Louer un appartement : faites-le en juin

[pour louer un appar­te­ment], tâchez d’agir avant juin. Le prin­temps est en effet une période creuse, durant laquelle les pro­prié­taires sont plus souple.

Capi­tal, avril 2008, p. 123

Exploration minière de l’espace, année zéro

J’ai du mal à dire à quel point je suis enthou­siaste. Vrai­ment !

Et il y a quelques années

L’Œuf du dragon : féérique

La ren­contre uto­pique avec des extra-terrestres qui vivent un mil­lion de fois plus vite que nous. Tout sim­ple­ment superbe.

Dès les pre­mières pages, je l’ai mis au même niveau que Flat­land (dont j’ai déjà parlé) ou Le Prin­temps d’Helliconia (fic­tion que je recom­mande à tout étudiant en géo-histoire de l’environnement, comme je le fus)

L’Œuf du dra­gon, Robert For­ward, 1984

Le transhumanisme à Laval Virtual (3) — David Latapie

Ça y est, après Aubrey de Grey et avant James H. Moor, donc entre deux som­mi­tés inter­na­tio­nales, c’est le grand moment. C’est à mon tour.

Je com­mence à bafouiller un merci.

iPad à ma gauche (pour les notes), ordi­na­teur à ma droite (pour la pré­sen­ta­tion), je me lance.

Je me pré­sente, ainsi que l’association. J’essaie de m’en tenir au texte col­lec­tif, d’expliquer les spé­ci­fi­ci­tés du trans­hu­ma­nisme en France. Je dis que les impacts sont légions et qu’en fait, il y en a tel­le­ment qu’il ne faut plus par­ler de tech­no­lo­gie, mais de poli­tique. Je mets en avant les points suivants :

  • La pré­sence de plu­sieurs ten­dances dans le trans­hu­ma­nisme est la preuve que celui-ci est solide.
  • Le trans­hu­ma­nisme est pris très au sérieux par les cabi­nets de conseil, les­quels ne parlent pas à des doux rêveurs mais à des inves­tis­seurs. C’est là que je place bien sûr les dia­grammes de Gart­ner.
  • Les inter­ac­tions sont légions – en début de séance, j’ai dis­tri­bué à tout le monde des exem­plaires de ma carte heu­ris­tique, que je leur com­mente donc.
  • La sagesse humaine n’a pas pro­gressé de beau­coup, alors que la tech­no­lo­gie a explosé. Nous ne savons tou­jours par arbi­trer entre l’intérêt géné­ral et l’intérêt par­ti­cu­lier (Mar­vin Minsky, 1994, Laisserons-nous la Terre à des robots ?).
  • Le feu sert à cuire les ali­ments comme à brû­ler les hommes – ce n’est pas le feu qu’il faut blâ­mer en cas de mau­vais usage, mais l’homme qui est der­rière et qui, s’il n’avait pas eu de feu, aurait pris un fouet.
  • Ne nous leur­rons pas, il y a trop d’argent et trop d’espoirs en jeu ; bien des « anti » seront « pour » quand ils seront concer­nés au pre­mier chef, ainsi est fait l’homme. Le trans­hu­ma­nisme arri­vera, futur simple.
  • En revanche, on ne peut arrê­ter une rivière mais on peut la cana­li­ser. Les pou­voirs publics sont très conser­va­teurs et se réveille­ront trop tard. C’est donc à nous, AFT, de sen­si­bi­li­ser l’opinion publique pour per­mettre un trans­hu­ma­nisme choisi et non un trans­hu­ma­nisme subi.

Mal­gré mes écarts et mon stress, les avis furent una­nimes (et répé­tés) de la part d’Aubrey comme de James (et d’autres). Ouf, je pou­vais me rassoir.

À demain pour la pré­sen­ta­tion de James Moor !

Comment j’ai récupéré tous les mots de passe d’un autre avec Google Chrome

Avant tout, ce n’était pas volontaire.

  1. Se connec­ter à la machine d’une personne
  2. Sans créer une nou­vel uti­li­sa­teur, deman­der à syn­chro­ni­ser Chrome sur cette machine avec mon compte à moi.
  3. Attendre un peu, puis cou­per la synchronisation.

Et voilà. Sans le vou­loir, j’ai récu­péré tous les mots de passe de la per­sonne (puisqu’elle les avait enre­gis­tré. Grâce à l’autocomplétion, je n’ai même pas à faire quoi que ce soit. Je me connectes direc­te­ment sur son compte Free.

Je ne blâme pas Google. Accès phy­sique, ses­sion ouverte, mono-session. Mais c’est mal­heu­reu­se­ment un cas très cou­rant et je ne vois guère que de la bio­mé­trie trans­pa­rente pour éviter ça.

 

Le transhumanisme à Laval Virtual (2) — Aubrey de Grey

Après mon arri­vée à Laval, voici main­te­nant le pre­mier Key­note spea­ker : Aubrey de Grey, auto­rité mon­dial du vieillissement.

Aubrey explique le fonc­tion­ne­ment du corps et les concepts de pro­blèmes et patho­lo­gies. Ensuite, il pré­sente les deux approches tra­di­tion­nelles de lutte contre le vieillis­se­ment : la géria­trie, qui lutte contre les patho­lo­gies du vieillis­se­ment et est d’une effi­ca­cité très dis­cu­table car arri­vant trop tard dans la vie, et la géron­to­lo­gie, qui s’attache à une approche plus pré­ven­tive, mais se heurte à l’inima­gi­nable com­plexité du méta­bo­lisme humain. Il pro­pose ainsi une troi­sième voie, médiane, qui consiste à non pas pré­ve­nir les pro­blèmes, mais à les gué­rir avant qu’ils deviennent des pathologies.

Selon Aubrey, nous ne pour­rons régler tous les pro­blèmes à un moment donné, mais ils le seront suf­fi­sam­ment pour « gagner du temps », pour remettre les pen­dules bio­lo­giques trente ans plus tôt. Puis le corps « vieux-neuf » vivra sa vie, rede­vien­dra, après une tren­taine d’années, un corps « vieux-vieux ».

Mais, et c’est là un des deux points cen­traux du rai­son­ne­ment d’Aubrey (j’explique le second plus bas), entre-temps, la science aura pro­gressé ! Et la majo­rité des pro­blèmes qui étaient incu­rables trente ans plus tôt seront désor­mais gué­ris­sables. Il en res­tera cepen­dant quelques-un qui ne pour­ront tou­jours pas être gué­ris (dont cer­tains nou­veaux, pas même soup­çon­nés trente ans plus tôt). Cepen­dant, comme l’horloge bio­lo­gique du « vieux-vieux » aura de nou­veau été mise sur « vieux-jeune », de pré­cieuses années auront été gagnées… Et le cycle recommence.

Ceci, ce n’est pas pour après-demain. C’est pour demain matin. Aubrey estime que toute per­sonne qui a aujourd’hui moins de 70 ans pourra béné­fi­cier de ces avan­cées de la méde­cine (au moins en théo­rie – la ques­tion du coût reste entière, même si Aubrey à des choses à dire à ce sujet, j’y reviens plus bas). À l’instar d’une fusée qui doit aller suf­fi­sam­ment vite pour s’arracher à l’atmosphère de la Terre doit atteindre la vitesse d’échappement (escape velo­city), il « suf­fit », pour deve­nir immor­tel, que la méde­cine pro­gresse suf­fi­sam­ment vite pour atteindre ce ratio de 1:1 entre les années écou­lées et les années gagnées. Il appelle cette vitesse la vitesse d’échappement de la lon­gé­vitéLon­ge­vity Escape Velo­city ou LEV.

Donc, si 1) la méde­cine atteint (et conserve) l’LEV et que 2) vous avez moins de 70 ans aujourd’hui, l’immortalité vous attends ! Per­son­nel­le­ment, j’ajouterai : 3) que vous avez un por­te­feuille bien garni.

Jus­te­ment, l’argent. Ceci nous amène au second point fon­da­men­tal de l’allocution d’Aubrey (le pre­mier étant le « yo-yo » et l’ELV). Aubrey ne s’intéresse pas à l’augmentation de la durée de vie, et encore moins à l’immortalité. Il s’intéresse à la bonne santé. La pro­lon­ga­tion de la vie est juste une consé­quence de la bonne santé.
Ce point est mal com­pris par les jour­na­listes (et je pense la majo­rité des trans­hu­ma­nistes, moi y com­pris) et il a deux impor­tantes conséquences :

  • D’une part, il est bien plus facile poli­ti­que­ment par­lant de vendre la bonne santé que l’immortalité. La bonne santé fait consensus.
  • D’autre part, des indi­vi­dus en bonne santé coûtent moins cher à l’État. Ainsi, l’argument que les vieux coûtent cher ne tient pas.

Ainsi, la vision d’Aubrey est une stra­té­gie gagnant-gagnant. J’ajouterai qu’il sub­siste un pro­blème, celui de la sclé­rose des esprits ; j’en repar­le­rai plus tard, lorsque j’aborderai ma longue dis­cus­sion avec John Moor.

À bien­tôt pour mon allocution !

Le transhumanisme à Laval Virtual (1)

Après la confé­rence ENS, que j’ai com­menté de manière assez vague, je vais vous faire un résumé du sym­po­sium de deux jours consa­cré au trans­hu­ma­nisme dans le cadre de Laval Vir­tual 2012, le plus grand salon mon­dial de la réa­lité vir­tuelle. J’y étais en tant que repré­sen­tant de l’asso­cia­tion fran­çaise trans­hu­ma­niste : Tech­no­prog ! Et, bien sûr, j’ai fait une allo­cu­tion. Conti­nue rea­ding

iPhone 6 to use Nokia’s electrotactile technology

Exclu­sive from Laval Vir­tual 2012: iPhone 6 will use Nokia’s elec­tro­tac­tile tech­no­logy! Really impres­sive and you know how much I am demanding.

No, I am not tal­king of iPhone 5. I al tal­king id iPhone 6.

No lon­ger will you have to get eye contact with your phone (put­ting the smart­phone out of the pocket,  wat­ching the screen to find the « hang on » but­ton,  actually press it). Now you can do this n a second like in regu­lar phone.

This goes much far­ther since Blue­tooth head­set or car equip­ments would both bene­fit from this « seeing with fin­ger” para­digm. And believe me, this is a big usa­bi­lity improvement!