ne pas utiliser ce que l’on a entre les mains, non ?

Y a-t-il-des coachs (tous domaines confondus) qui me lisent et peuvent me donner des conseils ?

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Sites Drupal en français

  • juliendubreuil.fr. Orienté programmation. Très beau blog, on aimerait trouver plus souvent ce genre de thème pour Drupal.
  • drupalfacile.org. Le site de vidéos d’apprentissage. Très bien fait, on sent que l’auteur a l’habitude de parler en public
  • kolossaldrupal.org. Heu… Irk !
  • drupalfr.org. L’historique, toujours aussi peu attirant, tant dans le fond que dans la forme.

Si vous en connaissez d’autres…

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La tarif de base de la Sécurité sociale pour les spécialistes

Avant tout, sachez que même à la Sécurité Sociale, tout le monde ne sait pas ce que c’est donc. Autrement dit, l’information ci-dessous est précieuse 🙂

  • Tarif de base de la sécurité sociale pour des spécialistes en secteur 2 : 23 euros (comme pour le secteur 1)
  • En revanche, si la médecin pratique une majoration, le tarif de base passe à 28 euros. C’est très intéressant pour les complémentaires santé? Puisque 50 % de 28 euros, c’est plus que 50 % de 23 euros. Et c’est aussi là que ça se complique.

La majoration est aussi appelée option de coordination – c’est justement le terme visible sur la grille des bases de remboursement de la Sécurité sociale. Elle consiste en un surcoût que le médecin peut appliquer s’il le juge nécessaire. L’application d’une majoration est à son entière discrétion. Généralement, c’est pour un déplacement hors de son cabinet, un horaire tardif… mais il peut tout à fait pratiquer une telle majoration dans des circonstances habituelles (bon, j’imagine qu’il finira pas se faire taper sur les doigts par la Sécurité sociale s’il abuse). Dans tous les cas, cette majoration est exceptionnelle, donc ne la prenez pas en compte pour le calcul des remboursements mutuelle et l’optimisation des options de cette dernière.

Conclusion : si votre spécialiste a des honoraires libres, vous serez moins remboursés par la Sécurité sociale. <troll>Une manière pour la Sécu de décourager les pauvres d’aller chez les médecins de riches ?</troll>

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Revue de Deux Ex: Human Revolution

J’aime beaucoup Deus Ex Human Revolution (j’ai essayé le Deus Ex original, mais après avoir essayé DXHR, je n’ai pas pu, surtout à cause des contrôles).

Pourquoi j’aime DXHR

Étant transhumaniste, voici les deux choses qui m’ont le plus plu dans ce jeu :

  • l’aspect futur proche et crédible. Nous ne sommes pas dans un monde si lointain que nous ne pouvons nous identifier (genre la nanotechnologie encore trop distante de Deus Ex 1) ou carrément dans l’espace (quoique… un jeu vidéo basé sur Transhuman Space, je dis oui tout de suite !)
  • surtout, l’aspect adulte de l’approche des augmentations. Ici, pas de technologisme triomphant comme on en voit trop souvent (et c’était nécessaire pour lancer la machine), mais une vision globalisante, avec les questionnements éthiques. D’ailleurs, si j’ai décidé de jouer à DXHR, c’est après avoir visionné la bande-annonce “Purity First”, qui est une dénonciation des augmentations (je l’avais même pris pour une vidéo réelle lancée pour provoquer !). Si j’avais commencé par la bande-annonce “Icarus” (splendide au demeurant), je ne suis pas sûr que j’aurai joué – car c’est une très belle démonstration technologique, mais sans aucun questionnement éthique.

Voici donc pourquoi j’ai joué à DXHR.

Une suite ?

S’il doit y avoir une suite sous la forme d’un spin off (c’est-à-dire se basant sur le monde de 2027 et non sur le monde de 2050 ou 2070, comme les deux précédents opus), je suis tout à fait preneur ! Je verrais bien l’histoire se dérouler dans l’espace (spoil : des allusions dans les ebooks du jeu mentionnent l’espace et Pangée a été construite uniquement par des cyborgs).

Dans l’intervalle, vous pouvez jouer à des extensions appelées DLC (comme The Missing Link).

Les reproches

C’est bien connu, qui aime bien châtie bien. Voici donc mes suggestions pour une suite.

  • la mauvaise idée des boss de fin de niveau (il parait que cette partie a été sous-traitée) ;
  • une liberté d’action insuffisante, notamment au niveau des choix, mais aussi au niveau du décor ;
  • pas de récompense pour se faufiler sans ni être vu, ni incapaciter quelqu’un (avec Ghost, on peut tuer/incapaciter tout le monde, donc laisser des traces) ;
  • l’artifice malheureux que seule la première cellule de batterie se recharge quand elle est vide ;
  • le fait qu’il faut avoir des bras bioniques pour incapaciter quelqu’un (comment font Sam Fisher et Solid Snake?) ;
  • les animations pas toujours cohérentes, que ce soit entre le jeu et les animations (une prise d’étranglement sur un type en armure complète, des incapacitations qui sont toujours debout, même quand on est accroupi…) ou entre les animations et les vidéos ;
  • prise en compte de l’équipement perfectible. Jensen peut littéralement se balader avec un lance-roquette et être tout aussi discret !
  • impossible de voir les trophées au fur et à mesure qu’on les obtient sur PC
  • impossible de savoir si on perdu un trophée (par exemple, la première fois qu’on tue un perso alors que l’on veut être en Pacifiste) ;
  • les animations (contrairement aux cinématiques), ils ne savent pas croiser les bras (ils les mettent l’un sous l’autre) ;

Conclusion

Excellent jeu, tant sur le gameplay (même si je ne suis pas un expert et qu’il y a des améliorations possibles) que sur l’univers et son traitement. Je pense vraiment que, à l’instar du film Minority Report il y a quelques années, c’est le genre de jeu qui peut faire prendre conscience de l’avenir. Et il vaut toujours mieux voir venir l’avenir que de le subir.

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