Archives pour la catégorie Protéger

Cette catégorie est en fait plus que la simple protection de l’environnement. C’est une nouvelle (enfin, pas tant que ça) manière de vivre, plus respectueuse de soi et des autres (dont la nature).

Un point bleu pâle et féérique

Jean-François Clairvoy : la Terre depuis l'espace (vidéo, direct)

Quand vous voyez les étoiles qui ne scintillent pas, colorées, vous vous dires on ne peut pas être seul, ce n'est pas possible […] et quand on voit la Terre […] on se dit qu'elle est belle ! la vie elle n'est que là […]. Ces variations de couleurs, c'est presque une musique. Un collègue astronaute m'avait prévenu : ne t'étonnes pas si à un moment tu as la chair de poule ou même des larmes aux yeux. De ces quatre caractéristiques que j'ai cité, celle qui marque à vie le plus fort les astronautes, c'est la vue de la planète Terre.

Avec les avancées du tourisme spatial, je suis convaincu que les plus riches, qui sont aussi les plus influents, iront faire un tour là-haut. Et on sait combien la vue de la Terre depuis l'espace a importé dans la prise de conscience écologique.

Carl Sagan : un point bleu pale (vidéo)

Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.

La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.

On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue.

— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space.

flattr this!

Why veganism is not a solution to hunger or climate change

by Tyrian Dunaédine.

The main problem with meat is that the livestock is a major methane producer. This is linked directly to their diet: they are herbivores. More than that, they fare much better at eating vegetables than we do, because their metabolism is optimized for this. Thus, they are better at extracting nutrients with less waste like methane.

Consequently, if we'd all became vegans, we would probably create much more methane than our livestock do, and we would need much more vegetable than them to fulfill our needs. Furthermore, we would need more variety than them (fact: our livestock is very unbalanced since they they do not enjoy a variety of nutrients and consequently their meat is very bad, which itself translates into x4 multiplier for waste, if my memory serves me well…). It is all too easy to see only the intermediate (the livestock) without analysing the final product: us.

Another point is more variety equal more logistic, more surface for agriculture, more power, etc. If rich country can easely do this, it isn't so simple for poor countries who need efficiency.

Other solutions seems to be under developpement:

  • Artificial meat (and food), with a near 100% efficiency between ressources used and food produced;
  • Soylent (soylent.me), a synthetic food tailored for the human organism. This is developped by a US engineer. He is his own guinea pig (note from me: since he is selling stuff, not anymore).

Note by me: veganism is not only about hunger and climate change, it also among still other things) about preventing animal cruelty. On this topic, I suggest this excellent rebuttal:

flattr this!

Entre les Corées, un couloir de biodiversité en sursis

Avant d'être envoyé à la frontière nord-coréenne, Do Young, jeune lieutenant de 26 ans, n'était pas à proprement parler un écologiste. Mais après avoir passé plus d'une année au poste de garde de Seungri, à surveiller une partie du long corridor qui sépare les deux Corées, il ne voit plus les choses comme avant. Ici, j'ai appris à aimer la nature, confie-t-il en contemplant le paysage baigné par une froide lumière automnale.

Chiffres

  • 122e : le classement de la Corée du Sud, selon l'indice de performance environnementale établi par l'université de Yale (États-Unis), en 2005.
  • 146e : le rang de la Corée du Nord, en dernière position de ce classement mondial.
  • 230 espèces d'oiseaux vivent dans la zone démilitarisée, dont sept sont classées parmi les espèces en danger au niveau mondial. Parmi elles, la cigogne à bec noir, la grue à cou blanc et la petite spatule.

Chronologie : la zone démilitarisée (DMZ) a été créée au lendemain de l'armistice signé entre les belligérants de la guerre de Corée. Celle-ci a opposé, de 1950 à 1953, la Corée du Nord, communiste et soutenue par l'Union soviétique et la Chine, à la Corée du Sud, appuyée par les États-Unis.

Au-delà du haut mur de barbelés commence la zone démilitarisée, dite DMZ (demilitarized zone). Ce no man's land, créé en 1953, s'étend sur 250 km, d'est en ouest, et sur une largeur de 4 km répartis de part et d'autre du 38e parallèle, sur lequel a été établie la ligne de démarcation entre les belligérants de la guerre de Corée.

Depuis plus d'un demi-siècle, à leur insu, les deux armées qui se font face ont permis à la nature de reprendre ses droits. Les champs se sont transformés en prairies, les marais ont repris leur place. L'endroit est unique au monde : un sanctuaire pour des dizaines d'espèces, menacées ailleurs par la disparition d'écosystèmes mis à mal par le développement économique et l'urbanisation. Cerfs d'eau, ours noirs, peut-être des tigres et des léopards…

La DMZ héberge aussi chaque hiver des milliers de grues blanches, hérons ou canards venus du nord de la Chine ou de Sibérie. A chaque fois que je vais dans la DMZ, je découvre quelque chose de nouveau, s'enthousiasme Kwi-gon Kim, directeur du département environnement de l'université de Séoul. Le professeur Kim est le seul scientifique à pouvoir pénétrer dans la zone pour étudier sa biodiversité. Sous bonne escorte, il a effectué, depuis 1996, plusieurs expéditions, sans s'écarter cependant des chemins de patrouille.

Un million de mines sont encore disséminées dans ce paysage où se succèdent estuaires, plaines humides et montagnes escarpées. Le travail de fourmi que le professeur Kim a entrepris pour recenser la diversité de la faune et de la flore s'appuie aussi sur l'étude d'un espace plus accessible : la zone civile contrôlée. Cette zone tampon située entre la "ligne de front" et la Corée du Sud, large de 5 à 20 km selon les endroits, présente, selon les scientifiques, des caractéristiques très comparables à la DMZ. Depuis 1953, l'activité y est réduite au stationnement des troupes et à l'agriculture, autour d'une dizaine de villages où vivent quelques milliers de personnes.

La DMZ et ses abords abriteraient entre 40 % et 60 % de la biodiversité de la péninsule coréenne. Mais ce n'est pas leur seul intérêt : L'abondante couverture végétale offre un rempart contre les inondations, et les zones humides, en piégeant d'importantes quantités de CO2, jouent un rôle contre le réchauffement climatique, explique le professeur Kim.

La détente entre les deux Corées, dont les premiers signes se traduisent par des projets de coopération économique, menace ce fragile équilibre. Lors du deuxième sommet intercoréen, en octobre, les dirigeants ont confirmé l'extension du pôle industriel de Kaesong, situé côté nord-coréen, à la limite de la DMZ. Le nombre d'industries sud-coréennes qui sont implantées à Kaesong - aujourd'hui une vingtaine - devrait doubler. Elles ont l'obligation de traiter leurs rejets, mais les résultats sont très insuffisants, regrette Tae-sig Kim, du ministère sud-coréen de l'environnement.

Les eaux de la rivière Saechon, qui traverse la DMZ, montrent déjà des traces de pollution. La mise en service, le 11 décembre, d'une liaison ferroviaire de 25 km entre la ville de Munsan, au sud, et le complexe industriel ouvrira une autre brèche.

La pression vient également de la zone civile contrôlée, où la population supporte de plus en plus mal les restrictions imposées. D'origine nord-coréenne, In-lye, qui tient un commerce de village, s'y est installée au lendemain de la guerre. Son mari était militaire. Aujourd'hui, ses trois fils sont partis à Séoul. Personne ne veut plus supporter les contrôles, le couvre-feu. Les garçons ne trouvent pas à se marier, explique-t-elle dans sa petite épicerie mal approvisionnée.

Les autorités régionales réclament la levée de ce régime d'exception. Un projet qui remonterait la limite méridionale de la zone civile de 5 kilomètres a été déposé au Parlement sud-coréen. Une course contre la montre semble engagée. Le développement économique est la priorité des Nord-Coréens, la préservation de la DMZ ne les intéresse pas, affirme Hoi-seon Jeong, de l'Institut coréen de l'environnement. Les scientifiques et les associations écologistes rêvent de voir la DMZ classée en zone protégée, pour que l'environnement ne paie plus un lourd tribut au développement. L'industrialisation à marche forcée, à partir des années 1970, a défiguré le pays.

Le président Roh Moo-hyun a appelé à la création d'un parc naturel. À l'étranger, des fondations comme celle de l'Américain Ted Turner militent en ce sens.

Pour les habitants de Séoul, la frontière est avant tout synonyme de conflit et de division. Pour les sensibiliser à la beauté des paysages et à l'importance de la biodiversité, la Korean Federation for Environmental Movement, une des plus grosses associations, organise des excursions vers la DMZ. En espérant que, le jour venu, les citoyens sauront se mobiliser.

Laurence Caramel, Le Monde du 23 novembre 2007


Dans le même style, lire La belle vie à l'abri du rideau de fer

flattr this!

Quand les loups sauvent les ours

Vous connaissez l'effet papillon (le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas). Il a été utilisé comme argument encourageant le principe de précaution. Vous allez voir ci-dessous un exemple dans la vraie vie et sur les populations animales. On appelle cela une cascade trophique. Ainsi, en 1995, le loup fut réintroduit au Yellowstone.
  1. Du coup, le wapiti, principale proie du loup, se fit plus rare et s'éloigna du bord des rivières.
    1. En conséquence, les saules, trembles et peupliers purent à nouveau croître.
      1. À leur tour, il créèrent les conditions d'un habitat propice aux castors, élans et autres espèces.
  2. Les loups ne terminant pas leur repas (comme beaucoup de carnivores, ils chassent des proies trop grosses pour être terminées en un repas), les restes font les bonheurs des ours, soit pour préparer leur hibernation, soit au contraire pour se sustenter au sortir de l'hiver. Ainsi, les oursons nés au sortir de l'hibernation sont en meilleure santé, puisque mieux nourris. Et comme les ours sont une espèce menacée, il y a tout lieu de s'en réjouir.
Source : Apex predator Bien évidemment, ça ne s'arrête pas là. D'une part, l'augmentation du nombre d'ours aura elle aussi des conséquences (qui auront elle=-mêmes des conséquences !). D'autre part, des douzaines d'autres espèces se nourrissent des restes des repas des loups, ce qui veut dire encore plus de conséquences. Ainsi, on parle souvent de l'impact des niveaux trophiques inférieurs, qui, étant tout en bas, impactent sur tout, mais on oublie les niveaux trophiques supérieurs (les superprédacteurs). Cet oubli est facile à expliquer : nous confondons chaîne trophique et écosystème.
  • une chaîne trophique (herbe, lapin, homme) est une ligne, avec un départ et une arrivée, un amont et un aval. Une modification en amont impacte toute la chaine, alors qu'une modification en aval n'impacte guère (la disparition de l'homme n'empêchera pas le lapin de vivre ; la disparition de l'herbe, si).
  • une écosystème est une "pelote de ficelle" (dire que c'est un cercle serait incorrect : c'est bien plus complexe, un écosystème n'est pas un cycle). Par conséquent, le superprédateur, qui est pourtant en bout de chaine dans une chaine trophique, a d'importantes conséquence dans un écosystème, comme nous venons de le voir.

flattr this!

Choisir une ampoule

Choisir une ampoule, sans considération de prix :

  1. Choisir la puissance (équivalent-incandescence (W) ou lumens (Lm))
  2. Choisir la technologie (l’incandescence n’est pas chère à l’achat ; la LED ne consomme presque rien ; la fluor est entre les deux).
    • incandescence : c’est tout
    • fluor : choisir le diamètre. Préférer un T5, plus efficace
    • fluor et LED : choisir son code de lumière. Le plus reposant/distrayant est le 827 et le plus énergisant/agressif le 965 (même si, perso, j’ai une lampe à 7 400 K).

Par exemple, une flucompacte Philips TLD70W835 éclairera approximativement autant qu’une lampe à incandescence de 70 watts (70W), avec un bon rendu de couleurs (8) et une teinte blanche (35). Elle sera passe-partout, mais ne sera ni la plus reposante, ni la plus énergisante. Une hypothétique TLD70W965 aurait un excellent rendu des couleurs (9) et une teinte très agressive (65), qui agrandirait notablement la taille de pièce.

Notes

  • Les lampes à incandescence seront bientôt interdites.
  • Les fluors prennent du temps pour arriver à leur puissance maximale.
  • Les LED sont relativement directionnelles (maximum : 120°) et ne s’éteignent pas de suite (inertie électrique ou courant induit). D’un autre côté, on peut faire varier leur intensité (ce qui n’était auparavant possible qu’avec les halogènes).
  • Plus la température de couleur est élevée, plus la pièce parait grande et impersonnelle. Plus cette température est faible et plus la pièce paraît étriquée, mais aussi intime. Pour avoir essayé une s 400nbs K dans un salon, je ne vous les conseille pas pour cet usage. Mais pour du sport en intérieur, un garage ou une cave (voire une cure de photothérapie), pourquoi pas.
  • Deux précautions au sujet des LED de teinte blanc froid ou lumière du jour (s 00s K et plus  : Ne pas trop s’inquiéter, cependant : au vu du gisement que représente le marché des LED, il y a fort à parier que les ingénieurs travailleront d’arrache-pied à réduire ceci. De plus, pour une pièce de vie, la lumière trop bleutée n’est pas recommandée (il vaut mieux des tenpératures de moins de 4000 K)
  • Les tubes fluorescents sont plus efficaces que les lampes fluocompactes (tout choses étant égales par ailleurs, j’imagine).

Comme souvent, ce résumé très concis fut très long à établir (la concision, ça prend du temps). Voici les tableaux que j’ai générés pour arriver à ce résultat.

Comparaison des ampoules domestiques
Technologie IRC Code Diamètre Rendu Prix Eff. lum. Notes
Incandescence 97 9x0 ★★★ ★★★★ Retirées en 2012
Fluo. 60-69 6x0 T5 ★★★ ★★★ Standard. Cave, débarras…
T8 ★★★ ★★
T12 ★★★
70-79 7x0 T5 ★★ ★★★ ★★★
T8 ★★★ ★★
T12 ★★★
80-89 827, 8x0… T5 ★★★ ★★★ ★★★ Trois bandes. Vie courante.
T8 ★★★ ★★
T12 ★★★
90-100 9x0 T5 ★★★★ ★★★ ★★ Cinq bandes. Bricolage, dessin, couture…
T8 ★★★
T12 ★★★
98 ??? T5 ★★★★ ★★★ ★★ Musée
??? T8 ★★★
??? T12 ★★★
LED 90-100 9x0 ★★★ ★★★
80-89 827, 8x0… ★★ ★★ ★★★★
70-79 7x0 ★★
60-69 6x0 ★★
Signification des codes de lumière
Code IRC Température (K) Notes
827 82-85 2 700 Blanc incandescent
830 3 000 Blanc chaud
835 3 500 Blanc
840 4 000 Blanc froid
865 6 500 Lumière du jour
930 92-98 3 000 Blanc chaud
940 4 000 Blanc froid
950 5 300 Lumière du jour
965 6 500

Sources

flattr this!

Éclairage économe : LED ou fluocompactes ?

Trois facteurs sont à prendre en compte :

  • L’efficacité lumineuse, exprimée en lumen/watt
  • La température de couleur, exprimée en kelvin
  • L’indice de rendu de couleur (IRC), exprimé en pourcentage

Dans mon cas, je cherche à éclairer ma studette (terme politiquement correct pour chambre de bonne). Pièce unique, multiusage. Comme je suis coincé entre quatre murs, j’ai un éclairage naturel très faible et donc la lampe est allumée au moins dix heures par jour. Par conséquent, l’économie d’énergie et le confort visuel sont primordiaux.

Les LED ont la meilleure efficacité lumineuse (dix fois plus efficace qu’une incandescente). Mais leur IRC est insuffisant pour une utilisation dans une pièce de lecture[1]. Enfin, les LED blanches ont tendance à avoir une température de couleur trop élevée, qui donne une impression glaciale (les températures physiques et psychologiques sont opposées : rouge est psychologiquement chaud, mais physiquement froid).

Par contraste, les fluocompactes sont moins efficaces que les LED, mais elles compensent par de biens meilleurs IRC et une plage de température de couleur plus vaste. Pour une pièce à usage intensif et généraliste, on peut ainsi trouver des fluocompactes à 2900 K (reposantes, peut-être trop) ou des 7400 K (blanc très cru et agressif, qui agrandit la pièce). De plus, certaines fluocompactes sont dites purifiantes, puisqu’elles assainissent l’atmosphère par un procédé de photocatalyse du titane. L’efficacité reste à prouver, mais je peux déjà vous assurer qu’elles émettent un léger bourdonnement continu (audible à 20 centimètres dans un environnement peu bruyant).

Actuellement, j’alterne entre un 4 300 K et une 6 400 K, aucune ne me donnant pleinement satisfaction. J’envisageai de passer à un éclairage décentralisé, avec plusieurs sources lumineuses en LED (car les LED, même agglomérées en grappe, restent moins puissantes qu’une seule fluocompacte), mais après ce que j’ai lu sur leur faible IRC, je me tâte. Il paraît que l’éclairage décentralisé est plus confortable[2], de même que l’éclairage indirect[3], mais, outre le choix entre rendu des couleurs et consommation électrique, l’éclairage décentralisé nécessite une réflexion d’aménagement (où placer et combien de sources) ainsi que l’achat de lampes et fils électriques – ce qui, en plus de coûter, encombre une pièce déjà petite et surchargée. De plus, les LED, malgré de grands progrès (120°), restent très directionnelles ; elles doivent donc encore être considérées uniquement pour des spots ou des plafonniers, pas pour des lampes de chevet ou des liseuses.

Enfin, jetez un œil sur la base de calcul de lumière, qui donne des conseils concrets sur l’illumination nécessaire.

Alors, fluo ou LED, centralisé ou décentralisé ?


  1. En général, dans les lieux d’habitation, il est préférable de ne pas utiliser de lampes à IRC inférieur à 85.
  2. Je peux alterner entre un plafonnier LED en 3 500 K ou 4 300 K la plupart du temps, un spot en 2 700 K en appoint ou pour regarder la télé et quelques LED multicolores si je veux faire une soirée (e)n s’assurant qu’elles soient désynchronisées et que les diodes rouges soient allumées plus souvent que les autres).
  3. Pour animer agréablement chaque pièce, il est plutôt conseillé de privilégier les lumières indirectes, soit en faisant réfléchir les flux sur les murs, soit en jouant avec les abat-jour. Pour produire cet effet doux et diffus, rien de tel que les corniches lumineuses, lovées dans un plafond. Dotées de dispositifs électroniques, elles permettent de moduler l’intensité selon les besoins grâce à un bouton-poussoir ou rotatif.

flattr this!