Date dans le futur avec weekends dans Excel

Vous vou­lez qu’Excel vous annonce si une dead­line à été dépas­sée. Par exemple, pour de la ges­tion de pro­jet, du suivi…

Pro­blème

Je veux que ce tra­vail soit ter­miné d’ici 10 jours.

Oui, mais 10 jours ouvrés, c’est-à-dire sans prendre en compte les samedi et dimanches (et jours fériés). Et disons qu’il y a deux jours fériés (qui tombent des jour ouvrés, sinon on s’en fiche).

Solu­tion

  1. Cel­lule A1 : 01/01/2012
  2. Cel­lule A2 :
    • =SI(A1<AUJOURDHUI();"Retard";SERIE.JOUR.OUVRE(A1;10;2))
    • Mise en forme condi­tion­nelle sur : si la cel­lule contient Retard, affi­cher un fond rouge

Expli­ca­tion

La fonc­tion SI résoud une ques­tion logique. Ici, il s’agit de véri­fier si la date du jour (AUJOURDHUI()) est supé­rieur à la date ren­trée dans la cel­lule A1 (dit autre­ment : si A1 est du passé, du pré­sent ou du futur). Si A1 est bien du passé, alors Excel affiche Retard. Sinon (si c’est du pré­sent ou du futur), alors il affiche la date de livraison.

Pour affi­cher la date de livrai­son, nous uti­li­sons la fonc­tion SERIE.JOUR.OUVRE. Cette fonc­tion est capable de sau­ter les week-ends et les jours fériés. Elle accepte trois variables : la date de départ, le nombre de jours à incré­men­ter (ici, 10 jours) et le nombre de jours fériés (ici, 2 jours).

Pour le fond rouge, allez (dans Excel 2010) sur l’onglet Accueil, groupe Style, bou­ton Mise en forme conditionnelle, menu Gérer les règles. Puis dans la nou­velle fenêtre, choi­sis­sez Nouvelle règle, puis Appliquer une mise en forme uniquement aux cellules qui contiennent, Texte spécifique contenant Retard.


Je suis friand de vos retours, alors n’hésitez pas !

Pourquoi je suis malheureux en amour

Révé­la­tion : je viens de com­prendre pour­quoi j’ai tou­jours été mal­heu­reux en amour.

Parce que je le voulais.

Avant, je m’en dou­tais mais depuis cinq minutes (vingt au moment où ce texte sera publié), je le sais.

Pour­quoi est-ce que je vou­lais être mal­heu­reux en amour ? Parce que toute ma vie, j’ai été incom­pris. Par les autres et sur­tout par moi-même. Ce n’est pas du pleur­ni­chage, c’est un fait : je suis un sur­doué non diag­nos­ti­qué et la lec­ture de Trop intel­li­gent pour être heu­reux, que j’ai com­mencé avant-hier, ne fait que confir­mer ce que tous ceux qui ont cotoyé des sur­doués me disent : j’en suis bien un.

Le sur­doué non diag­nos­ti­qué est habi­tué à tou­jours être à part et rejeté. Lors, l’amour, la com­pli­cité lui sont étran­gère et, par là-même, il est mal à l’aise. Ma seconde copine, qui avait beau­coup souf­fert mais dans d’autres contextes, me disait qu’elle pré­fè­rait les insultes aux flat­te­ries, parce que les insultes, au moins, elle avait l’habitude.

J’ai tel­le­ment été habi­tué au rejet que, pour être à l’aise, je me « devais » de reje­ter l’amour. Ce que je fis avec cha­cune de mes copines. C’était incons­cient, bien sûr. Ce n’est que main­te­nant que je com­mence enfin à com­prendre qui je suis que, je crois et j’espère, je peux envi­sa­ger une véri­table rela­tion amoureuse.

Il reste à trou­ver la bonne per­sonne.. Mais ça, j’ai envie de dire, en regard du reste, c’est la par­tie facile…

La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Le seul point com­mun de toutes vos mau­vaises rela­tions, c’est vous.

Boomerang for Gmail: disappointing

Boo­me­rang is sup­po­sed to make up for a lack of mail sche­du­ling in Gmail. Good idea, but sadly too much flaws to make it a viable option.

  • You must resort to the English inter­face (I tried with English (US); I did not try English (UK)); at least with French, the « Send Later » but­ton won’t appear.
  • You must allow pop-ups for authentification!
  • You must allow IMAP access; if you acti­va­ted the Advan­ced IMAP control lab, you must also allow Drafts to be visible in IMAP — does it mean that Boo­me­rang has access to my mail?
  • The Hour must be ente­red manually, because the bulit-in calen­dar doesn’t allow selec­ting hours.

Extra condi­tions:

  • Sche­du­led mails do not appear in Drafts, but in a <q>Boomerang-Outbox</q> label (or in a new but­ton in the toolbar!
  • It seems that Boo­me­rang for Gmail can’t be deployed in Google Apps; it must be manually ins­tal­led in any Chrome browser :/
  • Worst of all, the free ver­sion only allows for 10 mes­sages to be scheduled.

It’s a shame, espe­cially consi­de­ring an ear­lier ver­sion was much better.

Louis de Cazenave, l’avant-dernier poilu français

Après l’Armistice, [Louis de Caze­nave] devient che­mi­not et paci­fiste, s’abonne à La Patrie humaine, un jour­nal liber­taire. Il épouse une pos­tière, a trois enfants qu’il gronde chaque fois qu’ils disent les Boches au lieu des Allemands.

Louis de Caze­nave, l’avant-dernier poilu français

Il y a 4 ans jour pour jour, Louis de Caze­nave retrou­vait ses copains de tran­chées. Il nous lègue cette superbe leçon d’humanisme.


La cita­tion à-peu-près-dans-le-sujet du jour : Si j’étais né en 17 à Lei­dens­tadt […], aurais-je été meilleur ou pire que ces gens, si j’avais été Allemand ?

La SAS SCIC pour promouvoir l’esprit d’entreprise en France

Le sta­tut juri­dique de la SAS aide les por­teurs de pro­jet à dépas­ser la peur de la créa­tion d’entreprises. L’option SCIC, elle per­met de faci­li­ter le pas­sage de l’association à l’entreprise. Mais les deux sont incom­pa­tibles, ce qui est un frein à la l’esprit d’entreprise. Auto­ri­ser l’option SCIC pour des SAS et SASU serait un moyen simple et effi­cace de boos­ter l’économie. Conti­nue rea­ding

Pourquoi le slogan « qui déswappe » ?

Il y a plus de 5 ans (5 ans !), le 14 sep­tembre 2007 à 20:08 plus exac­te­ment, un cer­tain Ber­trand m’a posé la ques­tion suivante :

J’aurais sim­ple­ment voulu savoir ce que tu enten­dais par dés­wap­per ?

Ceci est ma réponse (je lui ai aussi envoyé un mail à son adresse).


Bon­jour,

Je peux mettre du temps, beau­coup de temps, mais je réponds tou­jours à mes mails.

Qu’est-ce que veut dire dés­wap­per ? C’est un terme infor­ma­tique qui désigne un ordi­na­teur qui écrit le contenu de sa mémoire vive sur le disque dur. Quand ça arrive, on entend beau­coup de crr-crr-crr, comme la tête de lec­ture du disque dur tra­vaille. Par voie de consé­quence (un disque dur étant très lent par rap­port à de la mémoire vide), l’ordinateur devient aussi très lent à ce moment. Mais, et c’est peut-être le plus impor­tant, un infor­ma­ti­cien qui entend un crr-crr-crr conti­nue sait, par anti­ci­pa­tion, qu’une fois que ce sera ter­miné, ça ira beau­coup plus vite.

Ima­gi­nez que l’ordinateur « range sa chambre ». Ca prend du temps, mais une fois que c’est fait, qu’est-ce qu’on est mieux !

Donc voilà : je suis un gar­çon qui range sa chambre men­tale, qui met de l’ordre dans ses affaires, ce blog étant sa psychothérapie.

En espé­rant, avec 5 ans de retard, avoir répondu à votre mail :)

David Lata­pie

P.-S. : vous étiez mon plus vieux mail non lu :)

Chronologie de la construction européenne

Frise chronologique de la construction européenne

Source : Wiki­pe­dia — Wiki­pe­dia — Com­mu­nauté euro­péenne de l’énergie atomique

J’aurai bien mis ce synop­tique sur Google+, mais comme ce n’est pas une image à la base, il d’abord fallu que je le conver­tisse en image. Je n’ai pas converti l’image en ima­ge­map, donc les liens et abré­via­tions ne fonc­tionnent pas. Si vous vou­lez en savoir plus, sui­vez le lien ci-dessus.

Heureusement, il y a Dropbox

Je me rends à l’hôpital pour régler une fac­ture. Fina­le­ment, ce n’est pas moi qui leur doit de l’argent, c’est eux qui m’en doivent.

Seule­ment, pour me le don­ner, il leur faut mon RIB et ma quit­tance. Que bien sûr je n’ai pas avec moi.

Heu­reu­se­ment, il y a Dropbox.

Voyez-vous, quand je reçois un docu­ment admi­nis­tra­tif, je le scanne et le dépose sur Dropbox.

Donc, je demande à l’employée son e-mail. Je dégaine mon smart­phone, je vais sur Drop­box, je crée un lien de par­tage que je colle dans le mail que j’envois ; je fait de même pour le RIB.

Quelques minutes plus tard, je voir reve­nir l’employée, toute admi­ra­tive de la tech­no­lo­gie moderne. Et moi, ca me confirme que le cloud, c’est bien !

Contre l’hypocrisie, pour un sport augmenté

À par­tir de cet article, je vais argu­men­ter sur la ques­tion du *sport augmenté*.

Le cas Oscar Pis­to­rius, un pas dans le transhumanisme

Pis­to­rius est-il un ath­lète comme les autres ou bénéficierait-il d’un avan­tage illé­gi­time par rap­port à ses concur­rents ? Autre­ment dit, la tech­nique et la méde­cine lui auraient-elle apporté, plus qu’une thé­ra­pie répa­ra­trice, une véri­table « aug­men­ta­tion humaine » ? Point de vue trans­hu­ma­niste sur le sport du XXIe siècle.

[…]

le siècle qui vient de s’ouvrir devrait être celui d’un élar­gis­se­ment de la notion d’humanité. Jusqu’à pré­sent, le sport, et notam­ment l’olympisme, défend une vision qu’on pour­rait dire « natu­ra­liste » de l’humain. Selon cette idée, l’humain, et le corps humain, pour­raient être défini pour tou­jours, sans modi­fi­ca­tions. Pour­tant, cette vision s’est sou­vent trou­vée en bute aux contra­dic­tions. A chaque fois, l’évidence est apparu avec plus de clarté : l’humain fait un avec ses outils, avec sa tech­nique, avec ses artifices.

Pre­nons des exemples : que s’est-il passé lorsque des foot­bal­leurs ont com­mencé à béné­fi­cier des pre­miers cram­pons Adi­das ? Que s’est-il passé lorsque sont appa­rues les pre­mières “pointes” de sprint, quelles contro­verses n’ont pas entraîné les com­bi­nai­sons des nageurs ou les perches des sau­teurs en hau­teur ? A chaque fois, les pre­miers ont pu béné­fi­cier d’un réel avan­tage, le temps que les auto­ri­tés spor­tives ne créent de nou­velles règles et que les concur­rents accèdent aux mêmes technologies.

Que se passe-t-il, ou se passerait-il, lorsque la tech­nique uti­li­sée est plus étroi­te­ment liée au corps de l’athlète ? Quand un gol­feur devient plus per­for­mant après une opé­ra­tion au Lazic ? Ou si un cou­reur de fond équipé d’un pace-maker ou d’un cœur arti­fi­ciel suite à un acci­dent car­diaque deve­nait plus endu­rant que ses adver­saires non transplantés ?


À mon sens, il fau­dra créer une troi­sième caté­go­rie pour les sports : après les « moins » (para­lym­piques) et les « nor­maux » (olym­piques), il faut intro­duire les « plus » (trans-olympiques ?)

Ceci sera-t-il la fin du sport ? Bien sûr que non — comme tout mème mul­ti­mil­lé­naire, il ne peut mou­rir comme ça. Regar­dez plu­tôt les For­mule 2 et For­mule 3 par rap­port à la For­mule 1 : ce sont des courses mono-chassis, où l’on élimine toute dif­fé­ren­cia­tion tech­no­lo­gique pour qu’il ne reste que le pilote pour faire la dif­fé­rence. Ça marche, il y a de la demande. Alors certes, les yeux sont rivés sur la For­mule 1, mais il reste de la place pour ceux qui veulent un défi « plus sportif ».

Demain, un spor­tif de haut niveau devra, à un moment de sa car­rière, faire un choix : res­ter « pur », se rete­nir dans ses ambi­tions car­rié­ristes et faire du sport pour la gloire et le plai­sir. Ou bien se faire aug­men­ter et appro­cher les cla­meurs de la plus grande foule (parce que ne nous leur­rons pas : ce sera le sport aug­menté qui géné­rera le plus gros chiffre d’affaire). C’est déjà ce que font les cyclistes et tous les sports où le dopage est la règle non-dite. Ces­sons cette hypo­cri­sie et admet­tons que nous ne ne pou­vons lut­ter contre une demande qui, rappelons-le, viens des spor­tifs eux-mêmes.

Pour ou contre le Père Noël ?

Alors qu’il va débar­quer dans toutes les che­mi­nées du monde le 24 au soir, le Père Noël est au centre de la polé­mique. Faut-il le rôtir vif dans sa che­mi­née ou le por­ter aux nues ?

Les Griefs de l’accusation

Il est d’abord néces­saire de rap­pe­ler que ce gros bon­homme barbu d’origine indé­ter­miné véhi­cule tous les pon­cifs de domi­na­tion occi­den­tale. Vêtu aux cou­leurs d’une mul­ti­na­tio­nale de sodas, il habi­te­rait, selon la légende, en Fin­lande et se bala­de­rait emmi­tou­flé pour l’hiver, alors que la moi­tié du globe passe Noël sous des cha­leurs cani­cu­laires. De plus, ce gigan­tesque exploi­teur dis­tri­bue aux enfants riches des jouets le plus sou­vent fabri­qués avec les petites mains des enfants pauvres. Immense pour­voyeur de la société de consom­ma­tion à outrance, il ruine les ménages modestes qui, pour satis­faire à la cupi­dité ins­til­lée très tôt dans le coeur de leurs propres enfants, dépensent des for­tunes pour les satisfaire.

On nous objec­tera qu’au moins, il roule propre. À voir. Qui a cal­culé le taux d’émission de méthane de ses rennes ? Sans comptes les acci­dents aériens dont il est peut-être la cause. Enfin, il est res­pon­sable d’une dés­in­for­ma­tion sans pré­cé­dent chez ces êtres faibles que sont les enfants, dont on exploite sans scru­pule la naïveté.

Plai­doi­rie de la défense

Le Père Noël, contrai­re­ment à ce qui vient d’être asséné sans mesure, trouve son ori­gine dans la nuit des temps : saint Nico­las ou lutin nor­dique, il est évident qu’il s’inscrit dans la une hono­rable tra­di­tion. Il ne joue pas sur la cruauté enfan­tine, au contraire, il confère un peu de mys­tère à ce monde fon­ciè­re­ment désen­chanté. Il n’y a pas de société sans rites et sans légendes, ne l’oublions pas. De plus, ce tra­vailleur acharné devrait être récom­pensé pour sa pro­duc­ti­vité sans pareille, qui lui per­met de des­ser­vi­ras des mil­liards de foyers en une seule nuit. Quant aux infâmes accu­sa­tions contre ses rennes, nous pré­fé­rons les oublier, par politesse.

Ver­dict

Le Père Noël n’est pas exempt de reproches et on ne sau­rait trop lui conseiller d’être un peu plus simple et écolo­gique. Néan­moins, dans l’attente d’un rem­pla­çant à la hau­teur, on lui per­met­tra de pour­suivre ses acti­vi­tés sans encombre, dès demain soir.


Source : Direct Soir du 23 décembre 2009.

Cepen­dant, on se demande bien com­ment il fera demain soir. En effet,si le Père Noël a existé, il est mort main­te­nant.