Archives pour la catégorie Lire

Doris Lessing : ceux qui se targuent d’être experts de mon œuvre ne reconnaissent même pas mon style

[Doris Les­sing joua un tour] à son édi­teur en 1981, en lui envoyant, sous le pseu­do­nyme de Jane Somers, un manus­crit, Jour­nal d’une voi­sine, qu’il a refusé, le jugeant détes­table. D’autres l’ont rejeté aussi, le trou­vant dépri­mant. Le livre fut fina­le­ment publié et seul Ivan Nabo­kov, son édi­teur fran­çais d’alors, a reconnu en Somers, Les­sing. Elle, elle ne fit qu’un com­men­taire : J’ai voulu véri­fier que seul le suc­cès attire la recon­nais­sance et le suc­cès. Ceux qui se targuent d’être experts de mon œuvre ne recon­naissent même pas mon style…
Le Monde 13 octobre 2007

Citations sur la science-fiction comme ancrée dans le réel

La SF fut donc décrété « conte de fées des temps modernes ». Non, répond l’écrivain Jean-Pierre Andre­von, conte de faits. Des faits têtus qui prennent nais­sance autour de nous, tous les jours. La science-fiction se borne à leur don­ner un petit coup de pouce.
The future is already here — it’s just not very evenly distributed..

Matrix Reloaded, le détournement du mythe du héros (monomythe)

L’emphase est de mon fait.
Luke Sky­wal­ker et Tho­mas Ander­son suivent tous les deux le par­cours clas­sique du héros : un jeune homme sans expé­rience engourdi dans son exis­tence mono­tone qui s’éveillera et par­tira pour une quête qui le dépasse et qui, après avoir reçu l’enseignement d’un père de sub­sti­tu­tion par­vien­dra à s’élever jusqu’à deve­nir un élu, héros sau­veur de l’humanité. Ce schéma conven­tion­nel s’il est appli­qué au pied de la lettre par George Lucas à Luke Sky­wal­ker (cf Mary Hen­der­son), a été en revanche, au fur et à mesure de l’évolution de la saga Matrix, de plus en plus détourné par les frères Wachowski. En effet, on découvre à la fin de Matrix Reloa­ded que Anderson-Neo n’est qu’une « ano­ma­lie sys­té­mique » […] c’est à dire un pro­gramme infor­ma­tique généré par la Matrice contre laquelle Neo lutte ! Ainsi il n’est pas un homme quel­conque qui est par­venu à s’élever au rang de héros : il a été pro­grammé pour être le Sau­veur, et condamné à le devenir.
Lire aussi : Néo est le sixième élu (et tout le monde sait com­bien le chiffre sept est important).

« Paper Planes » veut faire décoller l’anglais

Do you speak fran­çais ? Alors vous pou­vez lire in english. « Paper Planes », nou­velle col­lec­tion des édi­tions Didier, veut faire voya­ger les fran­co­phones dans des ter­ri­toires anglo-saxons accueillants. Écrits par des auteurs contem­po­rains, ces ouvrages, en librai­rie demain, font vœu d’accessibilité grâce à une créa­ti­vité sous contrainte. Prin­cipes  : pri­vi­lé­gier les 65  % du voca­bu­laire anglais ayant des racines latines ou fran­çaises, ban­nir les expres­sions tel­le­ment ten­dance que leur durée est à peu près celle des col­lants fluo, adop­ter la forme de la «  novella  », inter­mé­diaire entre le roman et la nou­velle, avec des cha­pitres courts et rythmés.

« Irri­ta­ted » plus que « fed up »

À l’origine de la col­lec­tion, un écri­vain anglais ins­tallé à Paris, Rupert Mor­gan, qui signe ici Le Consul­tant, ouvrage tor­dant sur un raout de cadres virant au « Koh-Lanta » sans pitié.  Mes amis fran­çais trou­vaient mes livres trop com­plexes, détaille-t-il. Je vou­lais des textes qu’ils puissent abor­der faci­le­ment, sans buter. Les auteurs anglo-saxons res­tent trop dans leur uni­vers, igno­rant les dizaines de mil­lions de per­sonnes qui pra­tiquent l’anglais en deuxième langue.  Il se sou­vient alors de ses études de latin, du fait que Guillaume le Nor­mand imposa le fran­çais en Angle­terre…  L’anglais est une langue métisse ! C’est simple, au lieu d’écrire I was fed up, je vais pré­fé­rer I was irri­ta­ted. Autre exemple, He was drown by the bright­ness of her gaze est beau­coup moins facile pour un Fran­çais que He was attrac­ted by the lumi­no­sity of her eyes. Mais n’est-ce pas un peu arti­fi­ciel ? Cur­tis Bar­to­sik, direc­teur de Seneca Com­mu­ni­ca­tions, enseigne l’anglais. Après lec­ture, lui estime que les textes sont à 95 % natu­rel. Il y a un bon équi­libre entre idiomes, mots cou­rants et voca­bu­laire d’origine latine, un peu plus pré­cieux. Je le recom­man­de­rais à ceux qui veulent amé­lio­rer leur anglais ! Du polar à la satire, la col­lec­tion entend explo­rer tous les genres.  Avec les racines latines, on peut aussi tou­cher l’Espagne, l’Italie, sou­ligne Isa­belle Lou­viot, direc­trice géné­rale des édi­tions Didier. « Paper Planes » répond à une demande de plus en plus forte de livres mono­lingues et valo­rise l’anglais plai­sir.  Et ça, c’est totally cool. Anne Kerloc’h

Linguistique diverse

Ini­tia­le­ment publié le 18 décembre 2004 à 22h59

Correspondances entre les temps du slovène et du français

Le slo­vène a beau­coup moins de temps que le fran­çais : six en tout et pour tout (infi­ni­tif ; passé, pré­sent et futur de l’indicatif ; pré­sent de l’impératif ; plus-que-parfait de l’indicatif qui n’est que très rare­ment employé), à com­pa­rer au vingt-quatre (au moins !) du fran­çais. Lire la suite

Question sur la ponctuation française au XVIIe siècle

Il paraît que l’on se contre­fi­chait effec­ti­ve­ment de la ponc­tua­tion dans le fran­çais du XVIIe.

Est-ce que quelqu’un aurait des informations ?