Apparence et sémantique : l’être et le paraître

[…]

À part quelques socié­tés, qui ont besoin pour des appli­ca­tions spé­ci­fiques de struc­tu­rer leur texte, per­sonne ne struc­ture son texte de manière logique[1]. Toutes per­sonnes créant un docu­ment orga­nisent et struc­turent son texte par une image sty­lis­tique. Je vais mettre du gras ici, je mets une police de tel corps et de tel style. C’est l’organisation visuelle de leur texte qui leur four­nit la struc­tu­ra­tion logique de leur texte.

Com­bien de per­sonnes se sou­cient du mode plan de Micro­soft Word[2], et de ses feuilles de style asso­ciées. C’est dom­mage car cela rend énor­mé­ment de ser­vices. Mais c’est tel­le­ment facile, de struc­tu­rer son texte par le « paraître » plu­tôt que par « l’être, » que l’utilisateur va aller vers la plus grande faci­lité et c’est bien normal.

Pre­mier billet de Karl (décembre 2000) et déjà c’est superbe (j’utilisais le mode plan quand j’utilisais Word ; mode que je ne renie pas). Ça donne le ton pour les six années de Karl/La Grange.


  1. une note opti­miste : six ans plus tard, bien plus de gens (même si c’est très rela­tif) pensent et sur­tout écrivent avec la séman­tique en tête
  2. moi, oui (quand j’utilisais encore Word)
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