Comparatif auto-train-avion (écologie et économie)

Un petit des­sin vaut mieux qu’un long discours.Comparaison coût et pollution avion train auto

Si seule­ment les trains étaient plus rapides… Car il y a un cri­tère qui n’est pas pris en compte ici, c’est le temps.

Ville-aéroport A/R plus attente avant embar­que­ment A/R, ça donne au moins 2 heures (deux fois 30 minutes de tra­jet, deux fois 30 minutes d’attente) et plu­tôt 3h (il vaut mieux avoir de la marge sur la durée de tran­sit ville-aéroport). Si vous avez des bagages, pré­voyez au moins 30 minutes de plus. Ainsi, vous avez avec l’avion un « fixe » entre 2 et 3h30. Paris-Toulouse, de tar­mac à tamac, c’est 1h30. Donc, de porte à porte, c’est au pire 5 heures.

En train, c’est 7 (sept) heures. Si, si, vrai­ment. Même avec tous les « faux frais » d’aéroport, sur ce tra­jet bien pré­cis, le train reste beau­coup plus long. Mais je pense que c’est le seul (excep­tés la Corse et l’Outre-Mer et peut-être des tra­jets du type Strasbourg-Bordeaux).

Dans les autres cas, vu que c’est plus cher et plus pol­luant, je suis favo­rable à la sup­pres­sion des vols inté­rieurs en France.

Le transhumanisme, un bouc-émissaire de plus pour la déresponsabilisation ?

Trou­ver un bouc-émissaire ou « cachez cette res­pon­sa­bi­lité que je ne sau­rai voir »

Je dis tou­jours que le feu sert à cuire les ali­ments comme à brû­ler les hommes. Quoi que je puisse pen­ser de la NRA, je dois leur por­ter cré­dit de leur slo­gan Guns don’t kill people ; people kill people (qui est aussi un excellent moment de nos­tal­gie, mais je digresse).

On cherche tou­jours un bouc-émissaire, pour ne pas se regar­der dans le miroir. Ce n’est pas moi qui ai échoué à rendre le tueur de Tou­louse heu­reux (Sté­phane Bour­goin, cri­mi­no­logue, sup­pu­tait que le tueur de Tou­louse est une per­sonne qui n’a rien réussi dans sa vie et qui en veut à la société). Non, c’est un autre. L’islamiste, l’ultra-droite, les armes. Si le trans­hu­ma­nisme était plus à la mode, ce serait lui. Tout, du moment que ce n’est pas ma faute.

Il y a un vrai pro­blème de res­pon­sa­bi­li­sa­tion. Pro­blème qui s’auto-alimente, puisque le sys­tème encou­rage à rejet­ter la faute sur le sys­tème, y com­pris la faute de cette déres­pon­sa­bi­li­sa­tion ! Je vous invite à médi­ter sur ces mots de Jean Bau­drillard dans un entre­tien au Nou­vel Obser­va­teur :

Le sys­tème pro­duit une néga­ti­vité en trompe-l’œil, qui est inté­grée aux pro­duits du spec­tacle comme l’obsolescence est incluse dans les objets indus­triels. C’est du reste la façon la plus effi­cace de ver­rouiller toute alter­na­tive véri­table. Il n’y a plus de point oméga exté­rieur sur lequel s’appuyer pour pen­ser ce monde, plus de fonc­tion anta­go­niste, il n’y a plus qu’une adhé­sion fascinée.

Soyons clairs : le trans­hu­ma­nisme ne réduira pas en lui-même la cri­mi­na­lité (ni ne l’augmentera, même si de nou­velles varia­tions sur un thème émer­ge­ront for­cé­ment). Ne sur­tout pas lais­ser cette idée se répandre. Cepen­dant, la ten­ta­tion sera grande de l’utiliser comme bouc-émissaire. Voici les argu­ments auquel il faut s’attendre :

  • Trans­hu­ma­nisme = tech­no­lo­gie. Tech­no­lo­gie = chô­mage. Chô­mage = Pré­ca­rité. Pré­ca­rité = détresse. Détresse = vio­lence. Donc, trans­hu­ma­nisme = violence
  • Cyber­punk des années 80 (par oppo­si­tion au post­cy­ber­punk contem­po­rain bien moins média­tisé), très noir. Lié au No future des punks, lui-même lié à l’angst des jeunes et non à une réa­lité vécue. Mais bien plus ven­deur, malheureusement.

Stra­té­gie des petits pas

Je ren­vois tou­jours à Mar­vin Minsky, Laisserons-nous la Terre à des robots ? :

As a spe­cies we seem to have rea­ched a pla­teau in our intel­lec­tual deve­lop­ment. There’s no sign that we’re get­ting smar­ter. Was Albert Ein­stein a bet­ter scien­tist than New­ton or Archi­medes? Has any play­wright in recent years top­ped Sha­kes­peare or Euri­pides? We have lear­ned a lot in two thou­sand years, yet much ancient wis­dom still seems sound–which makes me sus­pect that we haven’t been making much pro­gress. We still don’t know how to deal with conflicts bet­ween indi­vi­dual goals and glo­bal inter­ests. We are so bad at making impor­tant deci­sions that, whe­ne­ver we can, we leave to chance what we are unsure about.

Là est le véri­table enjeu socié­tal. Mais ce n’est pas ven­deur, alors il faut com­men­cer par pro­mou­voir la bio­mé­cha­tro­nique, afin de vendre l’idée d’implanter de la tech­no­lo­gie dans le corps (ce qui a de très grands inté­rêts intrin­sèques ; ce n’est juste pas le plus grand de tous les inté­rêts). Après quoi en implan­ter dans le cer­veau sera plus facile à accep­ter, puis modi­fier le cer­veau pour une plus grande sagesse.

Au fil de mes inter­ven­tions, c’est de plus en plus ce que je déve­lop­pe­rai : le trans­hu­ma­nisme comme apport social et, en paral­lèle, la néces­site de ne pas lais­ser à la tech­no­lo­gie un tra­vail que nous devons faire nous-mêmes. Je ne veux pas croire qu’en sti­mu­lant les centres neu­ro­lo­giques du bon­heur, nous gagne­rons en sagesse.

Sinon, les héroï­no­manes seraient tous des moines zen.

Le Mot et la chose, pour parler de la chose sans en prononcer le mot

Ou com­ment par­ler de c… en rui­nant son SEO. Les ordi­na­teurs ont encore des pro­grès à faire !

Le Mot et la Chose
Abbé de L’Attaignant, XVIIIe siècle — lisez sa bio­gra­phie suc­cincte, un régal !

Madame quel est votre mot
Et sur le mot et sur la chose
On vous a dit sou­vent le mot
On vous a fait sou­vent la chose

Ainsi de la chose et du mot
Vous pou­vez dire quelque chose
Et je gage­rais que le mot
Vous plaît beau­coup moins que la chose

Pour moi voici quel est mon mot
Et sur le mot et sur la chose
J’avouerai que j’aime le mot
J’avouerai que j’aime la chose

Mais c’est la chose avec le mot
Mais c’est le mot avec la chose
Autre­ment la chose et le mot
A mes yeux seraient peu de chose

Je crois même en faveur du mot
Pou­voir ajou­ter quelque chose
Une chose qui donne au mot
Tout l’avantage sur la chose

C’est qu’on peut dire encore le mot
Alors qu’on ne fait plus la chose
Et pour peu que vaille le mot
Mon Dieu c’est tou­jours quelque chose

De là je conclus que le mot
Doit être mis avant la chose
Qu’il ne faut ajou­ter au mot
Qu’autant que l’on peut quelque chose

Et que pour le jour où le mot
Vien­dra seul hélas sans la chose
Il faut se réser­ver le mot
Pour se conso­ler de la chose

Pour vous je crois qu’avec le mot
Vous voyez tou­jours autre chose
Vous dites si gaie­ment le mot
Vous méri­tez si bien la chose

Que pour vous la chose et le mot
Doivent être la même chose
Et vous n’avez pas dit le mot
Qu’on est déjà prêt à la chose

Mais quand je vous dis que le mot
Doit être mis avant la chose
Vous devez me croire à ce mot
Bien peu connais­seur en la chose

Et bien voici mon der­nier mot
Et sur le mot et sur la chose
Madame passez-moi le mot
Et je vous pas­se­rai la chose

« Les quatres notes les plus célèbres de l’histoire de la musique »

Voilà à coup sûr les quatre notes les plus célèbres de l’histoire de la musique.

– Pierre Charvet

L’auteur lui-même me donna la clé de ses idées, en trai­tant un jour à fond la ques­tion : Ainsi le des­tin frappe à la porte [So pocht das Schick­sal an die Pforte] dit-il, en se réfé­rant aux pre­mières notes de l′Allegro. »

Anton Schind­ler

Le motif par lequel débute le pre­mier mou­ve­ment (Alle­gro con brio) est l’un des plus célèbres de la musique occi­den­tale. Presque rien en fait : trois sols et un mi bémol, trois brèves et une longue, une des figures les plus simples qui soient et les plus cou­rantes de notre inven­taire rythmique.

– Wiki­pe­dia, Sym­pho­nie nº 5 de Bee­tho­ven — Struc­ture et analyse

Bug: Google Apps, groups and @googlemail.com

It is not pos­sible to add a @googlemail.com address in a Google Group in Google Apps. Wor­ka­round: replace @googlemail.com with @gmail.com.

When inves­ti­ga­ting this case, I dis­co­ve­red that Google checks if a given @googlemail.com address actually exists. I guess, the same goes with a gmail address, but given the sheer amount of gmail account, this is uch har­der to find a non-existing gmail address to confirm this behaviour.

Comment garder le contrôle de ses données chez Google

Beau­coup de gens ont peur de Google, qui a des tas de don­nées sur vous sans qu’on sache les­quelle. De plus, nous sommes dépen­dant de Google — qu’arrivera-t-il si un bon jour, nos mails, nos docu­ments, nos mes­sages disparaissent ?

Je ne m’inquiète pas pour la tech­nique : les contraintes en terme de puis­sance de feu, de sécu­rité et de sto­ckage de Google sont telles qu’ils donnent des leçons à des ténors de ces mar­chés (vous connais­sez beau­coup d’entreprises qui créent leur propre sys­tème de fichier ? Et le Big Data, dont on parle beau­coup pour le moment, à la base, c’est Google).

En revanche, je m’inquiète pour la poli­tique : et si un jour on veut par­tir ? Et si un jour Google décide de gar­der nos données ?

C’est une vraie ques­tion et Google a l’intelligence de ne pas prendre les uti­li­sa­teurs pour des imbé­ciles et de com­prendre qu’ils veulent des garan­ties. Il sait très bien qu’il s’est bâti sur la confiance d’une com­mu­nauté exi­geante et pres­crip­trice (les geeks) envers lui.

Donc, Google à la réponse :

  • Tout ce que Google sait de vous en terme d’informations sai­sies (par oppo­si­tion aux habi­tudes de navi­ga­tion) : Google Dash­board. Il est même pos­sible de trans­fé­rer des don­nées d’un compte à un autre (pour ceux qui uti­lisent du mul­ti­compte), même si pour le moment, c’est du trans­fert, pas de la syn­chro­ni­sa­tion, et qu’il n’est pas prévu d’avoir plus de deux comptes (moi, j’en ai quatre).
  • Backup glo­bal : pas encore glo­bal, mais ils ont le mérite d’ajouter d’enrichir le nombre de ser­vices en backup régu­liè­re­ment : Google Takeout. Il y a même un blog dédié.

Et si vous vou­lez aussi cher­cher sur Google sans lui livrer d’informations sur vous-même : start­page (dont je parle aussi).

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : C’est même ce qui rend l’époque assez irres­pi­rable. Le sys­tème pro­duit une néga­ti­vité en trompe-l’œil, qui est inté­grée aux pro­duits du spec­tacle comme l’obsolescence est incluse dans les objets indus­triels. C’est du reste la façon la plus effi­cace de ver­rouiller toute alter­na­tive véri­table. — Jean Baudrillard.